Election de juges à la Cour européenne des droits de l’homme{Conformément à l’article 22 de la Convention européenne des droits de l’homme.}
Liste et curriculums vitae des candidats présentés par le Gouvernement des Pays-Bas
Communication
| Doc. 14215
| 08 décembre 2016
- Auteur(s) :
- Secrétaire Général de l'Assemblée parlementaire
1 Liste
et curriculums vitæ des candidats présentés par le Gouvernement
des Pays-Bas
Lettre de M. Onno Elderenbosch,
Ambassadeur des Pays-Bas auprès du Conseil de l’Europe, à M. Wojciech Sawicki,
Secrétaire général de l’Assemblée parlementaire, datée du 21 novembre
2016.
[…]
Comme suite à votre lettre datée du 26 avril 2016, j’ai l’honneur
de vous transmettre les curriculums vitæ des trois candidats à l’élection
au poste de juge de la Cour européenne des droits de l’homme retenus
par le Gouvernement du royaume des Pays-Bas pour succéder à M. Johannes
Silvis, dont la démission a pris effet le 1er septembre
2016.
[…]
Informations sur la procédure
nationale de sélection des candidats à un poste de juge à la Cour
européenne des droits de l’homme
Publication de l'avis de vacance
L'avis de vacance est publié :
- dans le Nederlands Juristenblad ;
- dans la liste des postes vacants internationaux publiée
par le ministère de l'Intérieur et des relations au sein du Royaume
;
- dans la revue Trema (destinée
aux magistrats néerlandais) et, selon la nature du poste vacant,
dans SEW: Tijdschrift voor Europees en
Economisch Recht (Journal de droit européen et économique).
Contenu de l'avis de vacance
L'avis de vacance contient :
- l'intitulé et la description du poste, y compris les critères
internationaux de nomination énoncés dans les dispositions pertinentes
de l'accord international applicable ;
- la présentation de la procédure de candidature ;
les conditions de fond :
- les
critères fixés dans l'accord international applicable ;
- en principe, pour un poste de juge, une expérience judiciaire
;
- une connaissance approfondie du domaine juridique pertinent
(droit de la CE et de l'UE ou CEDH) ;
- la capacité à s'exprimer clairement à l'oral et à l'écrit
en français et/ou en anglais ;
- une expérience internationale pertinente et la capacité
à tenir compte des différences de culture juridique entre les pays
de l'UE et du Conseil de l'Europe ;
une invitation appelant des tiers à proposer par écrit des
candidats qu'ils estiment compétents.
Liste de candidats sélectionnés
- Le comité de sélection recommande
au moins trois personnes, classées par ordre alphabétique.
- Cette liste descriptive indique les qualifications de
chaque candidat. Aucune préférence n'est exprimée en faveur de tel
ou tel candidat. Le Gouvernement peut faire son choix en se basant
sur la description des qualifications des candidats.
- Le Gouvernement doit motiver clairement sa décision s'il
choisit un candidat qui ne figurait pas sur la liste des personnes
recommandées. Cependant, il a le dernier mot.
Composition du comité de sélection
Le comité de sélection est composé des trois personnes ci-dessous
:
- le Président de la Cour suprême
(Hoge Raad) ou le Procureur
général de la Cour suprême ;
- le Vice-Président du Conseil d'Etat (Raad van State) ou le Président
de la Section du contentieux administratif (Afdeling
bestuursrechtspraak) du Conseil d'Etat ;
- une personne (autre que celle à laquelle succédera le
candidat retenu) ayant une connaissance du droit européen et une
vaste expérience soit au sein de l'organisation dont fait partie
l'organe judiciaire soit au sein d'une organisation internationale
comparable.
Procédure de nomination
La procédure de nomination est appliquée pour chaque vacance
de poste, sauf si le Gouvernement a décidé de reconduire dans ses
fonctions la personne en exercice.
Les consultations qui font partie de la procédure de nomination
débutent en principe au moins un an avant qu'un poste auquel devra
être nommé un ressortissant néerlandais ne devienne vacant en vertu
des règles internationales applicables.
La procédure complète est la suivante :
- rédaction et publication de l'avis de vacance ;
- désignation du comité de sélection ;
- élaboration de la liste de candidats retenus par le comité
de sélection ;
- consultations concernant la liste de candidats sélectionnés
;
- soumission de la liste de candidats sélectionnés au Cabinet
;
- présentation du candidat retenu par le Gouvernement néerlandais
à l'organe international concerné ;
- décision de l'organe international concerné.
Fait par le ministre de la Justice et le ministre des Affaires
étrangères.
[signatures]
Benk Korthals Jozias van Aartsen
Ministre de la Justice Ministre des Affaires étrangères
Notes explicatives
Remarques générales
Avant l'élaboration de la présente procédure relative aux
nominations dans les organes judiciaires européens, il n'existait
pas de procédure transparente et uniforme adaptée pour garantir
une présélection des candidatures sur la base de critères objectifs
de qualification et d'aptitude. Les organes concernés sont la Cour
de justice des Communautés européennes (Luxembourg), le Tribunal
de première instance des Communautés européennes (Luxembourg) et
la Cour européenne des droits de l'homme (Strasbourg).
La présente procédure ne s'applique pas à la Cour de Justice
Benelux à Bruxelles, où une procédure spéciale de nomination s’applique
: ses juges sont sélectionnés parmi les juges des plus hautes instances
judiciaires des pays du Benelux. Les autres organes judiciaires
et quasi judiciaires internationaux ne sont pas concernés non plus ;
la diversité des procédures de nomination qui leur sont applicables
est telle (par exemple, il n'est en général pas obligatoire de nommer
un ressortissant néerlandais) qu'il n'y a pas lieu d'adopter une procédure
uniforme pour tous.
Tout accord relatif à la procédure nationale régissant le
choix des candidats à des postes dans des organes judiciaires internationaux
doit naturellement respecter les règles de nomination de chacun
de ces organes. Les règles examinées dans la présente procédure
diffèrent selon que la juridiction est sise à Luxembourg ou à Strasbourg.
Les juges et les avocats généraux de Luxembourg sont nommés,
d’un commun accord, par les gouvernements des Etats membres. En
pratique, cela signifie que chaque Etat membre désigne un candidat
au poste de juge à la Cour de Justice et un autre au poste de juge
au Tribunal de première instance ; s’ils sont acceptés par les autres
Etats membres, les candidats sont nommés pour un mandat de six ans.
S'agissant des avocats généraux, les Etats membres ont adopté un
système de rotation. L'Etat membre dont c'est le tour propose un seul
candidat. Les gouvernements ont ainsi une influence considérable
sur la nomination des juges et des avocats généraux de leur pays.
Les juges de Strasbourg, en revanche, sont élus par l'Assemblée
parlementaire du Conseil de l'Europe sur une liste de trois candidats
présentés par chaque Etat membre. L’Assemblée n'est évidemment pas
tenue de respecter les préférences éventuelles des gouvernements,
qui n'ont donc qu'une influence limitée sur la nomination des juges
de leur pays.
La présente procédure sera appliquée pour la première fois
pour pourvoir des postes à Luxembourg : un poste de juge et un poste
d'avocat général à la Cour de justice des Communautés européennes.
Sur la base de cette expérience, elle sera évaluée et adaptée si
besoin est. Elle sera ensuite appliquée, avec les modifications éventuelles,
lorsqu'il faudra pourvoir un poste à Strasbourg.
Lors de l'élaboration de la présente procédure, les ministres
de la Justice et des Affaires étrangères ont consulté, pour parvenir
à un consensus, le Vice-Président du Conseil d'Etat, le Président
de la Cour suprême et le juge néerlandais de la Cour de justice
des Communautés européennes.
Notes sur chaque point
Point 1 : publication de l'avis de vacance
La parution de l'avis de vacance dans le Nederlands Juristenblad est conforme
à la procédure de recrutement de juristes dans les organes judiciaires
néerlandais, selon laquelle l'annonce est publiée uniquement dans
le Nederlands Juristenblad.
Par contre, en vertu de la procédure relative aux organes judiciaires
européens, l'annonce paraît également dans Trema afin
qu'un maximum de magistrats soient informés de la vacance de poste.
Il est conseillé de publier l'annonce dans SEW pour
les postes vacants à Luxembourg.
Point 2 : contenu de l'avis de vacance
Pour ce qui est des juridictions de Luxembourg, les critères
de nomination énoncés dans l'accord international applicable exigent
notamment que le juge offre toutes garanties d'indépendance. Les
juges et les avocats généraux de la Cour de justice des Communautés
européennes doivent également réunir les conditions requises pour
l'exercice des plus hautes fonctions juridictionnelles aux Pays-Bas
ou être des jurisconsultes possédant des compétences notoires. Les
juges du Tribunal de première instance des Communautés européennes
doivent posséder la capacité requise pour l'exercice de hautes fonctions
juridictionnelles aux Pays-Bas. Pour ce qui est de la Cour européenne
des droits de l'homme à Strasbourg, les juges doivent jouir de la
plus haute considération morale et réunir les conditions requises
pour l'exercice de hautes fonctions judiciaires ou être des jurisconsultes
possédant une compétence notoire.
Une expérience judiciaire est en principe exigée pour occuper
un poste de juge dans l'un des organes judiciaires européens. Ce
critère n'est pas impératif, mais un manque d'expérience dans ce
domaine doit être compensé par les autres qualifications du candidat.
Pour un poste d'avocat général, l'expérience judiciaire est un atout.
En fonction du poste à pourvoir, la maîtrise du français ou
de l'anglais est exigée. Pour les postes à Luxembourg, la maîtrise
du français est exigée ; pour les postes à Strasbourg, celle du
français ou de l'anglais. Dans l'hypothèse où un candidat par ailleurs
compétent n'aurait pas une maîtrise suffisante du français ou de l'anglais,
il devrait se voir offrir la possibilité d’y remédier. L'entretien
avec le comité de sélection révèle les limites éventuelles du candidat,
mais aussi sa détermination et sa capacité à y remédier.
Des tiers sont invités à proposer par écrit des candidats
qu'ils estiment compétents. Cependant, tous les candidats, y compris
ceux qui ne postulent pas directement mais sont conviés ultérieurement
à un entretien sur proposition d'un tiers, doivent se soumettre
à toute la procédure de candidature. Dès le départ, il doit être clairement
établi que les candidats sont évalués les uns par rapport aux autres.
Aucun candidat ne doit être « parachuté » à la dernière minute –
il s’agit là d’une règle absolue qui doit être claire pour tout
le monde.
Des mesures doivent être prises pour que des candidats qualifiés
pour occuper des postes dans les organes judiciaires européens ne
refusent pas une nomination uniquement parce qu'ils n’ont pas l’assurance
de retrouver leur poste à leur retour aux Pays-Bas. Lors des entretiens
avec les candidats issus de la fonction publique, il est essentiel
de clarifier les choses et se mettre clairement d'accord sur ce
point.
Point 3 : liste de candidats sélectionnés
La liste des candidats retenus par le comité de sélection
n'est pas rendue publique.
Point 4 : composition du comité de sélection
Le droit européen, la dimension internationale et tous les
aspects de l'administration de la justice au niveau national (droit
civil, pénal et administratif) devraient être représentés dans le
comité de sélection. Dans le même temps, la taille du comité devrait
être limitée pour des raisons d'efficacité.
Le type de poste à pourvoir détermine la composition du comité
de sélection. Le Président de la Cour suprême et le Procureur général
de la Cour suprême décident au cas par cas lequel d'entre eux siégera
au comité, tout comme le Vice-Président du Conseil d'Etat et le
Président de la Section du contentieux administratif du Conseil d'Etat.
La personne représentant le droit européen et la dimension internationale
dans le comité est désignée au cas par cas.
Il n'est pas souhaitable d’impliquer celui ou celle dont le
mandat prend fin dans la décision relative à la personne recommandée
pour lui succéder. D'une manière générale, laisser une personne
choisir son successeur n’est pas une bonne chose. En revanche, il
est souhaitable de faire appel à une personne ayant une expérience
internationale pertinente dans l'organe concerné ou dans une autre
instance pour établir la liste de candidats sélectionnés. L'intéressé
devrait très bien connaître l'Union européenne et sa culture, ou
le Conseil de l'Europe et sa culture. Après tout, elle est a priori
très qualifiée pour juger si un candidat sera capable d'exercer
efficacement ses fonctions dans une juridiction européenne.
Naturellement, le comité de sélection est libre de demander
conseil à des tiers ; cette décision lui appartient, de même que
le choix des personnes consultées. Les personnes susceptibles de
donner des conseils sont notamment les présidents des assemblées
de présidents des tribunaux de district et des cours d'appel, le président
de l'Association néerlandaise de la magistrature (Nederlandse Vereniging voor Rechtspraak)
et le doyen de l'Ordre des avocats néerlandais (Nederlandse Orde van Advocaten).
Point 5 : procédure de nomination
Les décisions de fond concernant la liste de candidats sélectionnés
sont prises conjointement par les ministres des Affaires étrangères
et de la Justice. Les deux ministres compétents sont ainsi associés
aux aspects politiques (points 2, 3, 4 et 6 du point 5) de la procédure.
Il va de soi qu’il est inutile de suivre la procédure de nomination
pour un poste à Luxembourg si le Gouvernement a la capacité et l'intention
de reconduire dans ses fonctions le magistrat en place. En ce qui concerne
les postes à Strasbourg, il faut systématiquement soumettre une
liste de candidats. En matière de renouvellement à Luxembourg, la
règle veut que le magistrat en exercice soit reconduit dans ses
fonctions au terme de son premier mandat de six ans, sauf si elle
ne le souhaite pas ou si des arguments convaincants s'y opposent.
Par contre, il n'est pas reconduit dans ses fonctions au terme de
son second mandat de six ans, sauf si des arguments convaincants
vont dans ce sens et si l'intéressé y consent. Dans la mesure où
il faudrait prévoir au moins un an pour la procédure de nomination,
les consultations au sein du Gouvernement puis avec la personne
en exercice sur son éventuelle reconduite dans ses fonctions devraient
s'achever en temps utile, avant le début de la dernière année du
mandat de la personne.
Le comité de sélection transmet sa liste de candidats sélectionnés
aux ministres des Affaires étrangères et de la Justice (comme indiqué
au point 5 de la procédure). Le ministre des Affaires étrangères
coordonne les aspects politiques de la procédure, soumet la liste
de candidats au Cabinet au nom des deux ministres (point 7) et présente
le(s) candidat(s) retenu(s) par le Gouvernement néerlandais à l'organe
international concerné (point 8). Le ministre de la Justice s'occupe
des aspects logistiques et administratifs de la procédure, notamment
de la publication de l'avis de vacance et de l'adresse pour l'envoi
des candidatures. Cet arrangement est le plus pratique, car le ministre
de la Justice a l'expérience requise dans le domaine des procédures
de nomination à des postes judiciaires.
Les organisations internationales peuvent nommer un autre
candidat que celui retenu par le Gouvernement néerlandais.
Benk Korthals Jozias van Aartsen
Ministre de la Justice Ministre des Affaires étrangères
**************************************************************************
L’avis de vacance a été publié le 10 juin dans les versions
électroniques et papier du Nederlands Juristenblad. Le même jour,
il est paru sur les sites des postes à pourvoir du Gouvernement
ainsi que sur les sites de deux journaux, NRC Handelsblad et Intermediair.
Enfin, l’annonce a été publiée dans l’intranet du Conseil de la magistrature
(Raad voor de Rechtspraak). La date limite de dépôts des candidatures
était le 1er juillet 2016. L’annonce invitait également les tiers
à proposer au Gouvernement des candidats qu’ils estimaient compétents.
Dans l’intervalle, un comité consultatif a été constitué ;
il était composé du Président de la Cour suprême (Hoge Raad), du
Vice-président du Conseil d’État (Raad van State), tous deux siégeant
ex officio, ainsi que d’un professeur d’université de droit des
droits de l’homme à la retraite siégeant sur une base ad hoc.
À la suite de la publication de l’avis de vacance, une dizaine
de candidatures et recommandations ont été reçues. Le comité consultatif
a invité plusieurs candidats à participer à des entretiens qui lui
ont permis d’apprécier leurs connaissances de la Convention européenne
des droits de l’homme et du droit interne, leur expérience internationale,
leur connaissance des langues étrangères et leur disposition à s’installer
à Strasbourg.
Sur la base des réponses reçues, des propositions de tiers
et des entretiens avec les candidats présélectionnés, le comité
a formulé une recommandation à l’intention du ministre des Affaires
étrangères et du ministre de la Sécurité et de la justice. À sa
réunion du 14 octobre 2016, le Conseil des Ministres (Ministerraad)
a décidé, sur proposition des deux ministres, de proposer les candidatures
de M. Martin KUIJER, de M. Rick LAWSON et de Mme Jolien SCHUKKING
à l’élection au poste de juge de la Cour européenne des droits de
l’homme.
[…]
Annexe 1 – Martin
KUIJER
2. CURRICULUM VITÆNote
I. Etat civil
Nom, prénom : Kuijer, Martin
Sexe : masculin
Date et lieu de naissance : 18 janvier 1972, Voorburg (Pays-Bas)
Nationalité : néerlandaise
II. Etudes, diplômes
et autres qualifications
- 1990–1996 – maîtrise
(LL.M.) de droit et propédeutique en histoire, université de Leyde,
Pays-Bas
- 1992 – diplôme de droit constitutionnel français et institutions
politiques, Institut d’études politiques de Paris, France
- 1996–1997 – Magister Juris (M. Jur. Oxon), diplôme universitaire
de droit international public, de droit européen des droits de l’homme
et de droit de l’UE, Trinity College, université d’Oxford, Royaume-Uni
- 1998–2002 – maître de conférences et chargé de recherche,
université de Leyde, Pays-Bas
- 2004 – thèse de doctorat : « The Blindfold of Lady Justice
– Judicial Independence and Impartiality », université de Leyde,
Pays-Bas
- depuis 2004 – professeur de droit des droits de l’homme,
université libre d’Amsterdam (Vrije Universiteit Amsterdam), Pays-Bas
III. Activités professionnelles
pertinentes
a. Description des
activités judiciaires
Depuis 2008 – Cour d’appel d’Arnhem-Leeuwarden,
juge suppléant auprès de la section pénale (raadsheer-plaatsvervanger)
b. Description des
activités juridiques non judiciaires
Depuis 2016 – conseiller juridique au
ministère de la Sécurité et de la Justice
c. Description des
activités professionnelles non judiciaires
Néant
IV. Activités et expérience
dans le domaine des droits de l’homme
Fonctions actuelle et antérieures
- membre suppléant de
la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission
de Venise)
- agent de liaison du Comité européen pour la prévention
de la torture (CPT) désigné par le royaume des Pays-Bas
- depuis 2004 – professeur de droit des droits de l’homme,
université libre d’Amsterdam, Pays-Bas
Expérience professionnelle
- 2003-2016 - chef du
service juridique des droits de l’homme au ministère (de la Sécurité
et) de la Justice
Responsable de la défense des Pays-Bas dans des affaires de
droits de l’homme relevant de la compétence du ministère et portées
devant la Cour européenne des droits de l’homme, la Cour de justice
de l’Union européenne et des organes des Nations unies si ces affaires;
Conseil sur la compatibilité des projets de loi et de politiques
avec les normes internationales en matière de droits de l’homme ;
Contribution aux rapports périodiques soumis par les Pays-Bas
à divers organes conventionnels des Nations Unies.
- 2014–2015 – président du groupe
de travail du Conseil de l’Europe sur l’avenir à plus long terme
de la Cour européenne des droits de l’homme
- 2009–2014 – participation à diverses des activités du
CDDH dans le domaine de la réforme de la Cour, notamment la préparation
des protocoles n° 15 et 16 ; président du GT-GDR-C, notamment sur
les mesures provisoires ; rapporteur sur le fonctionnement du Panel
consultatif d'experts sur les candidats à l'élection de juges à
la Cour européenne des droits de l'homme
V. Activités publiques
a. Postes dans la
fonction publique
Non pertinent
b. Mandats électifs
Non pertinent
c. Fonctions exercées
au sein d’un parti ou d’un mouvement politique
Non pertinent
VI. Autres activités
Membre des comités de rédaction
suivants :
- Nederlands Tijdschrift voor Mensenrechten (Journal
des droits de l’homme des Pays-Bas)
- Netherlands Yearbook of International Law (NYIL)
Conférencier invité – droit (européen) des droits de l’homme,
organisation judiciaire et questions législatives:
- Institut de formation des magistrats
des Pays-Bas (SSR)
- Académie de législation des Pays-Bas (Academie voor Wetgeving en Overheidsjuristen);
- Service de l’immigration et de la naturalisation des Pays-Bas(IND)
- Réseau européen de formation judiciaire (REFJ)
- Institut national roumain pour les magistrats (NIM)
- Institut interrégional de recherche des Nations Unies
sur la criminalité et la justice (UNICRI, 2014 et 2015)
- formation des responsables gouvernementaux du Surinam
sur les normes internationales en matière de droits de l’homme (Anton
de Kom Universiteit, Paramaribo, 2011)
- formation des membres de la Commission des droits de l’homme
et de la bonne gouvernance (CHRAGG) sur les normes internationales
des droits de l’homme, la bonne gouvernance et le traitement professionnel
des affaires de droits de l’homme (Tanzanie, 2013)
- formation des membres du Conseil national des droits de
l’homme (CNDH) sur les mécanismes de contrôle, d’enquête et de suivi,
ainsi que sur les compétences requises pour effectuer des visites
dans les lieux de détention (Maroc, 2013).
Participation aux projets suivants :
- Commission européenne, Programme horizontal PHARE relatif
à la justice et aux affaires intérieures : Renforcement de l’Etat
de droit, en vue d’aider les pays d’Europe centrale et orientale
à transposer et mettre en œuvre l’acquis communautaire dans le domaine
de la justice et des affaires intérieures (2001-2002)
- Conseil de l’Europe, avis d’expert sur la compatibilité
du projet de code de procédure civile de la Serbie et du Monténégro
avec les exigences de la Convention européenne des droits de l’homme
(2003 et 2004)
- expert principal, formateur et conférencier, « Renforcer
la capacité de formation de l’Institut national de la magistrature,
Roumanie » en coopération avec le SSR néerlandais et l’institut
national de la magistrature de Roumanie (2000-2006, développement
de la formation aux droits de l’homme pour les magistrats)
- expert, formateur et conférencier, « Préparation d’une
stratégie de recrutement et de formation en Bulgarie », en coopération
avec le centre bulgare de formation des magistrats (2004-2005, développement
d’une formation aux droits de l’homme pour les magistrats)
- expert, formateur et conférencier, « Formation aux droits
de l’homme des magistrats tchèques », en coopération avec l’Union
des Juges de la République tchèque
- Ateliers sur le droit des droits de l’homme en Albanie
dans le cadre du programme joint Union européenne/Conseil de l'Europe
pour la réforme du système juridique.
Conférences publiques (sélection)
- septembre 2004, Mexico City (Mexique), Congreso nacional
– Associacion Nacional de Doctores en Derecho, conférence sur la
présomption d’innocence à l’intention du Sénat mexicain
- décembre 2004, Sofia (Bulgarie), Conférence nationale
des juges
- juin 2005, Strasbourg (France), Séminaire à haut niveau
du Conseil de l’Europe, « Protéger les droits de l’homme tout en
luttant contre le terrorisme »
- novembre 2005, Tbilissi (Géorgie), « Supplementary Human
Dimension Meeting » de l’OSCE sur le « rôle des avocats de la défense
pour garantir un procès équitable »
- novembre 2006, Vaduz (Liechtenstein), atelier sur les
droits de l’homme et la coopération internationale dans la lutte
contre le terrorisme (organisé par l’OSCE/BIDDH)
- juin 2007, Strasbourg (France), Conseil de l’Europe, « Les
droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme : protection
du droit à la vie privée » organisé par le Commissaire aux droits
de l’homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg
- novembre 2007, Oslo (Norvège), « la CEDH et la loi sur
l’immigration », organisé par le ministère norvégien de la Justice
- novembre 2009, Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe,
« Le contrôle par les organes législatifs des États membres des
arrêts de la Cour de Strasbourg en vue de garantir l’autorité et l’efficacité
de la Convention européenne des droits de l’homme »
- octobre 2010, Astana (Kazakhstan), conférence internationale :
« sanction judiciaire des arrestations : renforcer la législation
et la pratique en matière de maintien de l’ordre », conférence organisée
par le Sénat et la Cour suprême
- avril 2011, Strasbourg Assemblée parlementaire du Conseil
de l’Europe, Commission des questions juridiques et des droits de
l'homme, « Les parlements nationaux : garants des droits de l’homme
en Europe »
- avril 2012, Londres (Royaume-Uni), « Combler le déficit
démocratique dans le domaine des droits de l'homme », conférence
organisée par le comité mixte des droits de l'homme du Parlement
britannique
- juin 2012, Pays-Bas, président du séminaire sur « la relation
de travail triangulaire entre le SPT, le CPT et le MNP »
- avril 2014, Oslo (Norvège), « L’avenir à long terme de
la Cour européenne des droits de l’homme », conférence organisée
par le Conseil de l’Europe, le ministère norvégien de la Justice
et l’université d’Oslo
- juin 2015, Maastricht (Pays-Bas), « Le paysage des droits
fondamentaux de l’UE après l’avis 2/13 », conférence organisée par
l’université de Maastricht
- octobre 2015, Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie),
Cour constitutionnelle de la Fédération de Russie, « Renforcer les
mécanismes nationaux pour une mise en œuvre effective de la Convention européenne
des droits de l’homme »
- mars 2016, Bucarest (Roumanie), Cour constitutionnelle,
« Les effets de l’ordre juridique européen sur l’ordre juridique
interne »
- avril 2016, Londres (Royaume-Uni), Institut britannique
de droit international et de droit comparé, Bingham Centre for the
Rule of Law, « Vue d’ensemble du rapport du CDDH sur l’avenir à
long terme du système de la convention »
- mai 2016, Rome (Italie), Assemblée parlementaire du Conseil
de l’Europe, « Assurer le respect des normes de la Convention européenne
des droits de l’homme ».
VII. Travaux et publications
- M. Kuijer, “Fundamental
rights protection in the legal order of the European Union”, in:
S. Blockmans & A. Lazowski (eds.), Institutional
Law of the European Union, London: Elgar Publishing 2016
- M. Kuijer, “Guaranteeing International Human Rights Standards
in the Netherlands: The Parliamentary Dimension”, in: Murray Hunt,
Hayley J Hooper and Paul Yowell (eds.), Parliaments
and Human Rights – Redressing the Democratic Deficit,
Oxford: Hart, 2015, pp. 295-305
- M. Kuijer, “The Impact of the Case Law of the European
Court of Human Rights on the Political Debate in the Netherlands
concerning the Court”, in: M. van Roosmalen, B. Vermeulen, F. van
Hoof & M. Oosting (eds.), Fundamental
Rights and Principles – Liber amicorum Pieter van Dijk,
Cambridge: Intersentia, 2013, pp. 99- 114
- M. Kuijer, “The Right to a Fair Trial and the Council
of Europe's Efforts to Ensure Effective Remedies on a Domestic Level
for Excessively Lengthy Proceedings”, in: Human
Rights Law Review 2013 13: 777-794
- M. Kuijer, “Human-Rights-Oriented Evaluation of Security
Legislation: National Practice and European Guidance from the ECHR”,
in: Marion Albers & Ruth Weinzierl (eds.), Menschenrechtliche Standards in der Sicherheitspolitik.
Beiträge zur rechtsstaatsorientierten Evaluierung von Sicherheitsgesetzen. Baden-Baden:
Nomos, 2010
- M. Kuijer, “De betekenis van het Europees verdrag voor
de rechten van de mens voor de nationale wetgever”, in: Wetgever en constitutie (Preadvies
Vereniging voor wetgeving en wetgevingsbeleid), Nijmegen: Wolf Legal
Publishers, 2009, pp. 43-86 [the relevance of the ECHR for domestic
legislators]
- M. Kuijer, Van Lawless tot
een rechtmatige bestrijding van terrorisme, Wolf Legal
Publishers: Nijmegen, 2005 [on human rights standards in the fight
against terrorism, inaugural speech as Professor]
- M. Kuijer, The Blindfold of Lady Justice - Judicial Independence
and Impartiality in Light of the Requirements of Article 6 ECHR,
Wolf Legal Publishers, 2004 [doctoral thesis]
- M. Kuijer, “Voting behaviour and national bias in the
European Court of Human Rights and the International Court of Justice:
, in: Leiden Journal of International
Law 1997, pp. 49-67
- M.K. Bulterman & M. Kuijer (eds.), Compliance with judgments of international
courts, The Hague/Boston/London: Martinus Nijhoff Publishers,
1996
VIII. Langues
|
Langue
|
Lu
|
Ecrit
|
Parlé
|
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
|
a.
Langue maternelle :
|
|
– néerlandais
|
X
|
|
|
X
|
|
|
X
|
|
|
|
b.
Langues officielles :
|
|
– anglais
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X
|
|
|
X
|
|
|
X
|
|
|
|
– français
|
X
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|
|
|
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X
|
|
X
|
|
|
c.
Autre langue :
|
|
– allemand
|
X
|
|
|
|
|
X
|
|
X
|
|
IX. Au cas où vous
n’auriez pas le niveau de compétence linguistique requis pour exercer
la fonction de juge dans une langue officielle, veuillez confirmer
votre intention, si vous êtes élu(e) juge à la Cour, de suivre des
cours de langue intensifs dans la langue concernée avant de prendre
vos fonctions ainsi que, si besoin est, au début de votre mandat.
J’ai l’intention d’améliorer mon français.
X. Autres éléments
pertinents
XI. Veuillez confirmer
que vous vous installeriez de manière permanente à Strasbourg au
cas où vous seriez élu(e) juge à la Cour.
Je confirme que je m’installerai de manière permanente à Strasbourg
si je suis élu juge à la Cour.
Annexe 2 – Rick LAWSON
3. CURRICULUM VITÆNote
I. Etat civil
Nom, prénom : Lawson, Rick (Richard Andrew)
Sexe : masculin
Date et lieu de naissance : 26 juillet 1964, Rijswijk (NL)
Nationalité : néerlandaise
II. Etudes, diplômes
et autres qualifications
- 1970–1976 – école primaire (Basisschool) – Steenvoordeschool,
Ryswick, Pays-Bas
- 1976–1982 – école secondaire (VWO) –
Rijnlands Lyceum, Oegstgeest, Pays-Bas
- 1982–1988 – diplôme de droit (Internationaal-juridische
opleiding) – université de Leyde, Pays-Bas
- 1985 – cours intensif de français, suivi d’un stage à
la Mairie de Meylan – université de Grenoble, France
- 1999 – PhD (cum laude) – université de Leyde ; mémoire
: « Het EVRM en de Europese Gemeenschappen – Bouwstenen voor een
aansprakelijkheidsregime voor het optreden van internationale organisaties
» [la CEDH et les communautés européennes
– éléments clés d’un système de responsabilités pour la conduite
des organisations internationales]
- Mémoire de master : prix J.P.A. François – Société néerlandaise
de droit international, 1988
- Thèse de doctorat : prix Érasme – Fondation Praemium Erasmianum,
1999
- Chargé de cours de l’année, faculté de droit de Leyde,
2004
III. Activités professionnelles
pertinentes
a. Description des
activités judiciaires
Néant
b. Description des
activités juridiques non judiciaires
Néant
c. Description des
activités professionnelles non judiciaires
- 1988–1990 – secrétaire
exécutif, Comité Helsinki des Pays-Bas (NHC)
- 1990–1999 – chargé de cours (professeur adjoint) de droit
européen, faculté de droit de Leyde
- 1993–1994 – juriste (poste temporaire), secrétariat de
la Commission européenne des droits de l’homme, Strasbourg
- 1995 – chercheur invité, Europa Institute, université
d’Édimbourg, Royaume-Uni
- 1999–2001 – maître de conférences (professeur associé)
en droit européen, faculté de droit de Leyde
- 2001–2011 – professeur, chaire Kirchheiner, faculté de
droit de Leyde
- 2008–2011 – responsable du département de droit européen,
faculté de droit de Leyde
- 2011–2016 – doyen de la faculté de droit de Leyde
- depuis 2011 – professeur de
droit européen des droits de l’homme, faculté de droit de Leyde
IV. Activités et expérience
dans le domaine des droits de l’homme
Depuis 1990, j’ai axé ma carrière universitaire sur le droit
européen et international des droits de l’homme, dans le cadre plus
général du droit international public, du droit institutionnel international
et du droit communautaire. Dans ce cadre, j’ai publié de nombreux
écrits sur la Convention européenne des droits de l’homme et le
Conseil de l’Europe, ainsi que sur la protection des droits fondamentaux
dans l’ordre juridique de l’UE (cf. section VII, ci-dessous). Les
activités suivantes méritent également d’être mentionnées :
- expert auprès de la commission
des questions juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire
du Conseil de l’Europe (APCE), notamment : « Zones où la Convention
européenne des Droits de l’Homme ne peut s’appliquer » (Paris, 2002),
« Garantir l'autorité et l'efficacité de la Convention européenne
des droits de l'homme » (Venise, 2007), « Nécessité d’éviter le
chevauchement des travaux du Conseil de l’Europe par l’Agence des
droits fondamentaux de l’Union européenne » (Paris, 2009), « L’avenir
de la Cour de Strasbourg et la mise en œuvre des normes de la CEDH:
réflexions sur le processus d’Interlaken » (Paris, 2009), « Obligation
des institutions internationales de répondre de leurs actes en cas
de violations des droits de l'homme » (Izmir, 2013)
- auteur de plusieurs avis à la demande du Conseil de l’Europe,
dont un avis d’expert sur le projet d’accord constitutionnel entre
l’Etat de la Géorgie et l’Eglise orthodoxe autocéphale et apostolique
de Géorgie (doc. HRCAD (2001) 3))
- conseiller des requérants dans l’affaire Banković et autres c. Belgique et 16 autres
Etats contractants (requête n° 52207/99) devant la Grande
chambre de la Cour européenne des droits de l’homme (2001)
- expert à plusieurs reprises auprès du Sénat et de la Seconde
chambre du Parlement néerlandais, ainsi que du ministère néerlandais
de la Justice et du ministère public
- chercheur principal chargé de l’Inspection d’évaluation
de la politique (IOB) du ministère des Affaires étrangères dans
un rapport intitulé Vijf jaar Top van
Warschau: De Nederlandse inzet voor versterking van de Raad van
Europa [Cinq ans après le sommet de Varsovie : la politique des
Pays-Bas vise à renforcer le Conseil de l’Europe] (2011)
- membre fondateur du Réseau d’experts indépendants en matière
de droit fondamentaux (2002-2006) ; expert senior du réseau des
experts des droits de l’homme FRALEX mis en place par l’Agence des
droits fondamentaux de l’Union européenne (2008-2009)
- conférencier à l’Université d’été de l’Institut international
des droits de l’homme, Strasbourg (France) depuis 2007 ; chargé
du cours annuel de perfectionnement sur la protection internationale
des droits de l’homme à Abo (Finlande) de 2003 à 2011 ; chargé du
cours général sur les droits de l’homme à l’académie de droit européen
de l’Institut Universitaire Européen (EUI), Florence (Italie) en
2006
- orateur invité dans de nombreuses assemblées, dont le
symposium nordique « L’architecture des droits de l’homme en Europe
» (Oslo, 2007), Commission des droits de l’homme du Sénat de la
République de Pologne : « Conférence de Varsovie sur les droits
fondamentaux » (2007), Société irlandaise de droit européen, « Conférence
sur les droits de l’homme » (2010), conférence de Wilton Park :
« Vision de la Cour européenne des droits de l’homme en 2020 » (2011)
- conférencier invité – conférences sur la Cour de Strasbourg
dans des universités et institutions en Europe et dans le monde,
notamment : Universidad Diego Portales (Santiago, Chili), Académie
chinoise de sciences sociales (Beijing, Chine), université Panthéon-Assas
(Paris II, France), Académie de droit européen ERA (Trêves, Allemagne),
Universitas Indonesia (Jakarta, Indonésie), Scuola Superiore de Sant’
Anna (Pise, Italie), université d’État (Chisinau, Moldova), Uniwersytet
Mikołaja Kopernika w Toruniu (Toruń, Pologne), MGIMO (Moscou, Russie),
İstanbul Üniversitesi (Istanbul, Turquie)
- titulaires du cours sur les droits de l’homme pour le
SSR (centre de formation du système judiciaire néerlandais et du
ministère public), 1997-2011
- participation à divers programmes de formation organisés
par le Conseil de l’Europe, notamment dans les pays suivants : Arménie
(Erevan), Kosovo (Pristina, Prizren), Moldova (Chisinau), Fédération
de Russie (Moscou, Saint-Pétersbourg), Slovénie (Bled) et Turquie
(Antalya)
V. Activités publiques
a. Postes dans la
fonction publique
Néant
b. Mandats électifs
Néant
c. Fonctions exercées
au sein d’un parti ou d’un mouvement politique
Néant
VI. Autres activités
- 1987–1995 – membre du
comité (1990-1992 : président) du Nederlands
Juristen Comité voor de Mensenrechten (NJCM), section
néerlandaise de la Commission internationale de juristes (ICJ)
- depuis 1992 – membre du comité de rédaction du Nederlands Tijdschrift voor Mensenrechten, principale revue
néerlandaise de droit des droits de l’homme
- depuis 2011 – membre du comité de la Fondation Praemium
Erasmianum, une institution culturelle œuvrant dans les domaines
des humanités, des sciences sociales et des arts. Le prix annuel
Érasme a été décerné, entre autres, à Antonio Cassese et à Benjamin
Ferencz
- depuis 2011 – membre de la Commission des droits de l’homme
du Conseil consultatif des affaires internationales (AIV), organe
consultatif du ministère des Affaires étrangères
- depuis 2013 – membre de la Société royale hollandaise
des sciences et des humanités
- depuis 2014 – membre du ‘réseau du savoir’ de la Commission
de contrôle des Services de renseignement et de sécurité (CTIVD)
VII. Travaux et publications
- Lawson R.A. (2016),
“Si vis pacem, para bellum. Application of the European Convention
on Human Rights in situations of armed conflict”, in L. Early &
A. Austin (eds.), The Right to Life under
Article 2 of the European Convention on Human Rights – Essays in
Honour of Michael O’Boyle (Wolf Legal Publ.), pp. 213-230
- Lawson R.A. (2015), “Two Steps Back, Three Steps Forward:
Zwarte Piet and the European Convention on Human Rights”, in J.
Casadevall et al. (eds.), Mélanges en
l’honneur de / Essays in honour of Dean Spielmann (Wolf
Legal Publ.), pp. 323-334
- Lawson R.A. & M. den Heijer (2013), “Extraterritorial
Human Rights and the Concept of 'Jurisdiction'”, in M. Langford
a.o. (eds.) Global Justice, State Duties
- The extraterritorial scope of economic, social and cultural rights
in international law (Cambridge UP), pp. 153-191
- Lawson R.A. (2013), “A Twenty-First-Century Procession
of Echternach: The Accession of the EU to the European Convention
of Human Rights”, in F. Dorssemont a.o. (eds.), The European Convention on Human Rights and
the Employment Relation (Hart Publ.), pp. 47-59
- R.A. Lawson (2012), “Chapter 18 - The European Convention
on Human Rights”, in C. Krause & M. Scheinin (eds.), International Protection of Human Rights: A
Textbook (Abo Akademi University, second ed.), pp. 423-462
- R.A. Lawson (2010), “The Achievements of the Strasbourg
Court”, in E. Myjer a.o. (eds.), The Conscience
of Europe – 50 Years of the European Court of Human Rights (Council
of Europe), pp. 162-173 (with translations in French and Russian)
- R.A. Lawson (2009), “How to Maintain and Improve Mutual
Trust amongst EU Member States in Police and Judicial Cooperation
in Criminal Matters? Lessons from the Functioning of Monitoring
Mechanisms in the Council of Europe”, in M. Dane & A. Klip (eds.), An additional evaluation mechanism in the field
of EU judicial cooperation in criminal matters to strenghten mutual
trust (Celsus), pp. 249-315
- R.A. Lawson & E. Myjer (eds.) (2000), Vijftig jaar EVRM [Fifty years ECHR] (St.
NJCM-Boekerij), xiv + 644 pp.
- R.A. Lawson (1999), De internationale
rechter en de Nederlandse rechtsorde [The international judge and the Dutch legal
order], Handelingen Nederlandse Juristen-Vereniging [Proceedings
of the Dutch Law Society] vol. 129, 131 pp.
- R.A. Lawson & H.G. Schermers, Leading
Cases of the European Court of Human Rights (Ars Aequi
Libri – Nomos - Maklu - Schultess Polygrafischer Verlag), first
ed. 1997, xxxix + 788 pp.; second ed., 1999, xxxix + 798 pp.
VIII. Langues
|
Langue
|
Lu
|
Ecrit
|
Parlé
|
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
|
a.
Langue maternelle :
|
|
– néerlandais
|
X
|
|
|
X
|
|
|
X
|
|
|
|
b.
Langues officielles :
|
|
– anglais
|
X
|
|
|
X
|
|
|
X
|
|
|
|
– français
|
X
|
|
|
|
|
X
|
|
X
|
|
|
c.
Autre langue :
|
|
– allemand
|
|
X
|
|
|
|
X
|
|
|
X
|
IX. Au cas où vous
n’auriez pas le niveau de compétence linguistique requis pour exercer
la fonction de juge dans une langue officielle, veuillez confirmer
votre intention, si vous êtes élu(e) juge à la Cour, de suivre des
cours de langue intensifs dans la langue concernée avant de prendre
vos fonctions ainsi que, si besoin est, au début de votre mandat.
Je confirme que j’ai l’intention d’améliorer ma connaissance
active du français.
X. Autres éléments
pertinents
Néant
XI. Veuillez confirmer
que vous vous installeriez de manière permanente à Strasbourg au
cas où vous seriez élu(e) juge à la Cour.
Je confirme que je m’installerai de manière permanente à Strasbourg
si je suis élu juge à la Cour.
Annexe 3 – Jolien
SCHUKKING
4. CURRICULUM VITÆNote
I. Etat civil
Nom, prénom : Schukking, Jolien
Sexe : féminin
Date et lieu de naissance : 9 août 1967, Noordoostpolder,
Pays-Bas
Nationalité : néerlandaise
II. Etudes, diplômes
et autres qualifications
- 1987–1992 – université
de Leyde, Pays-Bas, maîtrise de droit,
- 1986–1987 – Bennington College, Vermont., États-Unis d’Amérique
(Programme Fulbright), 1ère année universitaire
: relations internationales (dont un stage aux Nations unies, New
York) et danse
III. Activités professionnelles
pertinentes
a. Description des
activités judiciaires
- Juge (raadsheer) auprès du tribunal administratif
supérieur du commerce et de l’industrie (College
van Beroep voor het bedrijfsleven), une des quatre plus
hautes cours administratives des Pays-Bas (depuis 2013)
- Juge (rechter) au
tribunal de première instance d’Utrecht (2009-2013), chambre de
droit administratif (affaires relevant du droit des réfugiés) et
chambre de droit pénal
- juge suppléant (rechter-plaatsvervanger)
auprès du tribunal de première instance de Rotterdam (2006-2013),
chambre de droit pénal et chambre de droit administratif (affaires
relevant du droit des réfugiés)
b. Description des
activités juridiques non judiciaires
- avocate, cabinet de
droit international Bird&Bird, La Haye (2007-2009), spécialisée
en droit administratif et droit européen
- conseillère juridique principal, ministère des Affaires
étrangères, division du droit international, La Haye (1998-2007).
Agente du royaume des Pays-Bas pour représenter le gouvernement
devant la Cour européenne des droits de l'homme et les organes des
traités des droits de l'homme des Nations Unies
- cheffe de la délégation néerlandaise concernant les négociations
des traités, dont : protocole n° 12 à la CEDH (interdiction générale
de la discrimination) et protocole n° 13 à la CEDH sur l’abolition
en toutes circonstances de la peine de mort. Membre de la délégation
néerlandaise concernant les négociations des traités, dont : Convention
des Nations Unies contre la corruption et Convention des Nations
Unies pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions
forcées
- conseillère juridique, Conseil d’État, division du droit
administratif, La Haye (1993-1998)
- juriste, Conseil de l’Europe, (ancienne) Commission européenne
des droits de l’homme, Strasbourg (1996)
c. Description des
activités professionnelles non judiciaires
Néant.
IV. Activités et
expérience dans le domaine des droits de l’homme
- Présidente/membre du
Comité d'experts pour le développement des droits de l'homme, Conseil
de l'Europe (DH-DEV) (1998-2007)
- Membre du Groupe de spécialistes sur les droits de l’homme
et la lutte contre le terrorisme du Conseil de l’Europe (DH-S-TER)
(2006)
- Experte pour la mission de la Commission internationale
de juristes (ICJ) sur le renforcement du système judiciaire en Fédération
de Russie (2014 et 2016)
- Conférencière invitée, cours de droit international des
droits de l'homme, université de Leyde (2004-2014)
Conférences et cours sur des questions relatives aux droits
de l’homme et à l’État de droit :
- conférence
pour les juges et les juristes d’Oulianovsk, Fédération de Russie,
sur « L’impact de la jurisprudence de la Cour de Strasbourg sur
la jurisprudence nationale » ;
- conférence pour les juges d’Opatija, Croatie, sur « Le
droit à la protection de la propriété : article 1 du protocole n°
1 à la CEDH » ;
- Ecole nationale de la magistrature de Tbilissi, Géorgie,
formation sur les « articles 5 et 6 de
la Convention » ;
- séminaire Chine-UE de Beijing, conférence sur « la procédure
de ratification par les Pays-Bas du Pacte international relatif
aux droits civils et politiques » ;
- séminaire de l’ECRI (Conseil de l’Europe), conférence
sur « Lutter contre le racisme tout en respectant la liberté d’expression
» ;
- animation d’ateliers pour des juristes sur la résolution
des conflits relatifs aux droits de l’homme organisés par le Comité
d’Helsinki des Pays-Bas ;
- contribution à la conférence sur « La dimension religieuse
du dialogue interculturel », Saint-Marin ;
- plusieurs formations pour les avocats du barreau néerlandais
sur « La signification de la CEDH pour
la pratique nationale » ;
- présentation sur « la liberté
d’expression et le respect de la vie privée » devant
le comité de rédaction et les journalistes de NRC Handelsblad et NRC.next (journaux néerlandais)
- présidente de l’atelier « Responsabilité des pouvoirs
publics » lors d’une conférence sur « la protection des données
à l’ère numérique » ;
- plusieurs conférences à l’invitation d’universités néerlandaises
sur des thèmes liés aux droits de l’homme
- conférence sur « L’impact de la jurisprudence de la Cour
de Strasbourg sur la jurisprudence nationale » pour les étudiants
de la faculté de droit de l’université de Chicago ;
- formations dans des juridictions néerlandaises sur la
jurisprudence de la Cour de Strasbourg ;
- Membre du jury du Concours international de procès simulé
en droit de l’UE (European Law Moot Court Competition) entre des
équipes universitaires néerlandaises, sur le droit des réfugiés.
V. Activités publiques
a. Postes dans la
fonction publique
Néant
b. Mandats électifs
Néant
c. Fonctions exercées
au sein d’un parti ou d’un mouvement politique
Néant
VI. Autres activités
- Membre
du comité de la Fondation des juges pour les juges (www.rechtersvoorrechters.nl) (depuis 2009)
- Membre du comité consultatif
de la section néerlandaise de la Commission internationale de juristes (NJCM) (depuis 2010)
- Membre du comité de rédaction
de la revue néerlandaise de droit des droits de l’homme (Nederlands Tijdschrift voor Mensenrechten)
(depuis 2010)
- Membre de l’Association internationale
des juges spécialistes du droit des réfugiés (IARLJ) (depuis 2010)
- Membre du comité de la section néerlandaise de Défense
des enfants international (1996-2001)
- Echange avec l’Upper Tribunal (Immigration and Asylum
Chamber), Londres, Royaume-Uni (2011) // Cour d'appel pour les litiges
liés à l'immigration (Immigration Appeal Tribunal)
- EJTN Exchange Administrative Court Tallinn, Estonie (2014)
- Présidente de la Leiden United Nations Student Association
for International Relations (1989-1990)
VII. Travaux et publications
- “The Netherlands before
the European Court of Human Rights” in: Essays in honour of J.G. Lammers, Koninklijke
Brill NV, p. 141-164
- “Het Nederlands Agentschap bij het Europees Hof voor de
Rechten van de Mens” (The Office of the Dutch
Agent at the European Court of Human Rights), Böcker
en Schukking, NJCM‑Bulletin, jrg. 31, No. 1 (2006), p. 65-76
- “Het EVRM en Milieuvraagstukken” (The
European Convention of Human Rights and Environmental issues),
Kuijer en Schukking, TMA (2006), 4, p. 130-142
- “Reflections on the International Criminal Court”, editors: Von Hebel, Lammers en Schukking, T.M.C. Asser
Press, Den Haag 1999
- “Report on Human Rights in a multicultural society, focussing
on the themes Hate Speech and the Wearing of religious symbols in
public places”, (Expert group), Council of Europe
- “Onafhankelijkheid rechter in Europa gewaarborgd?” (Independence of the judiciary in Europe guaranteed?),
redactioneel NTM/NJCM-Bulletin, jrg. 39 (2014), No. 4
- “Als een kind dat in zijn favoriete speeltuin heeft mogen
spelen, interview met Egbert Myjer” (Interview with
former ECtHR Judge Egbert Myjer), Kuijer en Schukking,
NTM/NJCM-Bulletin 2013/2
- “Selection, training and appointment of judges in the
Netherlands”, Comparative Constitutional Review, No. 6 (103) 2014,
published (in Russian) by
Institute of Law and Public Policy, Moscow
- “Independence, efficiency and quality of justice”, to
be published (in Russian)
in next edition of Comparative Constitutional Review, published
by Institute of Law and Public Policy, Moscow
VIII. Langues
|
Langue
|
Lu
|
Ecrit
|
Parlé
|
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
très
bien
|
bien
|
assez bien
|
|
a.
Langue maternelle :
|
|
– néerlandais
|
x
|
|
|
x
|
|
|
x
|
|
|
|
b.
Langues officielles :
|
|
– anglais
|
x
|
|
|
x
|
|
|
x
|
|
|
|
– français
|
|
x
|
|
|
|
x
|
|
|
x
|
|
c.
Autre langue :
|
|
– allemand
|
|
x
|
|
|
|
x
|
|
|
x
|
IX. Au cas où vous
n’auriez pas le niveau de compétence linguistique requis pour exercer
la fonction de juge dans une langue officielle, veuillez confirmer
votre intention, si vous êtes élu(e) juge à la Cour, de suivre des
cours de langue intensifs dans la langue concernée avant de prendre
vos fonctions ainsi que, si besoin est, au début de votre mandat.
Je confirme que je suis disposée à suivre des cours de langue
intensifs en français.
X. Autres éléments
pertinents
XI. Veuillez confirmer
que vous vous installeriez de manière permanente à Strasbourg au
cas où vous seriez élu(e) juge à la Cour.
Je confirme que je m’installerai de manière permanente à
Strasbourg si je suis élue juge à la Cour.