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Liban : plus de solidarité pour faire face à une crise des réfugiés 'intenable'

« La crise des réfugiés devient intenable pour le Liban. Une plus grande solidarité internationale est nécessaire », a souligné aujourd’hui l’APCE. La communauté internationale, a-t-elle dit, devrait renforcer « de toute urgence sa contribution au soutien et à l’aide aux réfugiés présents » dans ce pays. Les Etats devraient, d’une part, augmenter leur soutien financier à la prise en charge humanitaire sur le terrain, et d’autre part, accroître les possibilités de réinstallation pour les réfugiés qui souhaiteraient en bénéficier.

En adoptant une résolution sur la situation au Liban, basé sur le rapport de Tobias Zech (Allemagne, PPE/DC), les parlementaires ont rappelé que, au cours des cinq dernières années, la situation des réfugiés s'est aggravée et, qu’aujourd'hui, le Liban accueille environ 1,5 million de réfugiés syriens. « Cet afflux vient s’ajouter aux nombreux réfugiés déjà présents, faisant du Liban le pays avec le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde ».

Le texte adopté souligne également que « la plus ancienne démocratie au Proche-Orient » constitue, bien qu’entourée de conflits, un « bon exemple de coexistence pacifique et devrait être encouragée à continuer sur cette voie ».

L’Assemblée se félicite de la formation d’un gouvernement d’unité nationale le 18 décembre 2016, dirigé par le Premier Ministre Saad Hariri. Elle considère cette évolution, ainsi que l’élection du Président Aoun, comme une étape vitale pour la stabilité du Liban. « Ceci ne garantit cependant pas que les autres problèmes du pays seront réglés », a souligné l’Assemblée.

Elle souhaite voir la réconciliation politique se poursuivre, en particulier dans la perspective des élections législatives à venir, qui devraient avoir lieu avant le 22 juin 2017.

Les parlementaires ont exprimé le souhait que l’APCE développe ses relations avec le Parlement libanais, tout d’abord en invitant les Parlementaires libanais à suivre ses travaux et, ensuite, en « l’encourageant à envisager de demander le statut de Partenaire pour la Démocratie auprès de l’Assemblée ».