Le prix d’une guerre sera toujours bien plus élevé que celui de sa prévention. Cependant, après une baisse progressive, le nombre de conflits armés dans le monde est reparti à la hausse en 2010. Quelque « 35 conflits sont en cours actuellement, et l’ordre international est menacé dans ses fondements par l'agression russe en cours contre l'Ukraine », a souligné aujourd’hui l’APCE.
Selon les parlementaires, le Conseil de l'Europe est un projet pour la paix qui vise à s'attaquer, de manière structurelle et systématique, aux causes profondes des tensions et des différends avant qu'ils ne dégénèrent en conflits. Dans ce nouveau contexte sécuritaire à risque, ont-ils dit, le Conseil de l'Europe devrait « élaborer des outils supplémentaires pour promouvoir la sécurité démocratique, notamment une politique de sécurité démocratique commune visant à intensifier les efforts du Conseil de l’Europe en matière de protection et de renforcement de la sécurité internationale ».
Cette politique devrait « garantir que les dispositifs d’alerte précoce et les mesures de confiance sont pleinement utilisés, améliorer les processus d’élaboration des politiques, renforcer l’obligation de rendre des comptes et permettre de prévenir les conflits dans l’avenir ». Cette politique devrait être élaborée et mise en œuvre dans le cadre du mandat juridique et politique du Conseil de l'Europe, en complémentarité avec les activités des autres organisations internationales compétentes dans ce domaine
La résolution adoptée, basée sur le rapport préparé par Lesia Vasylenko (Ukraine, ALDE) demande également aux ‘46’ de « s'engager en faveur d'un règlement pacifique des différends » en reconnaissant comme obligatoire la juridiction des tribunaux internationaux. Ils devraient entamer un dialogue visant à consolider les positions sur la réforme des institutions cruciales de sécurité, en particulier le Conseil de sécurité des Nations Unies, et de mener une politique active et concertée pour initier le changement.