Logo Assembly Logo Hemicycle

Anne Brasseur : L'Europe est au centre d’un ‘chaudron migratoire’

« L’Europe est au centre d’un ‘chaudron’ de l’immigration et de l’asile » a déclaré Anne Brasseur à l’issue d’une mission d’une semaine à New York, au cours de laquelle elle s’est exprimée devant l’ Union Interparlementaire et a rencontré des Présidents de Parlement, des hauts fonctionnaires et des diplomates de l’ONU et des ONG internationales.

« Chaque jour, de nouveaux événements viennent grossir ce chaudron de la souffrance humaine, et l’Europe ne peut plus enfouir sa tête et son humanité dans le sable », a affirmé Mme Brasseur.

« Au cours de mes entretiens à New York, je me suis heurtée à une incrédulité polie devant l’absence de réaction organisée de l’Europe face aux 300 000 réfugiés qui arrivent en Europe et la traversent. Ce nombre est certes considérable, mais il n’est pas insurmontable pour un continent aussi grand et riche que le nôtre, » a-t-elle ajouté. « J’ai rencontré le Président du Parlement jordanien qui m’a indiqué que son petit pays accueille plus de 600 000 réfugiés originaires de Syrie et de Palestine. Qui peut être la plus fière de ses efforts, l’Europe ou la Jordanie?

D’autres interlocuteurs m’ont demandé si la Hongrie et ses partenaires européens avaient oublié comment les 200 000 personnes qui ont fui ce pays en 1956 ont obtenu l’asile ailleurs ? Même lors de mes rencontres avec la communauté diplomatique européenne, il y avait une frustration palpable dans la défense d’une action commune d’arrière-garde sur la molle réponse de l’Europe à l’actuelle crise des réfugiés et aux phénomènes migratoires », a conclu Mme Brasseur.

La crise des réfugiés et les migrations figureront en première place à l’ordre du jour de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, qui se réunit du 28 septembre au 2 octobre. Des débats sont prévus sur la crise, la nécessité d’une réforme du Règlement de Dublin et les problèmes auxquels se heurtent les pays de transit. La Présidente réunira également les Présidents des délégations parlementaires nationales pour examiner comment veiller à ce que cette crise fasse l’objet d’un débat au sein des parlements nationaux, et notamment dans les commissions parlementaires pertinentes.