Adoption internationale: les enfants otages des relations diplomatiques
Déclaration écrite
No.
536
| Doc. 13113 rev.
| 29 janvier 2013
- Signataires :
- Mme Marlene RUPPRECHT,
Allemagne, SOC ; Mme Karin ANDERSEN,
Norvège, GUE ; M. Fernand BODEN,
Luxembourg, PPE/DC ; Mme Sílvia Eloïsa BONET PEROT,
Andorre, SOC ; M. Jim DOBBIN,
Royaume-Uni, SOC ; M. Erich Georg FRITZ,
Allemagne, PPE/DC ; M. Mike HANCOCK,
Royaume-Uni, ADLE ; M. Margus HANSON,
Estonie, ADLE ; M. Andrej HUNKO,
Allemagne, GUE ; Mme Stella KYRIAKIDES,
Chypre, PPE/DC ; Mme Liliane MAURY PASQUIER,
Suisse, SOC ; M. Michael McNAMARA,
Irlande, SOC ; Sir Alan MEALE,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Carina OHLSSON,
Suède, SOC ; M. René ROUQUET,
France, SOC ; M. Stefan SCHENNACH,
Autriche, SOC ; Mme Marina SCHUSTER,
Allemagne, ADLE ; M. Ionuţ-Marian STROE,
Roumanie, ADLE ; M. Björn von SYDOW,
Suède, SOC ; Mme Katrin WERNER,
Allemagne, GUE
- Thesaurus
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
1. Nous sommes préoccupés par la situation des enfants
russes pris en otage par les tensions diplomatiques transatlantiques
après la décision de la Fédération de Russie d'interrompre les procédures d'adoption
internationale impliquant les Etats-Unis en tant que " pays d'accueil
".
2. Sous le prétexte de protéger les enfants russes de la violence,
la Douma d'Etat a adopté en décembre 2012 une nouvelle loi interdisant
l'adoption internationale d'enfants russes par des familles américaines.
Un grand nombre d'enfants pourraient en pâtir : selon les estimations,
le nombre d'enfants russes privés de soins parentaux serait actuellement
de 650 000 et environ 60 000 ont été confiés à des familles américaines
ces vingt dernières années.
3. Nous réaffirmons notre attachement au fait que l'intérêt supérieur
des enfants doit être une considération primordiale dans toutes
les actions les concernant, qu'elles soient le fait d'institutions
d'assistance sociale privées ou publiques, de tribunaux, d'autorités
administratives ou d'organes législatifs ", conformément à la Convention
des Nations Unies relative au droit de l'enfant (CNUDE). Nous appelons
les autorités russes à annuler leur décision.
4. Il ne faut pas que ces enfants (y compris de nombreux enfants
handicapés), qui constituent un groupe vulnérable, surtout en période
de crise économique, soient en plus les victimes de décisions politiques
à court terme ; il convient au contraire de leur offrir le plus
grand nombre de possibilités de prise en charge.