18/11/2015 Présidence
« La question de la surveillance massive des citoyens a suscité beaucoup d’intérêt, surtout après les révélations faites par Edward Snowden, avec des tensions croissantes entre les préoccupations de sécurité et la protection des libertés », a déclaré Anne Brasseur, Présidente de l’APCE, à l’ouverture d’un débat en plénière au Forum mondial de la démocratie aujourd’hui à Strasbourg.
« Nous devons clairement rejeter tout message associant terrorisme et migration », a-t-elle mis en garde, évoquant les récents attentats terroristes à Paris et en Egypte et soulignant les dangers du populisme qui se nourrit de la haine, de la peur et de l’intolérance.
Faisant référence à la Résolution 2045 de l’APCE adoptée en avril 2015, elle a également rappelé que l’Assemblée considérait la surveillance massive comme « une menace pour les droits de l’homme ».
En lançant le débat, Mme Brasseur a soulevé une série de questions, notamment : quel est l’impact de la surveillance sur la liberté d’expression, la liberté de réunion, le travail des journalistes, l’opposition politique et la société civile ? A quelle part de liberté sommes-nous prêts à renoncer pour défendre nos sociétés contre le terrorisme ? Quelle quantité et quelle forme de surveillance faut-il pour assurer la sécurité démocratique ?
Le Forum mondial de la démocratie est un rassemblement annuel organisé à Strasbourg, au cours duquel des leaders, des faiseurs d’opinion, des militants de la société civile et des représentants des entreprises, des milieux universitaires, des médias et des groupements professionnels sont invités à échanger leurs points de vue sur des questions essentielles ayant trait à la démocratie dans le monde.