19/04/2021 Session
Dans son discours d'ouverture de la session de printemps de l'APCE, qui se déroule de manière hybride, le Président de l'APCE, Rik Daems, a chaleureusement salué la présence d'une centaine de membres de l'Assemblée à Strasbourg, ainsi que la première visite physique d'un·e chef·fe d'Etat depuis le début de la crise du covid, la Présidente de la République de Moldova, Maia Sandu.
« La présence physique est importante et influe sur le résultat de nos travaux », a-t-il déclaré, notant qu'un certain nombre de pays commencent à laisser les intérêts nationaux prendre le pas sur leurs valeurs et normes communes, et à laisser les agendas nationaux prendre le pas sur les agendas internationaux. Il a cité le retrait récent de la Convention d'Istanbul comme l'un des exemples les plus marquants de cette tendance, et a demandé instamment à l'Assemblée de joindre ses efforts à ceux de la Secrétaire Générale pour contrer cette tendance à s'écarter de l'essence même de ce que représente le Conseil de l'Europe.
Enfin, il a appelé l'Assemblée à « dialoguer avec un pays et ses autorités, plutôt que de parler du pays en soi » et à traiter les problèmes au lieu de se contenter de se limiter à les soulever. « Nous devons faire partie de la solution et non du problème », a-t-il déclaré. « La diplomatie parlementaire doit montrer la voie en faisant partie de la solution, car c'est cela qui compte pour les 830 millions de citoyens européens que nous nous sommes engagés à défendre au sein d'un seul espace juridique de 47 États membres. Nous nous sommes engagés à faire respecter et à étendre leurs droits et libertés fondamentaux dans le cadre de notre promotion de l'État de droit et de la démocratie sur tout le continent».