07/11/2007 Présidence
Strasbourg, 07.11.2007 – René van der Linden, Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), a appelé aujourd’hui le Gouvernement italien à réagir de manière calme et mesurée, à la suite des mesures de répression décidées à l’encontre des immigrés roumains, y compris les Roms de Roumanie vivant en Italie.
« La colère du Gouvernement italien et de la population italienne après le meurtre odieux d’une Italienne à proximité d’une gare romaine est légitime, a déclaré M. van der Linden. L’arrestation d’un Roumain suspecté d’avoir commis ce meurtre ne devrait cependant pas déclencher des persécutions à l’encontre de ses compatriotes. Si le Gouvernement italien a le droit d’expulser des personnes pour des raisons de sûreté publique, de telles décisions doivent toujours être soumises à une procédure judiciaire et toujours prises à titre individuel, jamais collectivement. »
M. van der Linden a rappelé que l’article 4 du Protocole n° 4 à la Convention européenne des droits de l’homme, ratifié par l’Italie, interdit expressément les expulsions collectives d’étrangers.
Il a déclaré avoir appris avec une vive inquiétude que la semaine dernière, à Rome, des agresseurs masqués et armés de couteaux et de matraques avaient poignardé et frappé quatre Roumains, et qu’une bombe rudimentaire avait explosé devant un magasin roumain, près de la capitale. « L’Italie est communément considérée comme un pays où les infractions graves à motivation raciste ou xénophobe sont rares. J’ai donc l’espoir que ces agressions visiblement commises dans un esprit de représailles resteront des incidents isolés. »
Le Président s’est félicité, en conclusion, de l’annonce de la rencontre prochaine entre les Premiers ministres italien et roumain, afin d’apaiser les tensions liées au traitement des Roumains en Italie.