Mister President,
Ladies and gentlemen,
On February 23, Germany elected a new Bundestag, which will convene for its constituent session on March 25. We can look back on an emotional election campaign. At over 80%, voter turnout was higher than at any time since German reunification.
Citizens want to be heard and seen, and they want to help shape the future - that is an important signal. However, authoritarian forces have also benefited from this politicisation - that is part of honesty. Nevertheless, the centrist parties were able to hold their own overall. Together, they still have a clear majority in the German Bundestag. They must now prove that they have people's problems in mind and offer concrete solutions. This is the only way to regain trust - and this trust is the best protection for our democracy.
The CDU, CSU and SPD are currently working hard to find reliable majorities for a new government. And I can assure you of this: in view of the current security situation, everyone is aware of the urgency. The current Bundestag therefore passed important constitutional amendments two days ago with a two-thirds majority, which I hope will also be passed in the Bundesrat tomorrow. With a credit-financed special fund of 500 billion euros, we want to make massive future investments in infrastructure and climate protection. The additional money is to be invested in daycare centers, schools, hospitals, digital networks, rail transport and bridges, for example. 100 billion euros will flow into the climate and transformation fund alone.
Ladies and gentlemen, this is the largest infrastructure program ever seen in Germany. At the same time, we are taking on more responsibility for security, peace and prosperity in Europe. In future, defence and security policy expenditure amounting to more than 1% of gross domestic product will no longer fall under the debt rules. And this applies not only to expenditure on the German armed forces, but also to civil defence and civil protection. It also applies to cyber security, additional military support for Ukraine and intelligence services. These resolutions have also shown that the centrist parties in Germany are standing together. The CDU/CSU, the SPD and the Greens have found a joint solution under great time pressure - across party lines. In view of the polarising election campaign, this was an important sign of a willingness to compromise - and we are now taking this spirit with us into the new election period. One thing is clear: Germany will live up to its responsibility in Europe more than ever before.
Ladies and gentlemen, following the dramatic events of recent weeks, it is also clear that the values of the Council of Europe have never been under so much pressure. We must defend democracy, human rights and the rule of law. Our parliaments are also challenged. We parliamentarians must convey the magnitude of this task to our citizens. This also means being honest. We will have to give up some things in the defence of freedom. A German journalist recently wrote: "We must become more militant again. I have the impression that we do not love our freedom as much as our enemies despise it." End quote.
Dear Ruslan, I know of no other country that is currently fighting for freedom like Ukraine. The people of Ukraine know: the enemies of freedom of our democracy must never win. This admirable determination must be an example to us all. Ukraine is not only fighting for its own freedom, but also for our European values. Dear colleagues, I therefore appeal to you all to continue to support Ukraine. And I would like to thank everyone who signed the joint declaration on the third anniversary of the Russian attack. This is a strong sign of solidarity.
Solidarity with Ukraine is in our European interest - and this has been the case from day one of the Russian attack. And today more than ever, we are called upon to secure military support for Ukraine. At the same time, we must strengthen our overall defence capability and our democracies must become stronger and closer together. For us Europeans, this is the hour of testing. We must become more militant - for our values, for our freedom, for the protection of democracy - now or never.
Allow me to conclude with a topical comment. When we talk about democracy, its values and protection today, the rights of minorities are naturally also part of this. And this also includes having a choice between several alternatives when we have called the voter to the ballot box. The latest developments in Budapest and also in Ankara are cause for concern and criticism. The protection of children, as put forward by Hungary, really has nothing to do with LGBTIQ rights. And the arrest of Istanbul Mayor İmamoğlu, shortly before he was to be nominated as a presidential candidate and run against the incumbent in a free election, is a mockery of democracy. We should make this clear.
Ladies and gentlemen, with my visit here in Strasbourg, I bid you farewell as President of the Bundestag, and I thank you all for the truly trusting and strong co-operation. And I hope that we will all remain strong and continue to move closer together in the future. Thank you very much.
Monsieur le Président,
Chères et chers collègues,
Le 23 février, l'Allemagne a élu un nouveau Bundestag, qui se réunira le 25 mars pour sa session constitutive. Nous avons eu une campagne électorale riche en émotions. Avec un taux de plus de 80 %, la participation n'a jamais été aussi élevée depuis la réunification allemande.
Les citoyennes et citoyens veulent être entendus, ils veulent être vus, et ils veulent participer à l'élaboration des politiques : c'est un signal important. Mais des forces autoritaires ont également profité de cette politisation – il faut le dire par souci d'honnêteté. Néanmoins, les partis du centre ont pu s'affirmer : ensemble, ils conservent une nette majorité au Bundestag allemand. Ils doivent maintenant prouver qu'ils sont attentifs aux problèmes des gens et qu'ils proposent des solutions concrètes. C'est la seule façon de regagner la confiance, et cette confiance est la meilleure protection de notre démocratie.
Actuellement, la CDU, la CSU et le SPD travaillent d'arrache-pied pour trouver des majorités solides en vue d'un nouveau gouvernement. Et je peux vous l'assurer : au vu de la situation actuelle en matière de politique de sécurité, tous sont conscients de l'urgence. C'est pourquoi le Bundestag encore en place a adopté il y a deux jours, à la majorité des deux tiers, d'importantes modifications constitutionnelles qui, je l'espère, seront également adoptées demain par le Bundesrat. Avec un fonds spécial de 500 milliards d'euros financé par des crédits, nous voulons réaliser des investissements d'avenir massifs dans les infrastructures et la protection du climat. L'argent supplémentaire sera par exemple investi dans les crèches, les écoles, les hôpitaux, les réseaux numériques, le transport ferroviaire et les ponts ; 100 milliards d'euros seront consacrés au fonds de la transition énergétique.
Chères et chers collègues,
C'est le plus grand programme d'investissement que l'Allemagne ait jamais connu. Parallèlement, nous devons assumer de plus grandes responsabilités pour la sécurité, la paix et la prospérité en Europe. Les dépenses en matière de défense et de sécurité qui dépassent 1 % du produit intérieur brut ne seront désormais plus soumises aux règles du frein à l'endettement. Et cela ne s'applique pas seulement aux dépenses pour l'armée allemande, mais aussi à la protection civile et à la protection de la population, la cybersécurité, le soutien militaire supplémentaire à l'Ukraine et les services de renseignement.
Ces décisions ont également montré que les partis du centre en Allemagne sont unis. La CDU/CSU, le SPD et les Verts ont trouvé une solution commune, sous une forte pression du temps et au-delà des frontières des partis. Au vu de la polarisation de la campagne électorale, c'était un signe important d'ouverture au compromis et c'est dans cet état d'esprit que nous abordons la nouvelle législature. Une chose est sûre : l'Allemagne assumera plus que jamais ses responsabilités en Europe.
Chères et chers collègues,
Après les événements dramatiques de ces dernières semaines, il est également clair que les valeurs du Conseil de l'Europe n'ont jamais été autant mises à mal. Nous devons défendre la démocratie, les droits humains et l'État de droit. Nos parlements sont également mis à contribution. Nous, les parlementaires, devons faire comprendre à nos concitoyens l'ampleur de cette tâche. Cela implique également d'être honnête. Nous devrons renoncer à certaines choses pour défendre la liberté. Un journaliste allemand a récemment écrit : « Nous devons redevenir plus combatifs. J'ai l'impression que nous n'aimons pas notre liberté autant qu'elle est méprisée par nos ennemis. »
Cher Ruslan,
Je ne connais aucun pays qui, actuellement, se bat autant pour la liberté que l'Ukraine. (Applaudissements) Le peuple ukrainien le sait : les ennemis de la liberté de notre démocratie ne doivent jamais l'emporter. Cette détermination exemplaire doit être un modèle pour nous tous. L'Ukraine ne se bat pas seulement pour sa propre liberté, mais aussi pour nos valeurs européennes.
Chers collègues,
Je vous invite donc tous à continuer à soutenir l'Ukraine et je remercie tous ceux qui ont signé la déclaration commune à l'occasion du troisième anniversaire de l'attaque russe. C'est un symbole fort de cohésion.
La solidarité avec l'Ukraine est dans notre intérêt européen, et cela vaut depuis le premier jour de l'attaque russe. Nous sommes aujourd'hui plus que jamais appelés à garantir le soutien militaire à l'Ukraine. Dans le même temps, nous devons renforcer nos capacités de défense globale et nos démocraties doivent être plus fortes et plus proches les unes des autres. Pour nous, Européens, le moment est venu de faire nos preuves. Nous devons devenir plus combatifs, pour nos valeurs, pour notre liberté, pour la protection de la démocratie : c'est maintenant ou jamais.
Permettez-moi de conclure par une remarque d'actualité. Lorsque nous parlons aujourd'hui de la démocratie, de ses valeurs et de sa protection, il va de soi que les droits des minorités en font également partie. Et cela implique aussi d'avoir le choix entre plusieurs alternatives, si l'on met en place des élections. Les récents développements à Budapest et à Ankara sont une source d'inquiétude et de critique. La protection des enfants, telle que mise en avant par la Hongrie, n'a vraiment rien à voir avec les droits des personnes LGBTQI. Et l'arrestation du maire d'Istanbul, M. IMAMOGLU, juste avant qu'il ne soit désigné comme candidat à la présidence et qu'il ne se présente contre le Président sortant lors d'une élection libre, est un déni de démocratie. Nous devons le dire très clairement.
Chères et chers collègues,
Avec ma visite ici à Strasbourg, je vous fais mes adieux en tant que Présidente du Bundestag et je vous remercie toutes et tous pour cette coopération forte et empreinte de confiance. Je nous souhaite à tous de rester forts et de continuer à travailler ensemble à l'avenir.
Merci beaucoup.
(Applaudissements)
Herr Präsident,
liebe Kolleginnen und Kollegen,
Deutschland hat am 23. Februar einen neuen Bundestag gewählt, der am 25. März zu seiner konstituierenden Sitzung zusammenkommt. Wir blicken auf einen emotionalen Wahlkampf zurück. Mit über 80 % war die Wahlbeteiligung so hoch wie noch nie seit der deutschen Wiedervereinigung.
Die Bürgerinnen und Bürger wollen gehört und gesehen werden, und sie wollen mitgestalten – das ist ein wichtiges Signal. Von dieser Politisierung haben aber auch autoritäre Kräfte profitiert – das gehört zur Ehrlichkeit dazu. Dennoch konnten sich die Parteien der Mitte insgesamt behaupten. Gemeinsam haben sie weiterhin eine klare Mehrheit im Deutschen Bundestag. Sie müssen jetzt beweisen, dass sie die Probleme der Menschen im Blick haben und konkrete Lösungen anbieten. Nur so lässt sich Vertrauen zurückgewinnen – und dieses Vertrauen ist der beste Schutz unserer Demokratie.
Aktuell arbeiten CDU, CSU und SPD intensiv daran, belastbare Mehrheiten für eine neue Regierung zu finden. Und ich kann Ihnen versichern: Angesichts der aktuellen sicherheitspolitischen Lage ist allen die Dringlichkeit bewusst. Der noch aktuelle Bundestag hat daher vor zwei Tagen wichtige Verfassungsänderungen mit Zwei-Drittel-Mehrheit beschlossen, die morgen, so hoffe ich, auch im Bundesrat beschlossen werden. Mit einem kreditfinanzierten Sondervermögen von 500 Milliarden Euro wollen wir massive Zukunftsinvestitionen in Infrastruktur und Klimaschutz tätigen. Das zusätzliche Geld soll zum Beispiel in Kitas, Schulen, Krankenhäuser, digitale Netze, Schienenverkehr und Brücken investiert werden. 100 Milliarden Euro fließen allein in den Klima- und Transformationsfonds.
Liebe Kolleginnen und Kollegen, das ist das größte Infrastrukturprogramm, das es in Deutschland je gegeben hat. Gleichzeitig übernehmen wir mehr Verantwortung für Sicherheit, Frieden und Wohlstand in Europa. Verteidigungs- und sicherheitspolitische Ausgaben, die mehr als 1 % des Bruttoinlandsprodukts betragen, sollen künftig nicht mehr unter die Schuldenregeln fallen. Und das gilt nicht nur für Ausgaben für die Bundeswehr, sondern auch für den Zivil- und den Bevölkerungsschutz. Auch für die Cybersicherheit, die zusätzliche militärische Unterstützung für die Ukraine, und die Nachrichtendienste. Diese Beschlüsse haben auch gezeigt, dass die Parteien in der Mitte in Deutschland zusammenstehen. CDU/CSU, die SPD und die Grünen haben unter hohem Zeitdruck eine gemeinsame Lösung gefunden – über die Parteigrenzen hinweg. Angesichts des polarisierenden Wahlkampfes war das ein wichtiges Zeichen der Kompromissbereitschaft – und diesen Geist nehmen wir jetzt auch mit in die neue Wahlperiode. Klar ist: Deutschland wird seiner Verantwortung in Europa mehr denn je gerecht werden.
Liebe Kolleginnen und Kollegen, nach den dramatischen Ereignissen der vergangenen Wochen ist auch klar: Nie standen die Werte des Europarats so sehr unter Druck. Wir müssen Demokratie, Menschenrechte und Rechtsstaatlichkeit verteidigen. Auch unsere Parlamente sind gefordert. Wir Abgeordneten müssen unseren Bürgerinnen und Bürgern die Größe dieser Aufgabe vermitteln. Das bedeutet auch, ehrlich zu sein. Wir werden für die Verteidigung der Freiheit auf manches verzichten müssen. Ein deutscher Journalist schrieb vor kurzem: Wir müssen wieder kämpferischer werden. Ich habe den Eindruck, dass wir unsere Freiheit nicht so sehr lieben, wie sie von unseren Feinden verachtet wird. Zitat Ende.
Lieber Ruslan, ich kenne kein Land, das aktuell so für die Freiheit kämpft wie die Ukraine. Die Menschen in der Ukraine wissen: Die Feinde der Freiheit unserer Demokratie dürfen niemals siegen. Diese bewundernswerte Entschlossenheit muss uns allen ein Vorbild sein. Die Ukraine kämpft nicht nur für ihre eigene Freiheit, sondern auch für unsere europäischen Werte. Liebe Kolleginnen und Kollegen, darum appelliere ich an sie alle, weiterhin die Ukraine zu unterstützen. Und ich danke allen, die die gemeinsame Erklärung zum dritten Jahrestag des russischen Angriffs unterzeichnet haben. Das ist ein starkes Zeichen des Zusammenhalts.
Die Solidarität mit der Ukraine liegt in unserem europäischen Interesse – und das gilt vom ersten Tag des russischen Angriffs an. Und wir sind heute mehr denn je gefordert, die militärische Unterstützung für die Ukraine zu sichern. Zugleich müssen wir insgesamt unsere Verteidigungsfähigkeit stärken und unsere Demokratien müssen stärker und enger zusammenrücken. Für uns Europäer ist das die Stunde der Bewährung. Wir müssen kämpferischer werden – für unsere Werte, für unsere Freiheit, für den Schutz der Demokratie – jetzt oder nie.
Erlauben Sie mir zum Schluss auch eine aktuelle Bemerkung. Wenn wir heute über die Demokratie, ihre Werte und den Schutz sprechen, dann gehören selbstverständlich auch die Rechte von Minderheiten dazu. Und dazu gehört auch, eine Wahl unter mehreren Alternativen zu haben, wenn wir den Wähler an die Wahlurne gerufen haben. Die jüngsten Entwicklungen in Budapest und auch in Ankara sind Anlass zu Sorge und Kritik. Der Schutz von Kindern, wie von Ungarn vorgebracht, hat wirklich nichts zu tun mit den Rechten von LGBTIQ. Und die Verhaftung des Istanbuler Bürgermeisters İmamoğlu, kurz bevor er zum Präsidentschaftskandidaten nominiert werden und in freier Wahl gegen den Amtsinhaber antreten sollte, ist eine Verhöhnung der Demokratie. Wir sollten dies deutlich aussprechen.
Liebe Kolleginnen und Kollegen, mit meinem Besuch hier in Straßburg verabschiede ich mich als Bundestagspräsidentin von Ihnen, und ich danke Ihnen allen für die wirklich vertrauensvolle und auch starke Zusammenarbeit. Und ich wünsche uns allen, dass wir stark bleiben und in Zukunft weiter enger zusammenrücken. Vielen Dank.