Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Nous soutenons les recommandations du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, concernant les mesures prises par les autorités guatémaltèques pour modifier les résultats des élections tenues au Guatemala, et nous demandons instamment que ce problème soit traité dans le rapport de l’Assemblée parlementaire intitulé «Renforcer les relations entre le Conseil de l’Europe et l’Amérique latine», qui est en préparation.
Nous trouvons inacceptable que le ministère public guatémaltèque ait lancé des attaques contre le Tribunal électoral suprême, notamment en tentant de priver des juges et des membres du personnel électoral de leur immunité, ainsi qu'en perquisitionnant leurs bureaux et leurs installations de stockage des données électorales.
Ces actions sont contraires au droit international des droits humains, à la Constitution guatémaltèque et à la législation nationale. Nous condamnons fermement les attaques politiques visant Rafael Cordon, développeur de logiciels, et Irma Elizabeth Palencia, magistrate, qui ont utilisé la technologie blockchain pour assurer le stockage sécurisé des documents électoraux et pour empêcher ainsi toute modification non autorisée et écarter le risque de désinformation et d'utilisation abusive de l'intelligence artificielle. Ces attaques doivent cesser immédiatement.
À la suite des déclarations de l'Union européenne et des États-Unis à l'appui du rapport préliminaire de la mission d'observation électorale de l'Organisation des États américains, nous reconnaissons les avantages de l'utilisation d'un module de vérification publique pour authentifier les images des feuilles de décompte officielles à l'aide de la technologie blockchain, qui permet d’améliorer la fiabilité des résultats publiés.