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Il faut accélérer l’entrée en vigueur de la Convention contre la violence à l’égard des femmes

Dans une résolution adoptée aujourd’hui, l’APCE a appelé les Etats membres qui ne l'ont pas encore fait, à signer la convention d’Istanbul et à procéder rapidement à sa ratification. En effet, cette convention – qui propose un outil exhaustif visant à prévenir la violence à l’égard des femmes, à protéger ses victimes et à juger les auteurs – ne pourra entrer en vigueur que si elle signée et ratifiée par un nombre suffisant d'Etats membres (dix états au minimum dont huit Etats membres). Se basant sur le rapport de José Mendes Bota (Portugal, PPE/DC), l’Assemblée a ainsi proposé aux Etats membres une série de mesures, pour promouvoir la convention et en faciliter la signature et la ratification.

Pour renforcer l’impact de la convention au-delà des Etats membres du Conseil de l’Europe, l’APCE a également encouragé l'ONU Femmes et l’UIP à assurer sa promotion. « Je me réjouis de la perspective d’un développement et d’une formalisation de la coopération entre l’ONU Femmes et le Conseil de l’Europe, qui renforcera l’efficacité de nos actions dans le domaine de l’égalité entre les hommes et les femmes et dans notre lutte commune contre toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes », a déclaré Jean-Claude Mignon à l’ouverture du débat au cours duquel Michelle Bachelet, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive de l’ONU Femmes est intervenue.

Les parlements devraient également presser leur gouvernement de signer et ratifier la convention, et mener des activités de sensibilisation auprès du grand public, des professionnels et des ONG.

L’APCE salue aussi la décision de la Commission sur l’égalité et la non-discrimination de désigner un(e) rapporteur(e) général(e) sur la violence à l’égard des femmes et est convaincue qu’une telle mesure pourrait contribuer à améliorer la visibilité et la pertinence des travaux de l’Assemblée dans ce domaine.