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Le changement climatique est « déjà bien présent en Europe et va s'aggraver »

Des parlementaires de l’APCE ont été informés cette semaine que le changement climatique causé par l’activité humaine était « déjà bien présent » en Europe, entraînant des vagues de chaleur extrêmes, des sécheresses, de fortes précipitations, des inondations et une élévation du niveau des mers, et qu'il devrait s’aggraver dans les décennies à venir.

S’exprimant lors d’une audition publique virtuelle sur le changement climatique et l’Etat de droit, organisée par la Commission des questions sociales de l’APCE, Robert Vautard, Directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace à l’Université de Versailles Saint-Quentin, a souligné que les températures moyennes en Europe devraient continuer à augmenter dans tous les scénarios jusqu’en 2050 environ.

« Seules des mesures d’atténuation fortes et immédiates en vue de la neutralité carbone [...] permettra aux températures de se stabiliser dans la seconde moitié du siècle », a averti M. Vautard, qui a coordonné un rapport clé pour le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies. La région méditerranéenne sera un « point chaud » particulier pour le changement climatique, a-t-il annoncé.

« Il n’y a pas de planète B - ce sera le plus grand défi depuis des générations, et nous devons tous le relever », a-t-il conclu.

Paweł Wargan, du Green New Deal pour l’Europe, a déclaré que son travail consistait à « dire la vérité au pouvoir » lorsqu’il s’agissait de lutter contre le changement climatique : « les gouvernements n’ayant pas pris de mesures, nous devons passer de la ‘réforme’ du système actuel à une approche beaucoup plus radicale de 'l’invention’, avec des actions industrielles perturbatrices et la convocation d’assemblées populaires souveraines pour donner aux citoyens une véritable capacité d’action sur leur vie ».

Edite Estrela (Portugal, SOC), rapporteure de l’APCE sur « La crise climatique et l’Etat de droit », a souligné que la crise était l’occasion pour le Conseil de l’Europe d’aider à changer les mentalités, ce qu’il fait depuis plus de 70 ans : « Nous devons essayer de faire en sorte que les plus faibles ne deviennent pas les premières victimes de la crise climatique, ou ne souffrent pas injustement des changements que nous devons opérer ».