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COVID-19 : ‘Il est essentiel d’améliorer la protection des lanceurs d’alerte pendant la crise du coronavirus, mais aussi après’, selon un rapporteur

« L’émergence des lanceurs d’alerte est un fait de société. Les périodes de crise montrent que nous avons besoin d’eux pour préserver nos droits fondamentaux comme la liberté d’expression et d’information mais aussi nous permettre de mieux anticiper ces situations pour mieux les gérer », a déclaré Sylvain Waserman (France, ADLE), rapporteur de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) sur l’amélioration de la protection des lanceurs d’alerte partout en Europe, en commentant une tribune des ONG concernant la situation et le rôle des lanceurs d’alerte durant la crise du coronavirus.

« Les lanceurs d’alerte peuvent également permettre d’éviter ou de corriger les dysfonctionnements des Etats durant la crise que nous connaissons actuellement. Ils constituent donc un rouage désormais essentiel pour nos démocraties, et leur protection est un marqueur démocratique », a-t-il ajouté.

Sylvain Waserman a fait 13 propositions dans le cadre de son rapport adopté le 1er octobre 2019 par l’APCE pour améliorer, dans la continuité des travaux du Conseil de l’Europe depuis 2010, la protection des lanceurs d’alerte, avec notamment l’enjeu de faire évoluer certaines législations afin de s'assurer que les lanceurs d’alerte et leurs proches soient protégés contre les représailles commises par des tiers et que la charge de la preuve pèse sur les personnes attaquant les lanceurs d’alerte.

Plus spécifiquement, il préconise de promouvoir la mise en place d'une autorité indépendante dans chaque pays membre du Conseil de l'Europe, qui aurait pour rôle d’assister les lanceurs d’alerte, d'assurer le lien avec les autorités judiciaires en tant qu’interlocuteur fiable, et qui serait tout particulièrement importante pendant cette période de crise.

« Je soutiens donc pleinement l’initiative de ces ONG avec cet enjeu de la poursuite des travaux pour une amélioration de la protection des lanceurs d’alerte pendant la crise mais aussi après celle-ci », a conclu M. Waserman.