25/03/2011 Présidence
Strasbourg, 25.03.2011 – Mevlüt Çavuşoğlu, Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a constaté avec beaucoup d’inquiétude que, près de six mois après les élections générales de 2010 en Bosnie-Herzégovine, toutes les autorités n’étaient pas en place à tous les niveaux du gouvernement, retardant par là-même des réformes cruciales.
S’exprimant aujourd’hui à l’issue d’une visite de suivi de trois jours dans le pays, le Président a invité tous les acteurs de la scène politique à entamer des négociations constructives et, si nécessaire, à faire des concessions en vue de parvenir à un compromis. « Le modèle institutionnel actuel n’est pas parfait et ses limites sont bien connues. Mais tant qu’il est en place, chacun doit respecter les règles du jeu ».
Les citoyens de Bosnie-Herzégovine, quels que soient leur origine, leur appartenance ethnique ou leur lieu de résidence, souffrent de l’impasse dans laquelle se trouve le pays : « Des responsables politiques qui ne parviennent pas à s’entendre ne peuvent pas prendre tout un pays en otage»
M. Çavuşoğlu a également lancé un appel pourqu’une nouvelle délégation auprès de l’Assemblée, ainsi que des représentants dans d’autres instances clés du Conseil de l'Europe soient désignés. « Je ne suis pas favorable aux sanctions » a déclaré le Président « mais, du fait que la Bosnie-Herzégovine ne compte aucun membre dans les instances clés du Conseil de l'Europe, y compris à l’Assemblée, elle s’isole d’elle-même. Cela est bien pire que des sanctions ».
Il a de nouveau invité instamment les principales forces politiques à instaurer « un processus institutionnalisé sérieux dans le pays » pour élaborer des réformes constitutionnelles en vue d’exécuter l’arrêt juridiquement contraignant rendu par la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Sejdic et Finci, et d’améliorer le fonctionnement des institutions de Bosnie à tous les niveaux.
Au cours de sa visite, le Président s’est entretenu avec des membres de la Présidence et le ministre des Affaires étrangères ainsi qu’avec des responsables de grands partis politiques. A Banja Luka, il a également rencontré le Président de la Republika Srpska.