12/11/2009 Présidence
Strasbourg, 12.11.2009 - A l’issue d’une visite officielle de cinq jours au Japon, qui s’est achevée aujourd’hui, le Président de l’APCE, Lluís Maria de Puig, a indiqué que la coopération entre le Japon et le Conseil de l’Europe devait être renforcée, à la fois au niveau parlementaire et intergouvernemental, ainsi que dans le domaine de la coopération juridique. « A l’ère de la mondialisation, tous les défis sont devenus planétaires et il est plus que jamais important que nous joignions nos forces pour trouver des solutions communes », a-t-il ajouté, en évoquant la paix et la stabilité dans le monde, l’impact de la crise économique et sociale, les effets du réchauffement climatique, ou encore la lutte contre le terrorisme.
M. de Puig a précisé que le Japon participe déjà de façon très active à plusieurs activités du Conseil de l’Europe, que ce soit auprès de l’Assemblée parlementaire avec la participation chaque année d’une délégation japonaise au débat élargi sur l’OCDE en plénière, ou encore par le biais de contributions volontaires aux activités du Conseil de l’Europe. Toutefois, cette coopération pourrait se concrétiser notamment par une adhésion plus large du Japon aux conventions et aux accords partiels du Conseil de l’Europe ou par une accession au statut d’observateur de l’Assemblée et de membre à part entière de la Commission de Venise.
Dans un discours qu’il a prononcé à l’Université de Waseda et de Kobe, le président a abordé la question de la peine de mort, qui est peut-être la seule où le Conseil de l’Europe et le Japon sont en désaccord. « L 'application de la peine de mort constitue la violation du droit de l'homme le plus fondamental, le droit à la vie et ne réduit en aucun cas le taux des crimes graves », a-t-il rappelé. Lors d’un entretien avec Shizuka Kamei, Ministre d’Etat chargé des Services financiers et de la Réforme des services postaux, également Président de la Ligue des parlementaires japonais pour l’abolition de la peine de mort, M. de Puig s’est exprimé en faveur d’un moratoire relatif aux exécutions ou de toute autre solution proposée par les abolitionnistes japonais, comme l’emprisonnement à vie sans grâce possible. M. Kamei, comme d’autres ministres du nouveau gouvernement japonais, affichent publiquement une position claire contre la peine capitale.