25/06/2024 Session
« L'art de résoudre les différends par des moyens pacifiques de désescalade et de rétablissement de la paix semble s'être égaré. Les guerres ne restent jamais maîtrisées, elles débordent des frontières et touchent les générations futures, favorisant des cycles de griefs et de haine si leurs causes ne sont pas traitées. Et pourtant, malgré nos promesses de 'plus jamais ça', nous y sommes », a déclaré aujourd'hui le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, devant l'Assemblée parlementaire.
« Je crois que nous pouvons relever le défi qui nous attend en revenant à l'essentiel, en nous laissant guider par son histoire, en pratiquant l'art de la désescalade, en gardant les canaux de communication ouverts, en veillant à ce que nos institutions multilatérales soient utilisées comme espaces de dialogue significatif, même sur les questions les plus sensibles et face aux désaccords les plus tenaces », a-t-il ajouté.
« Nous pouvons et devons apprendre les uns des autres car personne n'est parfait. Et lors de ces discussions, nous devons nous tourner vers les droits de l'homme comme guide pour nous aider à surmonter les complexités et les difficultés », a souligné M. Türk.
Le cadre juridique, normatif et institutionnel international, a déclaré M. Türk, « établi en tant qu'États et soutenu par des principes universels, est un facteur de stabilité au milieu du chaos. Il est maintenant de la plus haute urgence de veiller à ce que ces normes et standards soient appliqués de manière égale à chacun, partout, au service de la paix. Et à l’ombre des monstres du conflit, de la violence et de la haine, nous devons nous accrocher fermement à ces principes fondamentaux si minutieusement élaborés au fil des années, et en tirant les leçons du passé pour nous tourner vers un avenir meilleur ».
« Le leadership d'institutions comme le Conseil de l'Europe est essentiel dans cet effort commun », a conclu M. Türk.