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La Présidente appelle à la solidarité face à la crise des réfugiés et des migrations

Intervenant lors d’un débat sur le thème « Réfugiés et migrants – quelle mission pour les pouvoirs locaux et régionaux ? » devant le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe aujourd’hui à Strasbourg, Anne Brasseur, Présidente de l’APCE, a appelé à la solidarité pour relever le défi n° 1 de l’Europe : la crise des réfugiés et des migrations ».

« C’est maintenant, plus que jamais qu’il est nécessaire d’être solidaires. Il en va de notre responsabilité de traduire en actes ce mot de « solidarité », a-t-elle déclaré. « Solidarité avec les réfugiés qui fuient la guerre, les conflits et la misère. Solidarité avec les Etats de la ligne de front, les pays de transit et les pays de destination. Solidarité avec les pays au voisinage de l’Europe, qui sont également confrontés aux problèmes des pays de transit et de destination. Solidarité dans nos pays, dans nos régions, dans nos villes, nos villages, c’est pourquoi l’action du Congrès est si importante », a-t-elle souligné.

"La condition préalable de l’action est sans aucun doute une répartition équitable des réfugiés entre les Etats membres et au sein de ceux-ci. Les régions et les municipalités devraient être disposées à assumer leur part de l’accueil en aidant à faire face à cette situation extraordinaire. On ne peut invoquer le caractère trop délicat de la question ni au niveau de l’Etat, ni se justifier de cette manière au niveau local et régional. Refuser de tendre une main secourable, comme l’ont fait certaines villes, c’est allumer de dangereux incendies au sein du milieu des immigrés installés et des nouveaux arrivants, qu’ils soient migrants ou réfugiés », a mis en garde la Président de l’APCE.

"En tant qu’élus locaux et régionaux, vous avez le pouvoir concret de rendre le monde meilleur. Vous pouvez ramener la solidarité au niveau local même où elle commence ; vous pouvez combattre la haine et l’intolérance à la racine ; vous pouvez mener des actions de sensibilisation à l’école ; vous pouvez encourager une meilleure compréhension et une collaboration plus étroite entre communautés.  Nul doute que   vous êtes mieux placés que quiconque pour comprendre la nature même de la crise sur le terrain. Vos discussions avec des maires de villes de la ligne de front promet d’être du plus grand intérêt », a-t-elle conclu.