04/04/2025 Présidence
Le Président de l’APCE, Theodoros Rousopoulos, a salué le travail de la Banque de développement du Conseil de l'Europe, notant ses « innombrables réalisations » dans la construction d'une Europe plus forte, plus inclusive et plus centrée sur l’être humain.
S'exprimant lors de la Réunion Commune annuelle de la Banque à Budva, au Monténégro, le Président a souligné qu'en aidant ses pays membres à se renforcer, la Banque « investissait dans les personnes, dans des cadres de vie résilients et dans des infrastructures et des services publics de qualité ».
La Banque, qui compte 43 pays membres, promeut la cohésion sociale en Europe depuis 1956, en finançant des projets qui aident en particulier les personnes vulnérables, en décaissant des fonds pour cofinancer des écoles, des hôpitaux, des logements abordables, des emplois et de nombreux autres projets sociaux.
Le Président a noté en particulier le soutien de la Banque à la reconstruction de l'Ukraine, ainsi que l'attention qu'elle portait aux dimensions sociales du changement climatique et à la lutte contre la dégradation de l'environnement, conformément à son cadre stratégique et aux directives du sommet de Reykjavik.
Abordant le thème de la réunion de cette année, à savoir l'éducation, le Président a rappelé qu'en tant que professeur, il connaissait l'impact du manque d'investissement dans l'éducation. Il a rappelé les mots de Nelson Mandela, qu'il avait rencontré en tant que journaliste : « L'éducation est l'arme la plus puissante que l'on puisse utiliser pour changer le monde ».
S'exprimant plus tard lors d'un événement distinct sur le rôle de l'éducation, le Président a mentionné les dangers qu'une mauvaise utilisation de l'IA pouvait faire peser sur la démocratie, suggérant des interventions ciblées pour encourager l'éducation aux médias : « Nous avons besoin d'actions qui apprendront à nos enfants à se prémunir contre les fake news et à participer à la sphère publique de manière égale et efficace ».
L'éducation peut également donner aux citoyens les compétences et les connaissances nécessaires pour choisir leurs dirigeants, a souligné le Président : « Le pouvoir, quel qu'il soit, a besoin de responsabilité et de contrôle. Et cela ne peut se faire que si chaque citoyen est formé à discerner les populistes qui, à notre époque, semblent l'emporter. »