Neuvième rapport adressé par le Comité des Ministres à l'Assemblée Consultative en application de l'article 19 du Statut
Rapport statutaire
| Doc. 806
| 18 avril 1958
1
1. Conformément à l'article 19 du Statut du Conseil
de l'Europe, le Comité des Ministres a l'honneur d'adresser son
neuvième rapport à l'Assemblée Consultative, à l'occasion de sa
dixième Session ordinaire.
2. Ce rapport, qui fait suite aux deux rapports supplémentaires
(
Doc. 710et
770) adressés à l'Assemblée, respectivement aux mois d'octobre
1957 et de janvier 1958, couvre la période du 10 janvier au 27 avril
1958.
3. Au cours de la période considérée, les Délégués des Ministres
ont tenu cinq réunions :
- La
56e réunion (du 4 au 8 février 3 1958),
- La 57e réunion (les 24 et 25 et du 27 au 29 mars 1958),
- La 58e réunion (le 26 mars 1958),
- La 59e réunion (le 15 avril 1958), et
- La 60e réunion (les 25 et 26 avril 1958).
4. Le plan suivi dans le présent rapport est identique à celui
que le Comité des Ministres a adopté pour ses rapports précédents
:
Titre I – Mesures prises en
vue de la réalisation des buts du Conseil de l'Europe.
Titre II – Fonctionnement général du Conseil de l'Europe.
Titre III – Relations avec les organisations internationales.
2 TITRE I – Mesures
prises en vue de la réalisation des buts du Conseil de l'Europe
2.1 CHAPITRE PREMIER
– Questions politiques
2.1.1 (a) Politique générale
du Conseil de l'Europe
5. Le Comité des Ministres se réserve d'examiner les
résultats des travaux entrepris par l'Assemblée dans le cadre du
paragraphe 3 (c) de la Recommandation 150 (1957). Celle-ci et la
Résolution 145 (1958) demeurent à son ordre du jour.
2.1.2 (b) Coopération
européenne dans le domaine de l'énergie nucléaire
6. En ce qui concerne la Résolution 139 (1957) de l'Assemblée,
le Comité des Ministres porte à la connaissance de cette dernière
les points suivants.
i Le 17 décembre
1957, le Conseil de l'Organisation Européenne de Coopération Économique
a créé une Agence européenne pour l'Énergie nucléaire, et a approuvé
en même temps une convention internationale sur l'établissement
d'un contrôle de sécurité dans le domaine de l'énergie nucléaire,
qui a été signée le 20 décembre 1957 par les dix-sept pays membres
de 1*0. E. C. E. A la même date, les Gouvernements de l'Allemagne,
de l'Autriche, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l'Italie,
de la Norvège, des Pays-Bas, du Portugal, de la Suède, de la Suisse
et de la Turquie convenaient de constituer une Société européenne
pour le traitement chimique des combustibles irradiés (Eurochemic) qui
est la première entreprise internationale pour l'utilisation pacifique
de l'énergie nucléaire.
ii L'article 18 (b) des Statuts de l'Agence européenne pour
l'Énergie nucléaire prévoit que le Comité de Direction de l'Agence
établira des relations avec les organisations internationales gouvernementales intéressées
aux questions relatives à l'énergie nucléaire. D'autre part, dans
un rapport présenté au Conseil le 25 octobre 1957 par le Comité
de Direction de l'Énergie Nucléaire, il a été prévu que les activités
de l'Agence feraient l'objet d'un rapport annuel au Conseil de l'Europe,
afin que l'Assemblée Consultative soit tenue informée du développement
de la coopération européenne dans ce domaine.
iii En ce qui concerne la forme que pourrait revêtir la liaison
entre l'Euratom et l'Agence européenne pour l'Énergie nucléaire,
il convient de préciser à l'Assemblée que l'article 19 (b) des Statuts
de l'Agence prévoit l'établissement d'une étroite collaboration
avec la Communauté européenne de l'Énergie atomique et que, dès
à présent, la Commission de l'Euratom est représentée aux sessions
du Comité de Direction de l'Agence.
iv D'autre part, l'article 16 de la convention du 20 décembre
1957 sur l'établissement d'un contrôle de sécurité dispose qu'un
accord sera conclu entre l'O. E. C. E. et l'Euratom pour fixer les
conditions dans lesquelles le contrôle établi en vertu de cette
convention sera exercé, sur les territoires auxquels s'applique
le Traité de Rome du 25 mars 1957, par les organes compétents de
l'Euratom sur délégation de l'Agence. Cette disposition paraît également
propre à éviter des doubles emplois dans l'application des mécanismes
de contrôle prévus à la fois par l'O. E. C. E. et la Communauté
européenne de l'Énergie atomique.
2.1.3 (c) Libération
des prisonniers politiques en Europe centrale et orientale
7. Le Comité des Ministres a pris note de la Résolution
142 (1958) de l'Assemblée.
2.2 CHAPITRE II – Questions
économiques
2.2.1 (a) Coordination
des politiques des Etats membres au sein du G. A. T. T. en ce qui
concerne le traité instituant la Communauté Économique Européenne
8. Conformément aux dispositions du supplément à l'accord
entre le Conseil de l'Europe et l'O. E. C. E., supplément qui figure
en annexe de la Résolution (57) 27 du Comité des Ministres, le Secrétaire
Général a transmis la Recommandation 157 (1958) de l'Assemblée à
l'O. E. C. E.
9. Les commissions de liaison 0. E. C. E.~ Conseil de l'Europe
ont examiné cette recommandation au cours de leur 21e Session commune,
tenue le 13 février 1958. Elles sont convenues que le Conseil de
l'O. E. C. E. sera appelé à se prononcer sur la suggestion formulée
par l'Assemblée dans sa recommandation et que le Conseil de l'Europe
sera informé des conclusions auxquelles l'O. E. C. E. aura pu parvenir
à cet égard.
2.2.2 (b) Pratiques commerciales
restrictives
10. Le Comité des Ministres avait décidé, en son temps,
de créer un comité d'experts chargé de se prononcer sur l'utilité
que pourrait présenter la conclusion d'une convention européenne
pour la protection contre les pratiques restrictives (
Doc. 543, paragraphe 17).
11. Dans l'attente du résultat des négociations entreprises au
sein de l'O. E. C. E. sur la zone de libre-échange, le Comité des
Ministres a estimé qu'il n'y avait pas lieu de convoquer le comité
d'experts en question.
2.3 CHAPITRE III –
Questions sociales
2.3.1 (a) Santé publique
12. Après avoir examiné le rapport établi par le comité
des experts en matière de santé publique au cours de sa 7e Session
(12 à 14 décembre 1957), le Comité des Ministres a pris les décisions
suivantes : Unification des règles, normes et méthodes concernant
le transport des corps des personnes décédées
13. Le Comité des Ministres a adopté la Résolution (58) 8 ci-après
: « Le Comité des Ministres, Tenant compte des propositions formulées
par le comité des experts en matière de santé publique au cours
de sa 7e Session sur la question de l'unification des règles, normes
et méthodes concernant le transport des corps des personnes décédées
; Convaincu qu'il est souhaitable de faciliter le transport entre
les pays d'Europe des corps des personnes décédées ; Estimant qu'il
est inutile d'élaborer à l'heure actuelle un accord européen ; Approuvant
les dispositions de l'arrangement international concernant le transport
des corps signé à Berlin le 8 février 1937, Décide d'inviter les
gouvernements membres du Conseil de l'Europe à appliquer dans toute
la mesure du possible les règles contenues dans ledit arrangement.
» (ii) Libre circulation de fdms d'éducation sanitaire entre les
pays membres
14. Le Comité des Ministres a adopté la Résolution (58) 9 ci-après
: « Le Comité des Ministres, Tenant compte des propositions formulées
par le comité des experts en matière de santé publique au cours
de sa 7° Session ; Considérant que la Convention de Florence, élaborée
par l'UNESCO, contient des dispositions appropriées pour l'échange
international de films d'éducation sanitaire ; Considérant que l'Assemblée Consultative
lors de sa 4e Session, de septembre 1952, a adopté la Recommandation
33 tendant à inviter les pays membres à ratifier ladite convention,
Décide d'attirer l'attention des gouvernements sur le contenu de cette
recommandation. »
15. Le Comité des Ministres a, par ailleurs, marqué son accord
pour l'inscription à l'ordre du jour de la prochaine session du
comité d'experts du sujet suivant : « Entr'aide en cas d'accident
grave et de catastrophe se produisant dans les zones frontalières
».
2.3.2 (b) Bourses médicales
16. Le comité de sélection chargé de désigner les bénéficiaires
des bourses médicales du Conseil de l'Europe pour l'année 1958 s'est
réuni à Strasbourg les 3 et 4 mars 1958. Sa composition était la
suivante : M. W. von Schmieden, Président, ancien Directeur des
Études du Secrétariat Général du Conseil de l'Europe, M. le prof.
J. Parisot, Doyen de la Faculté de Médecine de Nancy, M. le Dr.
M. Tottie, Directeur Général de la Santé publique (Stockholm). •Le
Bureau régional pour l'Europe de l'O. M. S. était représenté par
un observateur.
17. Le crédit prévu de 10.800.000 francs a permis au comité de
sélection d'octroyer, pour l'année en cours, un total de 111 mois
de bourses individuelles, dont :
- 2
bourses d'un mois
- 4 bourses d'un mois et demi
- 10 bourses de deux mois
- 1 bourse de deux mois et demi
- 24 bourses de trois mois
- 1 bourse de trois mois et demi
- 1 bourse de cinq mois
- Total 43 bourses
18. Le nombre de bourses octroyées aux pays membres ayant présenté
des candidats se répartit comme suit :
Pays - Nombre de bourses -
Nombre de mois
Autriche - 4 - 9
Belgique - 3 - 6 1/2
Danemark - 3 - 9
Rép. Fédérale d'Allemagne - 3 - 9
France - 3 - 9
Grèce - 3 - 8 1/2
Irlande - 4 - 8
Italie - 3 - 9
Pays-Bas - 3 - 7 1/2
Norvège - 3 - 8
Suède - 4 - 9 1/2
Turquie - 4 - 9
Royaume-Uni - 3 - 9
Totaux - 43 - 111
19. Le Comité des Ministres a approuvé le texte du nouveau règlement
des bourses médicales proposé par le comité des experts en vue de
son application à partir du 1er janvier 1959 (voir annexe I).
2.3.3 (c) Charte sociale
20. Le Comité des Ministres a approuvé le principe d'une
réunion européenne tripartite qui sera consacrée à l'examen du projet
de Charte sociale établi par le Comité Social. Il continue d'étudier,
en collaboration avec le B. I. T., les modalités de l'organisation
de cette réunion.
2.3.4 (d) Problème du
logement
21. Après avoir procédé à un examen préliminaire de la
Recommandation 154 (1958) de l'Assemblée, le Comité des Ministres
a décidé de la transmettre, pour avis, au Comité Social. Il en reprendra
l'examen à la lumière de l'avis de ce dernier.
2.3.5 (e) Accord sur
l'échange de mutilés de guerre entre les pays membres du Conseil
de l'Europe aux fins de traitement médical
22. A ce jour, l'Accord sur l'échange de mutilés de guerre,
signé à Paris le 13 décembre 1955, par tous les États membres du
Conseil de l'Europe sauf l'Islande, a été ratifié par l'Autriche,
le Danemark, la France, la République Fédérale. d'Allemagne, l'Irlande,
l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni. La
procédure de ratification est en cours en Belgique et en Turquie.
Elle sera prochainement entamée aux Pays-Bas.
2.4 CHAPITRE IV – Questions
culturelles
2.4.1 (a) Fonds culturel
du Conseil de l'Europe
2.4.1.1 Institution du
Fonds
23. Le Comité des Ministres poursuit l'examen du Statut
du Fonds culturel et se propose d'en terminer la rédaction dans
un proche avenir.
2.4.1.2 Emploi du Fonds
dans le domaine universitaire
24. Après avoir pris l'avis du comité des experts culturels
sur les propositions contenues dans la Recommandation 108 (1957)
de l'Assemblée relative à l'emploi du Fonds culturel du Conseil
de l'Europe dans le domaine universitaire, le Comité des Ministres
a estimé que ces propositions devraient être examinées par le Conseil
d'administration du Fonds culturel après sa création.
2.4.1.3 Amendement à l'article
38 du Statut
25. Le Comité des Ministres se prononcera sur la Résolution
71 (1955) de l'Assemblée tendant à amender l'article 38 du Statut
en vue de l'institution d'un Fonds culturel en même temps que sur
l'ensemble du Statut du Fonds.
2.4.2 (b) Bureau international
de l'Éducation
26. Le Comité des Ministres a décidé de ne pas donner
suite à la proposition de l'Assemblée contenue dans la Recommandation
126 (1957).
2.4.3 (c) Centre international
de Calcul
27. Le Comité des Ministres a décidé de ne pas donner
suite à la Recommandation 127 (1957) de l'Assemblée.
2.4.4 (d) Convention
culturelle européenne
28. Les instruments de ratification de l'Autriche concernant
cette convention ont été déposés le 4 mars 1958 près le Secrétaire
Général du Conseil de l'Europe.
29. A ce jour, la Convention a été ratifiée par les pays membres
suivants : Autriche, Belgique, Danemark, France, République Fédérale
d'Allemagne, Islande, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège,
Turquie et Royaume-Uni.
2.4.5 (e) Convention
européenne sur l'équivalence des périodes d'études universitaires
30. Cette Convention a été ratifiée par la France le
18 février et par l'Italie le 29 mars 1958.
31. A ce jour, les pays membres qui ont ratifié la Convention
sont les suivants : l'Autriche, la France, l'Irlande, l'Italie,
la Norvège et le Royaume-Uni.
32. Le Bureau du comité des experts culturels s'est réuni à Strasbourg
les 25 et 26 février 1958 pour préparer la 14e Session du comité
plénier qui aura lieu au mois de juin prochain.
33. Le sous-comité de l'équivalence des diplômes s'est réuni le
28 février pour examiner les questions de l'interchangeabilité et
de l'équivalence des titres universitaires, ainsi que celle de l'encouragement
de la recherche scientifique. Les recommandations du sous-comité
sur ces questions seront examinées par le comité des experts culturels
au cours de sa prochaine session.
2.5 CHAPITRE V – Convention
de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales
Annuaire des décisions et documents
de la Commission européenne des Droits de l'Homme
34. Le Comité des Ministres a adopté à ce sujet la Résolution
(58) 2 ci-après :
« Le Comité
des Ministres,
Ayant examiné la proposition du Secrétariat Général concernant
la publication annuelle des décisions et documents de la Commission
européenne des Droits de l'Homme,
Décide :
1. D'approuver
le projet relatif à la publication intitulée :
Commission européenne des Droits de l'Homme Décisions
et Documents Année
2. Ce recueil sera publié sous la responsabilité d'un
comité d'édition composé de membres de la Commission et de son secrétariat.
Le Secrétaire Général est autorisé à passer contrat a
cette fin avec la firme N. V. Martinus Nijhofi's Boekhandel en Uitgeversmaat-schappij
(La Haye) pour une première édition de 1.500 exemplaires.
3. Toute dépense encourue conformément aux arrangements
précités sera, à concurrence d'une somme de 600.000 francs, imputée
à l'article 54 (6) du budget du Conseil de l'Europe. »
2.6 CHAPITRE VI – Questions
juridiques et administratives
2.6.1 (a) Simplification
des formalités de frontière
2.6.1.1 Pour les véhicules
automobiles
35. Le Comité des Ministres a examiné le rapport de la
6° réunion du comité spécial tenue à Athènes du 3 au 6 mars 1958.
36. Il a été informé des décisions prises par les Gouvernements
du Danemark, de la France et des pays du Bénélux de supprimer, à
dater du 1er avril 1958, les documents douaniers pour l'importation
temporaire des véhicules automobiles à usage privé immatriculés
à l'étranger.
37. Cette même-mesure a été prise à compter du 15 avril 1958 par
le Gouvernement norvégien.
38. Par ailleurs, les Gouvernements irlandais et italien ont fait
connaître qu'ils examinaient la possibilité d'adopter des. mesures
analogues.
39. Actuellement les pays qui ont supprimé les documents douaniers
pour l'importation temporaire des véhicules automobiles immatriculés
à l'étranger sont les suivants : Autriche (depuis le 1er août 1957), République
Fédérale d'Allemagne, Suède, Suisse (depuis le 1er janvier 1958),
Belgique, Danemark, France, Luxembourg, Pays-Bas et Norvège.
2.6.1.2 Mesures en faveur
des réfugiés
40. Sur une proposition du Haut Commissaire des Nations
Unies pour les Réfugiés, le Comité des Ministres a adopté certaines
mesures en faveur des réfugiés contenues dans la Résolution (58)
5 ci-après :
« Le Comité des
Ministres,
Ayant examiné le mémorandum soumis par le Haut Commissaire
des Nations Unies pour les Réfugiés concernant les mesures destinées
à faciliter les voyages des réfugiés,
1. Recommande aux gouvernements membres, en attendant
la signature de l'accord multilatéral sur la suppression des visas
pour les voyages entre les pays membres des réfugiés résidant régulièrement sur
le territoire de l'un d'eux :
a de
délivrer gratuitement à ces réfugiés des visas d'entrée sur leur
territoire au moins pour des séjours inférieurs ou égaux à trois
mois ;
b d'accélérer les formalités afférentes à la délivrance
des visas d'entrée pour ces réfugiés par les autorités" consulaires,
notamment lorsque le voyage est particulièrement urgent pour des
raisons humanitaires, ou lorsque le réfugié a déjà obtenu un visa
d'entrée, ou encore lorsque le voyage du réfugié est motivé par
des activités culturelles, éducatives ou scientifiques, ou lorsque
le réfugié doit se déplacer pour l'exercice de sa profession ;
2. Recommande d'autre part aux gouvernements membres qui
sont parties à la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés
de délivrer un titre de voyage uniforme, conforme aux dispositions
de cette convention, notamment celles qui concernent la durée de
validité de ce titre et la clause de réadmission ;
3. Recommande aux gouvernements membres qui ne sont pas
parties à l'Accord de Londres de 1946 ou à la Convention de 1951
d'adhérer à ces accords et de délivrer le titre de voyage prévu
par la convention ou, à défaut, de délivrer aux réfugiés un titre
de voyage tenant lieu de passeport et conforme aux dispositions
de l'un ou de l'autre de ces instruments. »
41. La prochaine réunion du comité spécial se tiendra à la Haye
les 26 et 27 juin prochains.
2.6.1.3 Moyens propres
à encourager les citoyens des Etats membres à effectuer des voyages
dans d'autres Etals membres
42. La réponse du Comité des Ministres aux titres B et
D de la Recommandation 81 (1955) avait été portée à la connaissance
de l'Assemblée dans le rapport supplémentaire au 8e rapport statutaire
(
Doc. 710, paragraphes 135 à 141).
43. En ce qui concerne le titre A de la recommandation, la majorité
des États membres ont fait connaître, de manière détaillée, les
suites qu'ils donnent à la Résolution (52) 47 du Comité des Ministres.
44. De l'ensemble des renseignements fournis, il ressort que les
gouvernements membres, s'efforcent d'améliorer la compréhension
mutuelle des populations européennes. Dans cet esprit,, ils ont
pris et continuent à prendre de nombreuses mesures en vue d'encourager
les échanges de professeurs, d'étudiants, de techniciens, de travailleurs
entre les États membres, notamment en augmentant le nombre de bourses octroyées
aux nationaux et aux ressortissants étrangers.
45. Les renseignements fournis par les gouvernements ont, par
ailleurs, fait l'objet d'une réponse du Comité des Ministres au
Président de l'Assemblée, à l'intention de M. Broughton qui a posé
au Comité des Ministres une question écrite à ce propos.
2.6.2 (b) Fonction publique
européenne
46. Après avoir procédé à un premier examen de la Recommandation
155 (1958) de l'Assemblée, le Comité des Ministres a chargé le Secrétaire
Général de prendre contact avec la Commission du marché commun et celle
de l'Euratom, au sujet des problèmes posés par cette recommandation
et en particulier celui de la participation de représentants de
ces Commissions au groupe de travail.
47. Le Comité des Ministres reprendra l'examen des dispositions
de la recommandation précitée lorsqu'il connaîtra le point de vue
des nouvelles communautés.
2.6.3 (c) Arbitrage dans
les rapports internationaux en droit privé
48. Après avoir examiné la Recommandation 156 (1958)
de l'Assemblée, le Comité des Ministres a adopté la Résolution (58)
6 ci-après : « Le Comité des Ministres, Vu la Recommandation 156
(1958) de l'Assemblée Consultative relative à l'arbitrage dans les
rapports internationaux en droit privé ; Considérant les travaux
en cours dans ce domaine au sein des Nations Unies, Charge le Secrétaire
Général de convoquer un comité d'experts gouvernementaux qui aura
pour mandat d'examiner la possibilité de conclure dans le cadre
du Conseil de l'Europe une convention selon les principes indiqués
dans ladite recommandation, étant entendu qu'une telle convention
pourrait être limitée à certains des objectifs préconisés par l'Assemblée
; Décide que les frais d'un seul expert par État membre seront à
la charge du Conseil de l'Europe. » (
2.6.4 (d) Travaux des
comités d'experts traitant des questions juridiques
49. Il a paru utile au Comité des Ministres de présenter
à l'Assemblée un aperçu sommaire du stade actuel des travaux des
comités d'experts qui s'occupent des matières de nature essentiellement
juridique :
2.6.4.1 Comité d'experts
concernant l’entr'aide judiciaire en matière pénale
50. Les travaux de ce comité, qui s'est réuni à nouveau
du 16 au 23 avril 1958, font suite à ceux du comité d'experts en
matière d'extradition qui ont abouti à l'élaboration de la Convention
européenne d'Extradition, qui a été signée le 13 décembre 1957.
51. Lors de leur prochaine réunion, les experts procéderont à
un dernier examen du projet de convention, qui sera ensuite soumis
aux gouvernements et au Comité des Ministres.
2.6.4.2 Comité d'experts
concernant la responsabilité des hôteliers
52. Ce comité a tenu une réunion préliminaire et a jugé
opportun l'élaboration d'un régime législatif uniforme dans tous
les pays en raison du développement du tourisme qui tend de plus
en plus à devenir international.
53. Conformément au désir exprimé par l'Assemblée dans sa Recommandation
125 (1957), le comité d'experts a pris comme base de ses travaux
le projet de loi uniforme préparé en 1935 par l'Institut de Rome
et s'est référé à la loi britannique de 1956.
54. Le comité d'experts se réunira à nouveau vraisemblablement
en septembre 1958.
2.6.4.3 Comité d'experts
concernant le traitement des personnes morales
55. Ce comité s'est réuni du 20 au 29 janvier 1958.
56. La convention envisagée tend, en quelque sorte, à compléter
la Convention européenne d'Établissement, signée le 13 décembre
1955, qui visait uniquement les personnes physiques.
57. Le comité d'experts se réunira à nouveau vraisemblablement
au début du mois de juin prochain. (iv) Comité d'experts concernant
l'assurance obligatoire des automobiles
2.6.4.4 Comité d'experts
concernant l'assurance obligatoire des automobiles
58. Ce comité s'est réuni du 19 au 26 février 1958 à
la demande du Comité des Ministres, en vue d'examiner les observations
présentées, par certains gouvernements sur le projet de-convention
qu'il a élaboré. Les experts ayant, maintenant terminé leurs travaux,
ce projet est actuellement à l'examen du Comité des Ministres.
2.6.5 (e) Prévention
du crime et traitement des, délinquants
59. La première réunion du comité d'experts" chargé de
préparer et de mettre en oeuvre le plan d'action du Conseil de l'Europe
dans le domaine de la prévention du crime et du traitement des délinquants
se tiendra à Strasbourg à partir du 30 juin prochain.
2.6.6 (f) Convention
européenne pour le Règlement pacifique des Différends
60. La première ratification intervenue pour cette convention,
signée à Strasbourg le 29 avril 1957, est celle de la Norvège, en
date du 27 mars 1958.
61. Une deuxième ratification est encore nécessaire pour l'entrée
en vigueur de la convention.
2.7 CHAPITRE VII –
Questions relatives à l'information
2.7.1 (a) Exposition
de Bruxelles
62. Dans le calendrier établi pour les manifestations
de l'Exposition de Bruxelles, deux dates intéressent particulièrement
le Conseil de l'Europe :
le 5
mai 1958 : Cérémonie commémorative du neuvième anniversaire de la
signature du Statut du Conseil de l'Europe ;
le 3 septembre 1958 : Journée officielle du Conseil de
l'Europe et séance académique à l'occasion du 5e anniversaire de
l'entrée en vigueur de la Convention des Droits de l'Homme
2.7.2 (b) Télévision
63. Le comité d'experts chargé de formuler des propositions
pour la mise en oeuvre des recommandations du Bureau de Berne sur
la suppression des obstacles juridiques, au titre de droits d'auteur,
aux échanges de programmes de télévision en Europe, s'est réuni
à Strasbourg du 13 au 16 janvier 1958.
64. Une deuxième réunion des experts est prévue pour le mois de
juillet prochain.
2.8 CHAPITRE VIII –
Participation des autorités locales et communales aux activités
européennes
Deuxième Conférence des Pouvoirs
locaux
65. Le Comité des Ministres a adopté, le 5 février 1958,
la Résolution (58) 1 ci-après :
«
Le Comité des Ministres,
Considérant que, par sa Résolution (57) 28 du 14 décembre
1957, il a décidé de prendre les dispositions nécessaires pour qu'une
nouvelle Conférence européenne des Pouvoirs locaux soit organisée
pour le courant de l'année 1958 ;
Vu la Résolution (57) 30 du 17 décembre 1957 approuvant
le budget du Conseil pour l'exercice 1958 ;
Vu l'article 5, deuxième alinéa, du Règlement financier,
Décide :
Il est ouvert au budget de 1958 un article 40 bis nouveau
intitulé « Conférence des représentants des Associations nationales
de Pouvoirs locaux », doté d'un crédit de 5 millions de francs français.
»
66. Le Comité des Ministres a estimé qu'il convenait de laisser
à l'Assemblée le soin de répartir les crédits comme elle le jugera
nécessaire pour l'organisation de la conférence.
3 TITRE II – Fonctionnement
général du Conseil de l'Europe
3.1 (a) Représentants
permanents des gouvernements auprès du Conseil de l'Europe
67. M. E. LOchen a été nommé, le 1er février 1958, Représentant
permanent de la Norvège auprès du Conseil de l'Europe en remplacement
de M. H. Nord.
68. M. H. Reichmann a été nommé, le 19 février 1958, Représentant
permanent de l'Autriche auprès du Conseil de l'Europe en remplacement
de M. E. Ludwig.
3.2 (b) Facilités à
accorder aux membres de l'Assemblée (Avis n° 22 de l'Assemblée)
69. Le Comité des Ministres a adopté la Résolution (58)
4 ci-après :
« Le Comité des
Ministres,
Vu l'Avis n° 22 de l'Assemblée Consultative ;
Vu sa décision sur cet avis prise lors de la deuxième
séance de sa 21e Session ;
Vu la Résolution (57) 30 du 16 décembre 1957 approuvant
le budget du Conseil de l'Europe pour l'exercice 1958 ; Vu l'article
5, 2° alinéa, du Règlement financier ;
Considérant qu'il convient d'ouvrir les crédits nécessaires
pour permettre aux membres de l'Assemblée d'obtenir le remboursement
de certains frais exposés dans l'exercice de fonctions spécifiques
pour le Conseil de l'Europe,
Décide :
Article 1er. — L'article 36 « Dépenses de représentation
et frais de fonction des Membres de l'Assemblée », du budget de
l'exercice 1958, est modifié comme suit : francs
Crédit accordé - 3.650.000
Ce crédit est destiné au remboursement :
a des frais de réception et autres
dépenses de même nature exposés par les Vice-Présidents de l'Assemblée
et par les Présidents et rapporteurs de commissions - 500.000
b des frais de voyage et indemnités de séjour des membres
de l'Assemblée se rendant, en raison de leurs fonctions spécifiques,
pour le Conseil de l'Europe, aux réunions de certains organes du Conseil,
tenues en dehors des sessions de l'Assemblée et de ses commissions
(Bureau de l'Assemblée, Comité Mixte, Comité mixte culturel, commission
chargée de la liaison entre le Conseil de l'Europe et l'O.E. C.
E., participation à des organes du Comité des Ministres, etc.) - 1.650.000
c des dépenses de nature diverse exposées par les membres
de l'Assemblée dans l'exercice de fonctions spécifiques pour le
Conseil de l'Europe, telles notamment que les frais de secrétariat, de
documentation et de déplacement 1.500.000
Article 2. — Les crédits inscrits à cet article ne pourront
être utilisés que sur la production de notes de frais, appuyées
dans la mesure du possible de pièces justificatives et approuvées
par le Greffier de l'Assemblée. »
3.3 (c) Amendement
à l'article 26 du Statut du Conseil
70. Le Comité des Ministres a adopté, le 6 février 1958,
la Résolution (58) 3 ci-après : « Le Comité des Ministres, Vu la
Résolution (50) 5 relative à l'admission de la Sarre au Conseil
de l'Europe ; Vu la Résolution (51) 19 complétant l'article 26 du
Statut pour tenir compte notamment de cette admission ; Tenant compte
des déclarations formulées lors de sa 19e Session, en décembre 1956,
par les représentants de la France et de la République Fédérale
d'Allemagne sur les accords franco-allemands concernant la Sarre;
Vu sa Résolution (56) 4 relative à l'admission de l'Autriche au
Conseil de l'Europe, Décide d'amender l'article 26 du Statut dans les
termes suivants : Les Membres ont droit au nombre de sièges suivants
:
- Autriche - 6
- Belgique - 7
- Danemark - 5
- France - 18
- République Fédérale d'Allemagne - 18
- Grèce - 7
- Islande - 3
- Irlande - 4
- Italie - 18
- Luxembourg - 3
- Pays-Bas - 7
- Norvège - 5
- Suède - 6
- Turquie - 10
- Royaume-Uni de Grande-Bretagne et de l'Irlande du Nord
- 18
71. Cette résolution a été communiquée à l'Assemblée et fait l'objet
du
Doc. 789. Il est proposé à l'Assemblée d'en approuver les termes.
3.4 (d) Création d'une
commission de la Population et des Réfugiés de l'Assemblée
72. Le Comité des Ministres a pris note de la Résolution
144 (1958) de l'Assemblée relative à la création de cette commission
et à la modification de l'article 40 du Règlement.
3.5 (e) Calendrier
des réunions
73. 1958 20-29 janvier Comité d'experts concernant le
traitement des personnes morales (Strasbourg). 4-8 février 56° réunion
des Délégués des Ministres (Strasbourg). 12 février Session spéciale
des commissions de liaison O. E. C. E. - Conseil de l'Europe (Paris)*
13 février Session ordinaire des commissions de liaison 0. E. C.
E. - Conseil de l'Europe (Paris). 17-21 février 7° Session du Comité
Social (Strasbourg). 19-26 février Comité d'experts en matière d'assurance
obligatoire des automobiles (Strasbourg). 20-22 février Conseil d'administration
du Fonds de Réétablissement du Conseil de l'Europe (Paris). 25-26
février Comité de direction du Fonds de Réétablissement du Conseil
de l'Europe (Paris). 25-26 février Bureau du comité des experts culturels
(Strasbourg). 28 février Sous-comité de l'équivalence des diplômes
(Strasbourg). 3-4 mars Comité de sélection pour les bourses médicales
de 1958 (Strasbourg). 3-5 mars Comité spécial de hauts fonctionnaires pour
la simplification des formalités de frontière (Athènes). 4-7 mars
12e Session du comité d'experts en matière de sécurité sociale (Strasbourg).
7 mars Commissions de liaison 0. E. C. E. - Conseil de l'Europe
avec participation des membres de la commission culturelle de l'Assemblée
(Paris). 10-11 mars Bureau des Conférences sur la révision des manuels
d'histoire (Strasbourg). 10-15 mars Sous-commission des Droits de l'Homme
(Strasbourg). 17-21 mars 12e Session de la Commission européenne
des Droits de l'Homme (Strasbourg). 24-25 et 27-29 mars 57e réunion
des Délégués des Ministres (Strasbourg). 26 mars 58e réunion des
Délégués des Ministres (Strasbourg). 15 avril 598 réunion des Délégués
des Ministres (Strasbourg). 16-23 avril Comité d'experts concernant
l'entr'aide judiciaire en matière pénale (Strasbourg). 17-18 avril
Groupe de travail pour l'étude des problèmes de la fonction publique
européenne (Paris). 25-26 avril 60e réunion des Délégués des Ministres
(Strasbourg).
4 TITRE III - Relations
avec les organisations internationales
4.1 CHAPITRE PREMIER
4.1.1 (a) Organisation
Européenne de Coopération Économique
74. Le Comité des Ministres a pris connaissance de la
lettre du Secrétaire Général de l'O. E. C. E. faisant part de la
nouvelle composition de la commission de liaison de l'O. E. C. E.
qui comprend désormais, et jusqu'au 31 juillet 1958, les délégations
suivantes :
- France - Président
- République Fédérale d'Allemagne
- Pays-Bas
- Portugal
- Suisse
75. Tenant compte des modifications apportées à la composition
de la commission de liaison de l'O. E. C. E., le Comité des Ministres
a décidé d'élargir la représentation gouvernementale de la commission
de liaison du Conseil de l'Europe en la portant de trois à cinq
membres. Cette commission comprend désormais les représentants gouvernementaux
des pays suivants :
- Royaume-Uni
- Président
- Belgique
- Grèce
- Italie
- Suède
76. Cette décision a été portée à la connaissance du Président
de l'Assemblée.
77. La 22e réunion spéciale des commissions de liaison 0. E. C.
E. - Conseil de l'Europe s'est tenue à Paris le 12 février 1958.
Elle a été consacrée à un échange de vues sur les négociations en
cours au sein de l'O. E. C. E. en vue de l'institution éventuelle
d'une zone de libre échange.
78. La 21e réunion commune des commissions de liaison s'est tenue
à Paris le 13 février 1958 et a été consacrée, notamment, à l'examen
de la Recommandation 157 (1958) de l'Assemblée (voir paragraphes
8 et 9).
4.1.2 (b) Groupe de liaison
des services d'information des institutions européennes
79. Ce groupe, créé avec l'approbation du Comité des
Ministres, a continué à tenir des réunions régulières. Diverses
décisions ont été prises, notamment, en vue de la coordination de
l'action de la C. E. C. A., de l'O. E. C. E. et du Conseil de l'Europe
à l'Exposition de Bruxelles. Plusieurs actions communes ont été
entreprises.
4.1.3 (c) Comité consultatif
des Secrétaires Généraux
80. A la suite de la Recommandation 73 de l'Assemblée
Consultative, relative au chevauchement d'activités entre les organisations
internationales, adoptée le 7 juillet 1955, le Comité des Ministres
avait chargé le Secrétaire Général d'entrer en contact avec les
Secrétaires Généraux des autres organisations intergouvernementales
européennes, afin d'étudier la possibilité de créer un comité de
coordination chargé d'examiner des éventuels chevauchements de compétence
et d'activité entre ces organisations. Une première réunion des
Secrétaires Généraux s'est tenue à Paris le 27 novembre 1956. Les
organisations participant à cette réunion étaient les suivantes
: B. I. T., Bureaux internationaux réunis de Berne, Haute Autorité
de la C. E. C. A., C. E. M. T., C. I. M. E., 0. E. C. E. et U. E.
0. Il avait été décidé de procéder à un examen des compétences et
des activités dans le domaine social des divers organismes représentés
à cette première réunion.
81. Une deuxième réunion du Comité consultatif s'est tenue le
11 janvier 1958. Elle a examiné le rapport préparé par les fonctionnaires
chargés des affaires sociales dans les secrétariats des organisations participantes
sur les programmes de travail dans le domaine social.
82. Les Secrétaires Généraux ont, en outre, passé en revue les
problèmes de chevauchements éventuels dans les activités des diverses
organisations et ont décidé de s'informer mutuellement dès qu'un
double emploi préjudiciable risquerait de se créer.
83. Le Comité consultatif se réunira de nouveau au cours de l'année
pour examiner, sous l'angle des chevauchements possibles et de la
coordination des efforts, les activités de leurs organisations dans
les domaines économiques, administratif et culturel.
4.2 CHAPITRE II
Statut consultatif accordé aux
organisations non-gouvernementales
84. Le Comité des Ministres a poursuivi l'examen de la
Recommandation 153 (1957) de l'Assemblée (voir Doc. 770, paragraphes
77 et 78) et décidé de transmettre, pour avis, au Comité Social
la demande présentée par l'Association internationale pour le Progrès
social, au comité des experts culturels celle du Centre européen
pour les Échanges internationaux, et au comité des experts en matière
de santé publique celle de la Fédération mondiale des Anciens Combattants.
85. En ce qui concerne les autres demandes mentionnées dans la
recommandation de l'Assemblée, le Comité des Ministres a adopté
la Résolution (58) 7 ci-après :
«
Le Comité des Ministres,
Vu les dispositions adoptées en ce qui concerne l'octroi
d'un statut consultatif à des organisations internationales non-gouvernementales
;
Vu la Recommandation 153 (1957) de l'Assemblée Consultative
sur les demandes de statut consultatif émanant de certaines organisations
de ce type ;
Vu les requêtes présentées par les organisations intéressées,
Décide :
1. d'accorder le statut consultatif de la catégorie B
à :
- la Commission internationale
contre le Régime concentrationnaire,
- l'Union internationale des Maires ;
2. d'accorder le statut consultatif de la catégorie C
:
- à l'Union européenne des
Experts comptables, économiques et financiers,
- au Conseil européen des jeunes Chambres de Commerce. »
Annexe – Règlement des
bourses médicales
Bourses
du Conseil de l'Europe en faveur de la profession médicale et du
personnel des services sanitaires
I. OBJET
Les bourses sont destinées à permettre aux membres de la profession
médicale y compris le personnel paramédical et aux membres des services
sanitaires ;
i de se mettre au courant
des nouvelles techniques adoptées dans les pays européens ;
ii de participer aux études et recherches d'intérêt européen
commun.
II. RÈGLEMENT
A. Règlement
général
1. Les candidats seront en règle générale ressortissants
d'un État membre du Conseil de l'Europe.
2. Les candidats seront proposés par un gouvernement membre du
Conseil de l'Europe. Le gouvernement adressera les demandes de bourses
au Conseil de l'Europe en indiquant l'ordre de leur priorité et
la date à laquelle le boursier désire effectuer son étude.
3. Les demandes seront examinées au Secrétariat Général du Conseil
de l'Europe, aux fins des paragraphes B et G ci-dessous.
4. La durée des bourses sera en principe de 3 à 12 mois.
5. Chaque bourse ne devra, dans la mesure du possible, être valable
que dans un seul pays, membre du Conseil de l'Europe ou observateur
au comité d'experts en matière de santé publique.
6. L'attribution des bourses est effectuée par un comité ad hoc
nommé par le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe. Ce comité
est composé de deux membres élus annuellement par le comité d'experts
et est présidé par une personnalité ayant une large audience européenne,
désignée par le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe. Le comité
de sélection devra se réunir au plus tard avant la fin du mois de
février de chaque année. Ses décisions tiendront compte dans toute
la mesure du possible des propositions des administrations sanitaires
nationales.
7. Les bourses seront administrées conformément au règlement
établi dans l'annexe au présent règlement.
B. Règlement
relatif aux bourses indiquées au point I (i)
La répartition des bourses entre les États membres sera déterminée
par le Secrétaire Général, du Conseil de l'Europe et sujette à révisions
périodiques, compte tenu des problèmes sanitaires des pays intéressés.
Après l'attribution des bourses et sous réserve de l'approbation
du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, les dispositions nécessaires
seront prises directement entre le pays d'accueil et les boursiers,
la section de liaison du pays d'origine étant tenue informée.
C. Règlement
relatif aux bourses indiquées au point I (ii)
Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe choisira sur
proposition du comité d'experts les sujets d'études et de recherches
qui présentent un intérêt commun pour l'amélioration de l'état sanitaire
des populations de l'Europe et fixera le nombre des bourses qui
seront accordées dans ce domaine.
ANNEXE
1. L'administration sanitaire de chacun des États membres
adressera au Secrétaire Général du Conseil de l'Europe une déclaration
indiquant le nombre de boursiers qu'elle est en mesure de recevoir,
aux termes du présent programme, ainsi qu'un bref exposé des sujets
d'études ou de recherches que pourront adopter les boursiers. Les
amendements à cette déclaration seront également communiqués à mesure
qu'ils seront établis. Cette information sera communiquée par le
Secrétaire Général du Conseil de l'Europe aux administrations sanitaires
de tous les États membres.
2. Au plus tard le 31 janvier de chaque année, les États membres
qui désirent demander les facilités offertes aux termes du paragraphe
1 indiqueront au Secrétaire Général du Conseil de l'Europe le nombre
de bourses qu'ils désirent, en indiquant dans chaque cas le genre
et la durée de la bourse, ainsi que l'ordre de priorité des centres
dans lesquels le boursier désire utiliser sa bourse.
3. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe réunira un comité
ad hoc qui sera chargé d'attribuer les bourses de chacune des catégories
indiquées et qui sont valables dans le cadre des crédits inscrits
au budget du Conseil de l'Europe.
4. Le comité ad hoc, en attribuant les bourses, tiendra compte
des objectifs du programme et des besoins des pays qui demandent
les bourses. En outre, le comité ad hoc dressera la liste des bourses
qui ont été demandées et n'ont pas été accordées, mais dont l'octroi
est recommandé lors d'une attribution future.
5. Le comité ad hoc se réunira au moins une fois par an à une
date qui lui permettra de communiquer ses conclusions aux membres
et de laisser un délai minimum de trois mois aux pays d'accueil
avant l'arrivée des boursiers.
6. Le rapport du comité ad hoc sera soumis au comité des experts
en matière de santé publique et aux gouvernements membres. Dans
ce dernier cas, le rapport sera accompagné des formules de demande
des boursiers auxquels ont été accordées les bourses dans le pays
en question.
7. Le taux des indemnités sera déterminé par le Secrétariat Général
du Conseil de l'Europe, compte tenu des taux en vigueur dans les
autres organisations internationales pour les bourses de nature
similaire. Lorsqu'un boursier est logé et nourri par le pays d'accueil,
le taux des indemnités sera diminué en proportion.
8. Les arrangements relatifs aux personnes à charge accompagnant
les boursiers seront laissés à la responsabilité des boursiers.
9. Le nom et l'adresse d'un centre du pays d'accueil auquel les
boursiers devront se présenter et avec lequel ils devront rester
en contact pendant leur séjour leur seront communiqués avant leur
arrivée.
10. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe pourra s'assurer,
s'il le juge nécessaire, que les capacités linguistiques du boursier
sont suffisantes pour lui permettre de tirer entièrement profit
de la bourse.
11. Au cas où des économies seraient réalisées sur le programme
en cours, le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe prendra les
dispositions nécessaires en vue d'attribuer les mois de bourses
devenus ainsi disponibles. Si un boursier ne peut bénéficier de
sa bourse, en partie ou en totalité, le Secrétaire Général du Conseil
de l'Europe peut attribuer les mois de bourses devenus disponibles
à un ou plusieurs candidats sélectionnés conditionnelle-ment par
le comité de sélection, donnant la préférence, dans la mesure du possible,
à un candidat du même pays.
ÉTAT DES
DÉPOTS DES RATIFICATIONS DES CONVENTIONS ET ACCORDS DU CONSEIL DE L'EUROPE
- (Établi au 15.IV.1958)
1. Accord général sur les Privilèges et Immunités du Conseil
do l'Europe.
2. Protocole additionnel a l'Accord général sur les Privilèges
et Immunités du Conseil de l'Europe.
3. Deuxième Protocole additionnel à l'Accord général sur les
Privilèges et Immunités du Conseil do l'Europe (Dispositions relatives
aux membres do la Commission européenne des Droits de l'Homme).
4. Convention de sauvegarde des Droits do l'Homme et des Libertés
fondamentales.
5. Protocole additionnel à la Convention de sauvegarde des
Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales.
6. Déclaration relative à l'article 63 do la Convention do
sauvegarde des Droits do l'Homme et des Libertés fondamentales (Application
do la convention aux territoires dont les parties assurent les relations internationales).
7. Déclaration relative à l'article 25 de la Convention de
sauvegarde des Droits do l'Homme et des Libertés fondamentales (Droit
do recours individuel).
8. Déclaration relative à l'article 46 de la Convention de
sauvegarde des Droits do l'Homme et des Libertés fondamentales (Juridiction
do la Cour).
9. Accord intérimaire européen concernant la Sécurité sociale
à l'exclusion des régimes relatifs à la vieillesse, à l'invalidité
et aux survivants.
10. Protocole additionnel à l'Accord intérimaire européen
concernant la Sécurité sociale à l'exclusion des régimes relatifs
à la vieillesse, à l'invalidité et aux survivants.
11. Accord intérimaire européen concernant les régimes de
Sécurité sociale relatifs à la vieillesse, à l'invalidité et aux
survivants.
12. Protocole additionnel à l'Accord intérimaire européen
concernant les régimes de Sécurité sociale relatifs à la vieillesse,
à l'Invalidité et aux survivants.
13. Convention européenne d'Assistance sociale et médicale.
14. Protocole additionnel à la Convention européenne d'Assistance
sociale et médicale.
15. Convention européenne relative aux formalités prescrites
pour les demandes do brevets.
16. Convention européenne sur la classification internationale
des brevets d'invention.
17. Convention européenne relative à l'équivalence des diplômes
donnant accès aux établissements universitaires.
18. Convention culturelle européenne.
19. Convention européenne sur l'équivalence des périodes d'études
universitaires.
20. Convention européenne d'Établissement.
21. Accord sur l'échange de mutilés do guerre entre les pays
membres du Conseil de l'Europe aux Ans de traitement médical.
22. Convention européenne pour le Règlement pacifique des
Différends.
23. Convention européenne d'Extradition.
24. Accord européen sur le régime do la circulation des personnes
entro les pays membres du Conseil do l'Europe.