08/04/2014 Règlement, immunités et affaires institutionnelles
« Pour une fois, nous devons être intolérants. Intolérants face à toute tentative de corruption. Intolérants face à toute malversation. Intolérants face au silence, véritable terreau de ce fléau. Ne soyons pas des témoins silencieux. Nous devons être irréprochables, » a souligné la Présidente de l’APCE, Anne Brasseur, à l’occasion du lancement de la nouvelle ‘Plateforme de l’APCE contre la corruption’.
« Ne nous voilons pas la face, malgré les efforts entrepris par de nombreux parlements pour endiguer ce fléau, la corruption reste une menace bien réelle pour la démocratie et l’état de droit en Europe. En tant qu’élus nous avons une responsabilité plus grande que quiconque en la matière et pour moi, la lutte contre la corruption reste l’une des priorités de ma présidence, » a-t-elle conclu.
La plateforme entend créer un espace de dialogue afin de lutter plus efficacement contre cette menace. Elle réunit les élus des parlements des 47 États membres du Conseil de l'Europe et des États non-membres, ainsi que des experts et d'autres acteurs, dans le but de partager des informations, de diffuser des bonnes pratiques et de débattre des moyens de faire face aux nouvelles formes de corruption.
Les parlementaires s’engagent dans un double processus. D'une part, ils veillent à ce que les parlements nationaux prennent des mesures afin de lutter contre la corruption. D'autre part, ils œuvrent pour la promotion des instruments du Conseil de l'Europe et pour la mise en œuvre des recommandations du GRECO, l'organisme anti-corruption des ‘47’.
La première réunion de la Plateforme était consacrée au journalisme d’investigation et au rôle des parlements nationaux dans la lutte contre la corruption.