Composition de la Commission européenne pour la démocratie par le droit
Recommandation 1542
(2001)
- Auteur(s) :
- Assemblée parlementaire
- Origine
- Texte
adopté par la Commission permanente, agissant au nom
de l’Assemblée, le 8 novembre 2001 (voir Doc. 9266, rapport de la commission
des questions juridiques et des droits de l’homme, rapporteur: M.
Jurgens).
- Thesaurus
1. L’Assemblée se félicite de l’importance
croissante donnée aux travaux de la Commission européenne pour la
démocratie par le droit, la «Commission de Venise», au long de ses
onze années d’existence, travaux qui font autorité en Europe et
au-delà.
2. L’Assemblée a, à maintes reprises, utilisé la possibilité
qui lui est offerte de demander l’avis de la Commission de Venise,
tant dans le cadre de ses procédures d’adhésion et de ses procédures
de suivi que sur des questions d’ordre général, et elle a toujours
apprécié la qualité de ses avis.
3. L’Assemblée n’a pas manqué de se faire représenter aux travaux
des sessions plénières de la commission.
4. Grâce à ces liens de travail étroits, l’Assemblée a acquis
la conviction qu’il faut tout faire pour maintenir la qualité des
travaux de la commission. Pour cela, elle estime qu’il faut veiller
scrupuleusement à ce que les critères fixés dans le statut de la
commission, concernant sa composition, en particulier l’indépendance, l’expérience
et l’impartialité, soient respectés. L’autorité morale et intellectuelle
de la commission en dépend.
5. L’Assemblée considère que, si la majorité des membres répondent
à ces critères, il y a des exceptions qui risquent de saper l’autorité
morale dont la commission jouit.
6. Afin de s’assurer que ces critères sont pleinement respectés,
l’Assemblée propose que les gouvernements des Etats parties à la
Commission de Venise, au lieu de nommer eux-mêmes leur candidat, soumettent
une liste de trois candidats, transmise à un comité restreint auquel
l’Assemblée serait représentée, qui serait chargé de choisir le
candidat le plus approprié.
7. L’Assemblée note que la Commission de Venise a elle-même entrepris
la réforme de son statut, en particulier du mode de nomination de
ses membres, afin de répondre aux soucis exprimés par l’Assemblée.
8. En conséquence, l’Assemblée recommande au Comité des Ministres
de réviser le statut de la Commission de Venise, en ce qui concerne
le mode de désignation de ses membres, en prévoyant leur sélection
par un comité composé de trois membres de l’Assemblée parlementaire
et de trois membres de la Commission de Venise, à partir d’une liste
présentant trois candidats et précisant en quoi ils satisfont aux exigences
d’indépendance, de compétence et d’impartialité attendues d’eux.