21/09/2009 Questions sociales, santé et développement durable
Pour la Commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales de l’APCE, le droit de « vivre dans un environnement sain » doit être reconnu par la Convention européenne des droits de l’homme.
Le rapporteur de l’APCE sur le changement climatique, John Prescott, qui a été Vice- Premier ministre du Royaume-Uni et négociateur du Protocole de Kyoto, soutient cet appel dans le cadre de sa campagne New Earth Deal, dont l’objectif est de parvenir à un accord plus juste lors de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui aura lieu à Copenhague en décembre.
M. Prescott, qui entame aujourd’hui à la Globe Academy de Southwark, à Londres, une tournée des écoles britanniques pour présenter la question du changement climatique dans le cadre de la Semaine des Nations Unies sur le climat, a déclaré :
« En 1949, le Conseil de l’Europe a élaboré la Convention européenne des droits de l’homme afin que nous n’ayons plus à subir une guerre mondiale.
Soixante ans plus tard, le danger n’est pas la guerre, mais le changement climatique.
C’est pourquoi nous proposons l’élaboration d’un nouveau protocole à la Convention afin de consacrer le droit à un environnement viable et sain comme un droit humain fondamental. »
L’APCE recommandera cette proposition le 29 septembre, à Strasbourg, lors de la conférence de préparation à la Conférence de Copenhague sur le changement climatique ; elle appellera en outre le Conseil de l’Europe à faire du changement climatique l’une de ses priorités et à s’intéresser aux rapports entre le changement climatique et les droits de l’homme en Europe.
L’APCE appellera aussi à un accord mondial ambitieux et contraignant établissant un plan clair de réduction des émissions de carbone – fondé sur une plus grande équité sociale et environnementale – et recommandera aux Etats membres et observateurs du Conseil de l’Europe de négocier un train de mesures intégré.
« Nous estimons, a ajouté M. Prescott, que tout accord négocié doit reposer sur le principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives.
Cela signifie que la justice sociale et la réduction de la pauvreté doivent être au cœur même de tout accord. Cela suppose aussi d’équilibrer les émissions de gaz à effet de serre par habitant dans chaque pays.
Le changement de climat qui affecte l’ensemble du monde a été causé par les pays développés les plus riches. Ils doivent maintenant reconnaître le principe central du pollueur-payeur. »
Les écoles que M. Prescott va visiter dans les trois prochains jours dans le cadre de la campagne New Earth Deal sont la Globe Academy de Londres, Pudsey Grangefield, à Pudsey, près de Leeds, la Parrs Wood High School de Didsbury, à Manchester, et la Yardley’s School, à Birmingham.
L’APCE a conclu un partenariat avec le film L’âge de la stupidité, qui autorise l’utilisation de séquences du film dans les exposés que M. Prescott fera dans les écoles et sur son site web.
La tournée des écoles britanniques commencera le 21 septembre à Londres, en présence de Piers Guy, militant écologiste et promoteur de l’énergie éolienne, qui est l’une des vedettes de L’âge de la stupidité. Sa lutte contre les opposants à l’implantation d’éoliennes à Bedford, Angleterre, fera partie des extraits montrés dans les écoles.
Pour Franny Armstrong, réalisatrice de « L’âge de la stupidité » et promotrice de la campagne 10:10, « Toute l’équipe de L’âge de la stupidité est ravie d’unir ses efforts à ceux de John Prescott dans sa tournée des écoles du pays. »