Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
La pandémie de covid-19 pose des problèmes particuliers dans les lieux de privation de liberté dans tous les États membres du Conseil de l’Europe, mais surtout en Turquie.
Bon nombre de personnes privées de liberté dans ce pays se trouvent dans un état de santé critique. C’est le cas notamment de M. Ismail Yilmaz (66 ans), emprisonné pour des raisons politiques depuis 16 ans, période qu’il a passée en majeure partie à l’isolement. Du fait de maladies chroniques, M. Yilmaz appartient au groupe de détenus le plus à risque.
Le Comité anti-torture du Conseil de l’Europe fait remarquer dans sa «Déclaration de principes relative au traitement des personnes privées de liberté dans le contexte de la pandémie de covid-19» que les lignes directrices de l’OMS sur la lutte contre la pandémie, ainsi que les directives sanitaires et cliniques nationales conformes aux normes internationales, doivent être respectées et pleinement appliquées dans tous les lieux de privation de liberté.
L’Assemblée parlementaire devrait par conséquent s’intéresser de près à la situation dans les lieux de privation de liberté en Turquie pendant la pandémie, en accordant une attention particulière aux groupes de détenus les plus vulnérables. Nous invitons instamment les autorités turques à se pencher immédiatement sur la situation pour vérifier qu’elle est conforme aux normes et aux lignes directrices internationales et pour lutter contre la pandémie dans les lieux de privation de liberté.