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Défendre les droits de l’homme en temps de crise et de pandémie : le droit à l’égalité et à la non-discrimination

La Commission sur l’égalité et la non-discrimination de l’APCE a tenu un échange de vues le 5 juin 2020 sur "Le respect des droits humains en temps de crise et de pandémie : le droit à l’égalité et à la nondiscrimination". Cet échange faisait suite à la nomination de Petra Stienen (Pays-Bas, ADLE) comme rapporteure pour un rapport sur Les droits des femmes ne doivent pas disparaître avec la crise de COVID-19.

Comme l’ont souligné les membres au cours de l’échange de vues, le rapport de la commission devrait refléter toute l’étendue des questions couvertes par ses travaux et activités. Les membres ont souligné l’importance de rendre les informations vitales accessibles aux personnes handicapées et aux personnes appartenant à des minorités nationales. Ils ont également souligné la nécessité de donner accès aux services aux femmes victimes de violence et l’importance de concilier la vie professionnelle et familiale lorsque les écoles sont fermées et que l’éducation se fait sous forme d’enseignement à domicile.

Les membres ont souligné que les limitations de mouvement ont des répercussions sur les victimes de violence sexiste et de violence domestique, y compris les personnes LGBTI exposées à un risque accru de harcèlement par leur famille. Les droits sexuels, reproductifs et de santé sont également affectés.

Les femmes, qui étaient en première ligne de la pandémie dans les secteurs à haut risque allant des soins de santé au travail dans les magasins alimentaires, ont également été plus touchées par l’impact économique de la crise, par exemple dans les petites et moyennes entreprises où elles sont particulièrement représentées. La cyberdiscrimination et le harcèlement en ligne semblent également avoir augmenté pendant la crise.

La situation des personnes d’origine africaine et des migrants en général est particulièrement préoccupante, car ces personnes ont non seulement été stigmatisées et prises pour boucs émissaires, mais elles ont également été touchées de manière disproportionnée par COVID-19 en tant que maladie, en raison de la discrimination systémique et d’une situation sociale et économique difficile.

Cette crise est l’occasion de tirer des leçons et d’éviter de répéter les mêmes erreurs : la collecte fiable de données et d’informations sera cruciale à cette fin.

La commission discutera d’un rapport et d’un projet de résolution lors de sa prochaine réunion, le 24 juin 2020.