Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Les médias sociaux comptent parmi les tribunes les plus importantes
du débat politique. Forts de leur déploiement rapide, ils exercent
à présent un pouvoir d’influence considérable sur l’opinion publique.
Il est par conséquent extrêmement préoccupant que les médias sociaux
diffusent de fausses informations et soient instrumentalisés à des
fins de manipulation, alors même que la régulation et le contrôle
dans ce domaine sont négligeables voire inexistants.
En plus de mettre à mal les processus politiques de nos sociétés
démocratiques, cette situation nuit à l’information correcte et
équilibrée du public.
la façon dont les médias sociaux
sont instrumentalisés et détournent le principe fondamental de liberté d’expression;
la manière dont les moteurs de recherche (c’est-à-dire
les algorithmes qui se cachent derrière les moteurs de recherche)
sont parfois conçus pour favoriser des causes particulières et ainsi
manipuler les utilisateurs;
le décalage entre l’utilisation des sondages dans les
médias traditionnels et la capacité des médias sociaux à désinformer
et à manipuler;
la façon de lutter contre la désinformation et la manipulation
à travers les médias sociaux.
L’Assemblée devrait examiner ces questions en vue de formuler
des recommandations sur l’introduction:
de règles contraignantes pour l’utilisation des médias
sociaux afin de prévenir et, au final, de neutraliser la désinformation
et la manipulation;
d’un système de contrôle assorti de sanctions sévères
en cas d’agissement contraire aux règles établies.
Ces recommandations devraient être élaborées en tenant dûment
compte du principe fondamental de liberté d’information, qui doit
être garanti quel que soit le média ou la plateforme technologique.