Ecole européenne de Strasbourg
Réponse à Question écrite
| Doc. 12362
| 27 septembre 2010
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- adoptée
à la 1091e réunion des Délégués des Ministres (16 septembre 2010) 2010 - Quatrième partie de session
- Réponse à Question écrite
- : Question écrite n° 574 (Doc. 12055)
- Thesaurus
1. L'école européenne
de Strasbourg fonctionne maintenant depuis septembre 2008. Le Comité
des Ministres saisit cette occasion pour remercier les autorités
françaises d'avoir déployé des efforts importants afin de permettre
à cette école de devenir une réalité et d'avoir accompli autant
de progrès en à peine plus d'un an.
2. Le Comité des Ministres se réjouit de l'intégration de cet
établissement dans le nouveau dispositif d'enseignement européen,
dont la mise en place, encouragée par l'impulsion du Parlement européen
visant à ouvrir le système des écoles européennes, a été rendue
possible par la décision du Conseil supérieur des écoles européennes
d'autoriser les Etats membres à ouvrir des enseignements européens
dans leurs établissements sous le nom « Ecoles de type II » − selon
laquelle des écoles nationales peuvent être accréditées pour proposer
un programme et un baccalauréat européens. A Strasbourg, comme dans
les autres établissements nationaux dispensant un enseignement européen,
l'établissement doit, selon le règlement de l’Union européenne,
donner la priorité aux enfants relevant de la catégorie 1
Note.
3. Le Comité des Ministres estime que cet établissement répond,
dans une large mesure, aux besoins des enfants de la communauté
d'expatriés, en particulier des agents du Conseil de l'Europe et
du personnel des représentations permanentes. Il note en effet que
les enfants des personnels et des représentations permanentes auprès
du Conseil de l'Europe bénéficient d'ores et déjà d'une priorité
d'inscription, après celle des enfants des personnels communautaires.
4. Dans ce contexte, le Comité des Ministres a été informé qu'en
mars 2009, le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe a écrit
au Président du Conseil supérieur des écoles européennes, lui demandant
d'étudier la possibilité que les enfants du personnel des représentations
permanentes auprès du Conseil de l'Europe et des agents du Conseil
de l'Europe soient comptés au nombre de ceux ayant droit au statut
des catégories 1. Le Comité des Ministres saluerait un tel développement
car il aurait comme effet l’élargissement de l’offre linguistique
de l’école. Il note cependant que, compte tenu des fondements pédagogiques
et linguistiques de l'enseignement européen ainsi que des moyens
et des capacités d'accueil de l’école de Strasbourg, les enfants non
ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne dont la langue
nationale n’est pas l’une des langues de l’Union européenne ne pourraient
trouver dans l'enseignement dispensé les ressources pédagogiques
adaptées à leur langue.