9.1 à considérer
les propositions faites dans sa Recommandation 1389 (1998);
9.2 à appliquer systématiquement le principe de précaution
dans le domaine alimentaire, de manière à garantir au maximum la
santé publique et à requérir tout conseil scientifique nécessaire
avant de légiférer dans ce domaine;
9.3 à renforcer les capacités scientifiques permettant d’identifier
la contamination de produits alimentaires;
9.4 à mettre au point ou à améliorer les méthodes permettant
de détecter rapidement cette contamination et d’en déterminer la
concentration ;
9.5 à s’attacher à normaliser à l’échelle paneuropéenne ou
internationale des méthodes efficaces pour que leur utilisation
soit généralisée;
9.6 à revoir et à renforcer leur législation alimentaire,
notamment en matière de traçabilité des denrées alimentaires et
des ingrédients entrant dans leur composition, à prévoir des contrôles
stricts, fréquents et aléatoires tout au long de la chaîne alimentaire,
ainsi que des sanctions sévères en cas de fraude alimentaire (pouvant
aller jusqu’au retrait du marché ou à la disparition de la marque);
9.7 en particulier, à vérifier les systèmes de contrôle de
la filière de l’alimentation animale et des matières premières utilisées
pour la fabrication d’aliments composés;
9.8 à créer des agences nationales de sécurité alimentaire
à l’instar de celles qui existent dans certains Etats membres, indépendantes,
où seraient représentés les pouvoirs publics, les instances scientifiques,
les secteurs économiques et professionnels, les représentants des
organisations agricoles ainsi que les associations de consommateurs,
qui soient compétentes en matière de qualité et de sécurité alimentaires;
9.9 à viser à rattacher ces agences, ainsi que celles qui
sont responsables du contrôle de qualité des produits pharmaceutiques,
à une structure paneuropéenne analogue à la Food and Drug Administration des
Etats-Unis;
9.10 à améliorer la coordination et à clarifier les compétences
entre ministères et services compétents en matière alimentaire et,
notamment, à attribuer le contrôle de la sécurité alimentaire au
ministère de la Santé;
9.11 à distinguer clairement les responsabilités des divers
acteurs, par exemple entre ceux qui sont impliqués dans l’analyse
des risques et ceux qui doivent gérer les crises;
9.12 à instaurer un réseau national d’alerte rapide, coordonné
au niveau européen, permettant d’informer immédiatement les autres
Etats membres (et, le cas échéant, la Commission européenne) de tout
risque, même minime, pouvant mettre en cause la sécurité alimentaire;
9.13 à développer une nouvelle politique d’information dans
le domaine alimentaire, qui soit totalement ouverte et responsable
vis-à-vis des consommateurs;à développer une nouvelle politique d’information
dans le domaine alimentaire, qui soit totalement ouverte et responsable
vis-à-vis des consommateurs;
9.14 à choisir parmi les services existants celui qui aura
pour mission de centraliser les informations nationales et internationales
concernant la sécurité alimentaire.