09/12/2010 Présidence
09/12/2010 – Le Président de l’APCE, Mevlüt Çavusoglu, s’est félicité de la ferme volonté des autorités bulgares de lutter contre la corruption et le crime organisé, un problème non résolu du dialogue postsuivi de l’Assemblée parlementaire avec la Bulgarie.
Le Président s’est exprimé à mi-parcours de sa visite officielle de trois jours en Bulgarie (8-10 décembre), pendant laquelle il a notamment rencontré le Président du pays, le Président du Parlement et les ministres des Affaires étrangères et de la Justice.
Il a décrit la Bulgarie comme un partenaire « constructif, actif et fiable » pour le Conseil de l'Europe, soulignant que sa transformation démocratique lui avait permis d'intégrer rapidement l'UE et l’OTAN.
M. Çavusoglu a apprécié les efforts du Parlement visant à amender le Code pénal et le Code de procédure pénale en collaboration avec la Commission de Venise, groupe d'experts juridiques indépendants du Conseil de l'Europe. Cependant, il a indiqué que seule la mise en œuvre pleine et entière de ces textes législatifs permettrait de parler de réussite. Le Président a également encouragé la poursuite de travaux sur une nouvelle loi électorale, indiquant que cela nécessiterait un vaste consensus entre les différentes forces politiques.
Les autres questions abordées incluaient la réforme du Conseil de l'Europe, l'adhésion de l’UE à la Convention européenne des droits de l'homme, la lutte contre la discrimination et les droits des minorités, y compris des groupes ethniques et religieux.
Les entretiens ont également porté sur des questions régionales comme la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, le Kosovo et la Moldova. Le Président a déclaré que la Bulgarie était un « facteur de stabilité » dans les Balkans ; il lui a néanmoins suggéré des moyens qui lui permettraient de jouer un rôle plus important pour aider les autres pays de la région à réaliser leur propre intégration européenne.
En conclusion, M. Çavusoglu s’est déclaré convaincu que la ferme volonté des autorités d'intensifier les réformes créerait les conditions de la clôture du dialogue postsuivi de l'Assemblée.