L’APCE a salué la « résilience, le courage et la détermination » des Bélarussien.ne.s contraint.e.s à l’exil par la répression du régime de Loukachenka - et a exhorté les Etats qui les accueillent à prendre des mesures juridiques et pratiques pour les soutenir.
Dans une résolution basée sur un rapport de Paul Galles (Luxembourg, PPE/DC), l’Assemblée a déclaré que « le peuple bélarussien ne peut être assimilé au régime de Loukachenka » et ne devrait pas être traité de manière discriminatoire en raison de la participation du régime à la guerre contre l’Ukraine.
Elle a déclaré qu’elle était « impressionnée par le travail et les initiatives du Bureau de Sviatlana Tsikhanouskaya, et du Cabinet unifié de transition du Bélarus, qui s’efforcent de fournir à leurs compatriotes les services dont le régime les prive délibérément ».
« Merci de faire la distinction entre le peuple et le régime », a déclaré Mme Tsikhanouskaya, cheffe de l'opposition démocratique au Bélarus, en s'adressant à l'Assemblée dans le cadre du débat. Les Bélarussien.ne.s de l'étranger sont reconnaissant.e.s aux pays qui les ont accueilli.e.s, a-t-elle souligné, ajoutant qu'ils apportaient des bénéfices à leurs pays d'accueil. « Ceci est un rapport visionnaire […] et je vous invite à voter en sa faveur non seulement parce que les Bélarussien.ne.s souffrent et méritent votre aide, mais aussi parce qu'en le faisant, vous rendrez l'Europe plus sûre ».
La plupart des Bélarussien.ne.s exilé.e.s « n’ont qu’un seul souhait » - retourner dans un Bélarus démocratique - mais en attendant, les pays qui les accueillent temporairement doivent « faire tout leur possible pour que ces personnes puissent rester légalement et soient accueillies dans des conditions dignes », ont déclaré les parlementaires.
Ils ont salué les efforts de la Lituanie et de la Pologne pour trouver des solutions juridiques et pratiques afin de mieux accueillir les Bélarussien.ne.s en exil, tout en notant qu’il est possible de faire plus et en appelant à des solutions « originales ».
L’Assemblée a formulé une série de recommandations pratiques visant à faciliter l’entrée et le séjour légaux en dehors du Belarus, ainsi que les déplacements dans l’UE, pour les exilés et leurs familles, et à prendre des mesures pour qu’ils soient à l’abri des représailles, qu’ils puissent accéder à leurs comptes bancaires et qu’ils puissent gérer des entreprises.
Les États et les parlements devraient soutenir les forces démocratiques en exil, ainsi que la société civile et les avocats, et encourager l’éducation et la culture bélarussiennes de diverses manières, ont ajouté les parlementaires.