28/11/2011 Questions sociales, santé et développement durable
La faim tue une personne toutes les secondes dans le monde. En 2010, la FAO estimait que 925 millions de personnes souffraient de la faim.
Dans les pays concernés, la productivité doit absolument être augmentée ; il serait possible d’y parvenir en rendant les méthodes de production plus efficaces et en privilégiant les petites exploitations, qui ont de plus grandes facultés de résistance, ont déclaré aujourd’hui les participants à une audition sur la sécurité alimentaire organisée à Paris par la Commission de l’environnement de l’APCE.
Il est nécessaire que les gouvernements créent des conditions permettant aux petits agriculteurs d’être moins vulnérables, mais aussi de contribuer à atténuer les effets de la volatilité des prix dans l’intérêt de tous. La rapporteure de l’APCE, Francine John-Calame (Suisse, SOC), a conclu que son rapport serait axé sur une série de recommandations adressées aux Etats membres :
• réduire le gaspillage alimentaire et industriel,
• lutter contre le changement climatique,
• élaborer une nouvelle législation sur le droit à l’alimentation,
• favoriser les cultures vivrières par des mesures incitatives (fiscales ou autres),
• soustraire les denrées alimentaires à la spéculation financière,
• légiférer en matière d’aménagement du territoire afin de limiter le changement d’affectation des terres agricoles et leur transformation en zones industrielles ou d’habitation,
• abolir le subventionnement à l’exportation des produits agricoles des pays occidentaux qui entrent en concurrence avec les produits indigènes des pays du Sud et détruisent leurs marchés agricoles,
• mettre en place une politique de précaution efficace contre les risques alimentaires.