07/03/2012 Culture, science, éducation et médias
Strasbourg, 07.03.2012 – L'harmonisation de la législation réprimant le trucage des matchs a connu une avancée hier lorsqu’une commission de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a invité à l'unanimité les 47 États membres du Conseil de l'Europe à élaborer une convention ou un instrument international contraignant pour lutter contre le trucage des matchs et les paris illégaux.
La Commission de la culture, de la science, de l’éducation et des médias, réunie à Paris, a déclaré que la nécessité d'un tel instrument juridique était désormais « urgente ». Selon les parlementaires, la manipulation des résultats et les profits illicites que les paris sportifs occasionnent « menacent l’ordre public et la prééminence du droit ».
Dans un projet de recommandation, sur la base d’un rapport d’Anne Brasseur (Luxembourg, ADLE), la commission observe que « l'étude de faisabilité » d'une éventuelle convention, achevée le mois dernier par des experts du Conseil de l'Europe, pourrait servir de base à l'adoption d'une nouvelle législation.
Dans le cadre de l'énumération d'une série de mesures spécifiques de lutte contre le trucage des matchs qui pourraient être prises dans l'intervalle, la commission propose également d'interdire les paris sur les compétitions « vulnérables à des tentatives de corruption », comme les matchs de football professionnel et les compétitions réservées aux mineurs ou les compétitions amateurs.
La commission invite également à ériger la fraude sportive en infraction pénale, à collaborer davantage avec les opérateurs de paris pour déceler les paris suspects et à former les jeunes athlètes aux risques induits par le trucage de leurs performances en échange d'argent.