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Réfugiés et migrants dans les Balkans occidentaux : il faut une action commune et un partage des responsabilités

« L’Europe n’a jusqu’ici pas trouvé de solution européenne et durable à la crise migratoire dans les Balkans occidentaux. La confiance mutuelle a été ébranlée par des actions unilatérales ». De plus, l'Europe a « changé d'optique en renforçant les contrôles aux frontières » ; « l’argent semble être la seule réponse à tous les autres problèmes », a estimé aujourd’hui la Commission des migrations de l’APCE, réunie à Tbilissi.

En adoptant un projet de résolution basée sur le rapport de Tineke Strik (Pays-Bas, SOC), la commission a souligné « la nécessité de mener une action commune et de partager équitablement les responsabilités », dans le total respect des droits de l’homme des réfugiés et des migrants et des principes fondamentaux du droit international et européen.

Le texte adopté appelle « l’ex-République yougoslave de Macédoine », la Serbie, la Croatie et la Slovénie, ainsi que la Grèce et l’Autriche, à notamment veiller au respect du principe de non-refoulement à la frontière des demandeurs d’asile réclamant une protection internationale, à s’abstenir de mettre en œuvre des politiques sur une base discriminatoire liée à la nationalité et à veiller à ce que les forces de police et de sécurité contrôlent les frontières sans user de manière excessive de la force.

L’UE devrait pour sa part veiller à ce que les droits de l’homme des réfugiés et des migrants soient considérés comme prioritaires et à ce que tous les Etats membres mettent pleinement en œuvre le droit européen pertinent, en particulier le droit sur les conditions d’accueil, les procédures d’asile et les directives relatives aux procédures et aux conditions à remplir pour le statut de réfugié. Le système de Dublin devrait être reformé en vue d’un partage des responsabilités plus équitable.

En présentant son rapport à la commission, la rapporteure a signalé son intention de continuer à suivre la situation, notamment à la lumière du récent accord entre l'UE et la Turquie, afin de s'assurer que l'Assemblée soit informée des derniers développements lors du débat pendant sa partie de session d'avril.