6.1 à veiller à ce que les conditions
de rétention dans les «hotspots» soient conformes aux normes internationales,
en mettant en œuvre toutes les recommandations techniques qui pourront
être formulées par le Comité européen pour la prévention de la torture
et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT) dans
ses observations préliminaires à la suite de sa visite dans le pays au
mois d’avril 2016;
6.2 à appliquer et à réexaminer régulièrement les motifs de
rétention dans les «hotspots», en veillant au strict respect des
dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme,
et à étudier les dossiers de toutes les personnes actuellement en
rétention et des nouveaux arrivants pour faire en sorte que les
personnes vulnérables soient hébergées dans des structures adaptées;
6.3 à libérer sans délai ceux dont le maintien en rétention
dans les «hotspots» ne se justifie plus et à libérer immédiatement
tous les enfants ainsi que leurs parents ou les adultes qui les
accompagnent;
6.4 à veiller à ce que la capacité d’accueil en centres ouverts
soit suffisante, de nature et de qualité appropriées, pour tous
les demandeurs d’asile non placés en rétention dans les îles;
6.5 à veiller à ce que la procédure d’irrecevabilité des demandes
d’asile de personnes arrivant de Turquie soit appliquée dans le
strict respect du droit de l’Union européenne et du droit international;
6.6 à assurer la mise à disposition, sur le continent, d’un
nombre suffisant de places d’accueil de nature et de qualité appropriées
pour tous les demandeurs d’asile, notamment ceux qui se trouvent actuellement
dans des camps de fortune, et à apporter aux structures existantes
les aménagements nécessaires pour qu’elles répondent aux normes
internationales, en coopération avec le Haut-Commissariat des Nations
Unies pour les réfugiés (HCR) et les organisations non gouvernementales concernées,
en donnant la priorité aux besoins des groupes vulnérables tels
que les femmes et les enfants;
6.7 à ne procéder au placement en rétention des migrants,
et en particulier des demandeurs d’asile, que lorsque cela est strictement
nécessaire et proportionné, et à veiller à ce que les conditions
de rétention administrative soient conformes aux normes internationales,
en mettant en œuvre toutes les recommandations faites dans le rapport
du CPT de mars 2016;
6.8 à garantir les droits et intérêts des enfants non accompagnés
et séparés, notamment en veillant à ce que la procédure d’évaluation
de l’âge soit dûment appliquée dans tous les cas, en renforçant
le régime de tutelle par la création d’un mécanisme d’appui aux
procureurs, en prévoyant un nombre suffisant de places d’hébergement
adaptées, en évitant le placement en rétention de ces enfants et
en leur fournissant des informations et des conseils sur leur situation
et leurs droits;
6.9 à rendre pleinement opérationnel, dans les meilleurs délais,
le nouveau régime d’asile, à garantir la rapidité et l’efficacité
du processus de préenregistrement, à éliminer rapidement le retard
accumulé dans l’examen des demandes et recours, et à traiter diligemment
toutes les nouvelles demandes, en pleine conformité avec les normes
de l’Union européenne et celles de la Convention européenne des droits
de l’homme;
6.10 à publier systématiquement des informations, cohérentes,
claires, complètes et compréhensibles sur la situation en ce qui
concerne les «hotspots», la rétention, la capacité d’accueil, la
procédure d’asile et les progrès réalisés dans le traitement des
demandes, ainsi que la capacité opérationnelle et les activités
du service d’asile.