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La protection des frontières est compatible avec le respect du droit humanitaire

Le droit et l’obligation de protéger les frontières nationales et extérieures de l’UE ne sont pas incompatibles avec l’engagement de faire respecter le droit humanitaire international, a déclaré l’Assemblée aujourd’hui. Malheureusement, de l’avis des parlementaires, « le dysfonctionnement des procédures de détermination du statut des migrants ne permet pas de distinguer rapidement les personnes ayant réellement besoin de protection internationale des migrants irréguliers ».

En adoptant une résolution fondée sur le rapport établit Liddell-Grainger (Royaume-Uni, CE), l’Assemblée a souligné « qu’il est capital de renforcer le cadre politique et juridique existant aux niveaux national et européen afin de garantir l’efficacité du système d’asile ». Elle a estimé que les Etats membres et les institutions de l’UE devaient étudier « les moyens de mieux repérer les personnes ayant besoin d’une protection internationale et d’organiser le traitement externe des demandes d’asile ».

Les parlementaires ont demandé aux Etats membres "d'engager un dialogue digne de ce nom" avec le HCR et d’autres acteurs internationaux sur l’interprétation des dispositions juridiques de la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés, dont les conditions de reconnaissance du Statut, ainsi que sur la question de la définition d’un «pays tiers sûr»;

La résolution souligne que les gouvernements doivent intensifier leurs efforts pour trouver une solution constructive concernant une répartition mieux négociée des responsabilités afin de mettre pleinement en œuvre les décisions de juillet 2015 du Conseil européen concernant la relocalisation et la réinstallation des réfugiés. Ils doivent aussi étudier les possibilités de développer les filières de migrations légales, notamment celles permettant d’augmenter la proportion de relocalisations et d’admissions pour des raisons humanitaires ainsi que le regroupement familial en vue de mettre un terme aux migrations irrégulières. Ils sont appelés enfin à réfléchir aux nouveaux défis à relever concernant les politiques d’intégration, dont les menaces pour la sécurité et la radicalisation des migrants.