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Journée contre la traite des êtres humains : 'Mieux protéger les victimes grâce à une action paneuropéenne concertée'

Vernon Coaker, (Royaume-Uni, SOC), rapporteur sur une action concertée de la lutte contre la traite des êtres humains de la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées de l'APCE, a fait la déclaration suivante :

« La Journée européenne contre la traite des êtres humains, le 18 octobre 2019, rappelle que notre continent est une plate-forme et une destination majeures pour la traite des êtres humains dans le monde, principalement des femmes.

Lors de sa session à Helsinki le 17 mai 2019, le Comité des Ministres a défini la lutte contre la traite des êtres humains et l'esclavage moderne comme une priorité du Conseil de l’Europe, face au nombre croissant de victimes de la traite des êtres humains, notamment sous forme de prostitution forcée et d'exploitation sexuelle, d’exploitation par le travail et de trafic d'organes.

Les migrants et les réfugiés arrivant de l’extérieur de l’Europe sont une cible privilégiée pour les trafiquants d'êtres humains, mais les personnes vulnérables d’Europe orientale sont également victimes de la traite. Les femmes constituent la grande majorité des victimes de la traite ; la situation a été comparée à la traite des esclaves historique, où les êtres humains étaient traités comme des biens par ceux qui avaient de l’argent, le pouvoir et la volonté d'exploiter - où une plus grande vulnérabilité était considérée comme synonyme d’infériorité et de subordination, justifiant les abus.

Face aux immenses souffrances humaines causées par la traite des êtres humains, il convient de promouvoir et de renforcer les instruments juridiques pertinents du Conseil de l’Europe, en particulier la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains (STCE n° 197), la Convention contre le trafic d’organes humains (STCE n° 216), la Convention pour la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (STCE n° 201), la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (STCE n° 210) et la Convention européenne des droits de l’homme (STE n
° 5).

L’adhésion de l'Union européenne à ces traités serait un pas important dans la bonne direction. En outre, une nouvelle action politique est nécessaire, qui doit cibler les victimes de la traite des êtres humains et mieux les protéger grâce à une action paneuropéenne concertée ».