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L’APCE demande instamment à l’UE de mettre fin à « l’impasse Maltaise », qui compromet la lutte contre les manipulations dans le sport

L’APCE demande instamment à l’Union européenne de sortir rapidement du « blocage institutionnel » imposé par Malte concernant la définition des « paris sportifs illégaux », qui empêche l’Union et ses Etats membres de ratifier une convention du Conseil de l’Europe visant à mettre fin à la manipulation du sport.

Approuvant à l’unanimité aujourd’hui une résolution basée sur un rapport de Roland Rino Büchel (Suisse, ADLE), la Commission permanente de l’Assemblée a déclaré qu’elle ne trouvait « aucune justification » à la position de Malte, qui conteste une définition de la convention affectant ses revenus de jeux d’argent, et l’a exhortée à cesser de chercher de nouvelles voies pour modifier la définition, une démarche qui « paralyserait » la Convention.

Seuls sept États membres du Conseil de l’Europe ont ratifié la Convention depuis son adoption il y a cinq ans, ce qui est juste suffisant pour qu’elle entre en vigueur, tandis que les 19 États qui l’ont signée - indiquant leur volonté de l’adopter en principe - ont retardé la ratification après avoir été « enlisés » dans le processus décisionnel de l’UE.

La convention prévoit des dispositions visant à interdire et à sanctionner les paris sportifs illégaux, à garantir que les services répressifs puissent travailler à l’échelle transnationale pour les combattre, à empêcher les criminels d’accéder à des données sensibles et à sensibiliser les athlètes, les entraîneurs et les associations sportives à l’éthique et à l’intégrité. Elle crée un partenariat de collaboration entre les gouvernements ou leurs plateformes sportives nationales, les instances dirigeantes du sport, les loteries nationales, les opérateurs de paris sportifs et les autres parties prenantes concernées.

L’intégrité dans le sport « ne figure toujours pas au rang de priorités politiques », a souligné l’APCE, qui exhorte les Etats à prendre des mesures plus énergiques contre le blanchiment d’argent et les paris illégaux associés au sport - en particulier à la lumière de l’impact considérable de COVID-19, qui a stimulé les activités illégales dans le sport.

« Il est temps d’agir », ont insisté les parlementaires, soulignant qu’un retard supplémentaire ne ferait que profiter aux réseaux criminels et miner le sport.