Colonisation de la partie occupée de Chypre
Déclaration écrite
No.
424
| Doc. 11884
| 18 mai 2009
- Signataires :
- Mme Antigoni PAPADOPOULOS,
Chypre ; Mme Magdalina ANIKASHVILI,
Géorgie, ADLE ; M. Patrick BREEN,
Irlande, PPE/DC ; Mme Anna ČURDOVÁ,
République tchèque ; M. Aristophanes GEORGIOU,
Chypre ; M. Holger HAIBACH,
Allemagne ; M. Bjørn JACOBSEN,
Norvège ; M. Mogens JENSEN,
Danemark, SOC ; M. Emmanouil KEFALOYIANNIS,
Grèce ; M. Tiny KOX,
Pays-Bas, GUE ; M. Franz Eduard KÜHNEL,
Autriche, PPE/DC ; M. Jaakko LAAKSO,
Finlande, GUE ; M. Terry LEYDEN,
Irlande, ADLE ; M. Dick MARTY,
Suisse, ADLE ; Sir Alan MEALE,
Royaume-Uni, SOC ; M. Gebhard NEGELE,
Liechtenstein, PPE/DC ; M. Kent OLSSON,
Suède ; Mme Zaruhi POSTANJYAN,
Arménie ; M. Jørgen POULSEN,
Danemark, ADLE ; M. Christos POURGOURIDES,
Chypre, PPE/DC ; M. Leander SCHÄDLER,
Liechtenstein, PPE/DC ; M. Konstantinos VRETTOS,
Grèce, SOC ; M. Paul WILLE,
Belgique ; Mme Rodoula ZISSI,
Grèce
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Lors des « élections » illégales récemment organisées dans
la partie occupée de Chypre, des journaux chypriotes turcs et d’autres
sources ont indiqué que le nombre d’« électeurs » s’est élevé à
environ 100 000 parmi les colons turcs et à 60 000 seulement parmi
les Chypriotes turcs.
Par conséquent, les membres soussignés de l’Assemblée souhaiteraient
souligner les éléments suivants :
1. Ces « élections » étaient illégales
étant donné que l’administration illégale subordonnée à la Turquie dans
la partie occupée du pays n’est pas reconnue à l’échelle internationale.
2. Le nombre de Chypriotes turcs dans la partie occupée diminue
alors que le nombre de colons turcs augmente de façon alarmante,
ce qui pose légitimement la question de savoir qui aura le dernier
mot dans la résolution du problème chypriote : les Chypriotes turcs
ou les colons ?
3. Nous condamnons vivement la colonisation illégale persistante
de la partie occupée de Chypre, qui représente une violation grave
des résolutions et des recommandations pertinentes de l’Assemblée parlementaire
du Conseil de l'Europe, des Nations Unies et plus généralement du
droit international.
Le Conseil de l'Europe devrait faire pression sur la Turquie
pour mettre un terme à cette politique de colonisation qui constitue
également une entrave importante aux tentatives de résoudre le problème
chypriote.