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Internautes, journalistes et médias en ligne : définir des règles

La Commission de la culture de l’APCE a appelé les parlements européens à se pencher sur la question des médias en ligne et du journalisme et à définir des règles générales sur les libertés et les droits fondamentaux des internautes, des journalistes et des médias en ligne. Selon la commission, avec le transfert de ressources depuis les médias vers les fournisseurs de services internet et les réseaux sociaux, « le travail journalistique professionnel recule, tandis que les médias en ligne, qui ne respectent pas de normes journalistiques professionnelles, connaissent une croissance exponentielle ».

En adoptant à l’unanimité un projet de résolution sur la base du rapport d’Adele Gambaro (Italie, ADLE), la commission a recommandé aux Etats membres d’aborder des discussions sur les normes et mécanismes nécessaires pour « prévenir le risque de distorsion de l’information et de manipulation de l’opinion publique ». Les radiodiffuseurs de service public devraient faire pleinement usage des possibilités techniques offertes par les médias en ligne, en s’assurant que « leur présence internet respecte des règles éditoriales d’un niveau aussi élevé que les règles s’appliquant aux contenus hors ligne ».

Les parlementaires ont demandé à la Fédération européenne des journalistes et à l’Association des journalistes européens d’appeler leurs membres à veiller à ce que les médias journalistiques professionnels appliquent leurs principes éditoriaux à leur présence internet, y compris à leurs propres contenus, à la publicité et aux contenus provenant de tiers tels que les retours ou les commentaires d’utilisateurs. « Tous les médias professionnels ont la responsabilité éditoriale des contenus de tiers publiés sur leur présence internet », a affirmé la commission.

Les parlementaires ont également prôné que l’Association européenne des fournisseurs de services internet appelle ceux de ses membres qui entretiennent des réseaux sociaux, à se doter de codes de déontologie concernant leur propre transparence et leurs obligations à l’égard des services qu’ils proposent. Ils devraient aussi rectifier volontairement les contenus inexacts ou supprimer les contenus inexacts concernés. « Les fournisseurs de services internet ont l’obligation légale de coopérer à la lutte contre les contenus illégaux », ont-ils affirmé.

Le projet de résolution devrait être débattu à Strasbourg lors de la prochaine session plénière de l’Assemblée (23-27 janvier 2017).