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Des élections pluralistes, transparentes et bien administrées, selon les observateurs internationaux à Skopje

Strasbourg, 06.06.2011 – Les élections législatives anticipées qui se sont déroulées hier ont été pluralistes, transparentes et bien administrées dans l’ensemble du pays, même si certains points, comme la séparation insuffisamment nette entre Etat et partis, requièrent une plus grande vigilance, ont conclu aujourd’hui les observateurs internationaux à Skopje.

Le jour du scrutin, les électeurs ont pu exprimer librement leur suffrage dans un climat pacifique, malgré les allégations d’irrégularités soulevées de façon irresponsable par certains partis politiques. Le processus de vote et de dépouillement a fait l’objet d’une évaluation très largement positive, sans différence sensible entre les territoires à population macédonienne et ceux où dominent les Albanais de souche.

« Ces élections ouvrent la voie à un avenir stable et démocratique », a déclaré Roberto Battelli, coordinateur spécial de la mission d’observation à court terme de l’OSCE. « En démontrant qu’une bonne part des allégations émises avant les élections n’étaient pas fondées, la réalité du scrutin permet au pays de sortir du climat de paranoïa qui sape la confiance des électeurs dans le processus électoral. »

« La délégation de l’APCE félicite les citoyens de ce pays d’avoir exprimé leur volonté par le biais d’élections libres. Tout en saluant la diversité des opinions et la liberté des médias, la délégation estime que l’environnement médiatique devrait être plus objectif, plus tolérant et plus neutre et que les médias devraient se garder de devenir un outil de propagande au service du monde des affaires, des partis politiques et du gouvernement », a indiqué Jean-Charles Gardetto, chef de la délégation de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

« Les électeurs et les membres des commissions électorales à tous les niveaux méritent des éloges pour avoir contribué à un processus électoral globalement pacifique, ordonné et bien géré », a souligné Julian Peel Yates, chef de la mission d’observation à long terme du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE (OSCE/BIDDH).

Les observateurs ont noté que les libertés fondamentales avaient été respectées et que les candidats avaient pu faire campagne librement. Le ton général de la campagne a été pacifique et mesuré dans tout le pays.

Des allégations d’intimidation des électeurs ont été formulées mais sans preuves suffisantes pour les étayer. En revanche, dans le cadre des campagnes destinées à inciter les électeurs à se rendre aux urnes, en particulier celle menée par le parti au pouvoir, il était souvent difficile de distinguer les activités des partis de celles de l’Etat. Les observateurs ont par ailleurs relevé des cas d’utilisation abusive de ressources administratives et jugé crédibles des allégations de pressions exercées sur des fonctionnaires pour qu’ils soutiennent la coalition au pouvoir.

Un large éventail de médias a assuré une couverture large et diversifiée de la campagne, ce qui a permis aux électeurs de faire un choix éclairé. Toutefois, la majorité des radiodiffuseurs ont suivi des lignes éditoriales partisanes sans se livrer à une analyse critique. Contrairement à ses obligations légales, la télévision publique a nettement favorisé les partis au gouvernement.

Les observateurs ont mis l’accent sur la coopération positive établie avec les autorités à tous les niveaux tout au long du processus.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Chemavon Chahbazian, APCE, +389 (0) 78 649 236 ou +33 607 06 77 73, [email protected]