22/09/2010 Migrations, protection internationale et coopération économique
Strasbourg, 22.09.2010 – « Nous commençons à peine à entrevoir en surface le phénomène de la traite des êtres humains aux fins d'exploitation de leur travail, que ce soit sous la forme de personnel de maison, dans l'agriculture, dans les ateliers clandestins ou dans le bâtiment », a déclaré aujourd'hui le Président de la Commission des migrations de l’APCE, John Greenway (Royaume-Uni, GDE), au terme d'une audition organisée sur le sujet à Skopje.
« Cette question exige un volume considérable d'informations, de statistique et d'études », a-t-il ajouté, en s'engageant à ce que sa commission élabore un rapport sur ce point. « Les caractéristiques essentielles de la traite d'êtres humains sont toujours les mêmes : exercer son emprise sur une personne et l'exploiter en recourant à la force et aux menaces ou en profitant de la vulnérabilité de la victime ».
« Les témoignages que nous avons entendus au cours de cette audition montrent clairement que le travail forcé existe dans tous les pays. Nous sommes convaincus que les États membres devraient consacrer davantage de moyens à la lutte contre le trafic et la traite d’êtres humains aux fins d’exploitation de leur travail ».