"Mister President, I would like to speak in German." [spoken in English]
Mister President, ladies and gentlemen,
Sometimes 100 years is just one day. Today, Europe is staggering towards a major war. And as if they were characters from Thomas Mann's novel Der Zauberberg, the leaders of NATO and the EU seem to be longing for war. They often claim that it is all about defence. But the figures speak a completely different language.
At 1.5 trillion US Dollars, NATO is already the military pact that is responsible for more than 50% of all military spending worldwide. NATO as a whole spends 15 times more than Russia. And even if we only take the European NATO member states, it is still four times what Russia spends: 17 – I repeat: 17 – US intelligence agencies under President Joe Biden have practically ruled out a Russian attack on NATO countries.
So what is this all about when we hear the siren calls for rearmament from NATO and EU leaders in recent months? Hardly about defence. No, it is about a merciless rearmament that is once again to be justified with war lies, as in the Iraq war. The Trump administration is now calling for NATO to increase its military spending to 5% of gross domestic product. And that would mean a doubling of military spending to 3 trillion US Dollars. And like lemmings, mainstream politicians from Europe are racing after Trump in terms of armament. The von der Leyen Commission wants to add another 800 billion. From once claiming to be a force for peace, they are now enjoying the role of a force for war.
And European mainstream politicians are even trying to outdo the USA in their war-mongering. While the USA is negotiating a ceasefire and peace with Russia, they now want to continue the NATO proxy war in Ukraine without the USA. A world war is being deliberately risked here, in which Europe risks complete destruction in the end.
Our continent, ladies and gentlemen, is too beautiful to be left to sleepwalkers and escalation. That is why I welcome the fact that over 100 000 people took to the streets in Rome yesterday – for peace and diplomacy instead of rearmament. And in the context of these preparations for war, democracy in Europe is being undermined. In Romania, the presidential candidate is being removed – not because he is right-wing, but because he is critical of NATO. In Germany, a recount of the votes has so far been refused despite numerous irregularities because it could bring a peace party like the BSW into parliament. In Estonia, the Russian minority is being deprived of the right to vote and in Moldova the President of the Autonomous Republic of Kagauzia is being arrested. But anyone who does not want to see these attacks on democracy or even justifies them is calling democracy itself into question.
Mister President, as democrats we must not allow this to happen.
That is why we say: Yes to democracy and the sovereignty of the people – No to rearmament.
Monsieur le Président, j'aimerais parler en allemand [prononcé en anglais].
Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs,
Parfois, cent ans ne sont qu'un jour. Aujourd'hui, l'Europe titube vers une grande guerre. Et comme s'il s'agissait de personnages du roman de Thomas Mann, La Montagne magique, les responsables de l'OTAN et de l'UE semblent littéralement désirer la guerre. Ils affirment souvent qu'il ne s'agit que de défense, mais les chiffres parlent un tout autre langage.
Avec 1,5 billion de dollars, l'OTAN est déjà le pacte militaire qui assume de loin plus de 50 % des dépenses militaires mondiales. L'ensemble de l'OTAN dépense 15 fois plus que la Russie. Et même si nous ne prenons en compte que les membres européens de l'OTAN, c'est encore quatre fois plus que ce que la Russie dépense : 17 – je répète : 17 – services secrets américains ont pratiquement exclu, sous la présidence de Joe BIDEN, une attaque russe contre des pays de l'OTAN.
De quoi s'agit-il donc lorsque nous entendons les chants des sirènes du réarmement des dirigeants de l'OTAN et de l'UE au cours des derniers mois ? Pas vraiment de la défense. Non, il s'agit d'un réarmement impitoyable qui, comme lors de la guerre en Irak, doit à nouveau être justifié par des mensonges de guerre. L'administration TRUMP demande désormais à l'OTAN de passer à 5 % du produit intérieur brut en termes de dépenses militaires. Et cela signifierait un doublement des dépenses militaires à 3 billions de dollars américains. Et comme des lemmings, les politiciens mainstream d'Europe se précipitent derrière TRUMP en matière de réarmement. La Commission VON DER LEYEN souhaite ajouter 800 milliards supplémentaires. Après avoir prétendu être une puissance pacifique, on se complaît désormais dans le rôle de puissance guerrière.
Et les politiciens européens mainstream tentent même de surpasser les États-Unis dans leur ivresse guerrière. Alors que les États-Unis négocient un cessez-le-feu et la paix avec la Russie, ils veulent désormais poursuivre la guerre par procuration de l'OTAN en Ukraine sans les États-Unis. C'est en toute connaissance de cause que l'on risque ici une guerre mondiale dans laquelle l'Europe risque au final la destruction totale.
Notre continent, Mesdames et messieurs, est trop beau pour être abandonné aux somnambules et à l'escalade. C'est pourquoi je salue le fait que plus de 100 000 personnes soient descendues hier dans les rues de Rome pour la paix et la diplomatie plutôt que pour l'armement.
Et dans le cadre de ces préparatifs de guerre, la démocratie en Europe est mise à mal. En Roumanie, le candidat à la présidence est rayé de la liste – non pas parce qu'il est de droite, mais parce qu'il est critique envers l'OTAN. En Allemagne, on refuse jusqu'à présent de recompter les voix malgré de nombreuses irrégularités, car cela pourrait permettre à un parti pacifiste comme le BSW d'entrer au Parlement. En Estonie, la minorité russe est tout de suite privée de son droit de vote et en Moldova, la Présidente de la république autonome de Gagausie est arrêtée. Mais celui qui ne veut pas voir ces attaques contre la démocratie, ou qui les justifie même, remet en question la démocratie elle-même.
Monsieur le Président, en tant que démocrates, nous ne pouvons pas permettre cela.
C'est pourquoi nous disons : « Oui à la démocratie et à la souveraineté populaire, non au réarmement ».
"Herr Präsident, ich würde gerne auf Deutsch sprechen". [auf Englisch]
Herr Präsident, meine Damen und Herren,
manchmal sind 100 Jahre nur ein Tag. Europa taumelt heute einem großen Krieg entgegen. Und als wären es Figuren aus dem Roman von Thomas Mann Der Zauberberg, scheinen die Verantwortlichen der NATO und der EU den Krieg förmlich herbeizusehnen. Oft wird beschworen, es ginge nur um Verteidigung. Aber die Zahlen sprechen eine ganz andere Sprache.
Bereits jetzt ist die NATO mit 1,5 Billionen Dollar der Militärpakt, der weltweit mit Abstand über 50% aller Militärausgaben global verantwortet. Die gesamte NATO gibt 15-mal mehr als Russland aus. Und auch, wenn wir nur die europäischen NATO-Mitglieder nehmen, ist es immer noch das Vierfache von dem, was Russland ausgibt: 17 – ich wiederhole: 17 – US-amerikanische Geheimdienste haben unter Präsident Joe Biden einen russischen Angriff auf NATO-Staaten praktisch ausgeschlossen.
Worum geht es hier also, wenn wir die Sirenengesänge der Aufrüstung von NATO und EU-Spitzen in den letzten Monaten hören? Um Verteidigung wohl kaum. Nein, es geht um eine gnadenlose Aufrüstung, die einst wie im Irakkrieg erneut mit Kriegslügen gerechtfertigt werden soll. Die Trump-Administration fordert nun die Erhöhung der NATO auf 5% des Bruttoinlandsprodukts, was die Militärausgaben angeht. Und das würde eine Verdopplung der Militärausgaben auf 3 Billionen US-Dollar bedeuten. Und wie die Lemminge rasen die Mainstream-Politiker aus Europa Trump hinterher in der Aufrüstung. Die von der Leyen-Kommission möchte ja nochmal 800 Milliarden dazugeben. Vom einstigen Anspruch Friedensmacht gefällt man sich nun in der Rolle der Kriegsmacht.
Und die europäischen Mainstream-Politiker versuchen ja sogar noch in ihrer Kriegsbesoffenheit, die USA zu übertreffen. Während die USA mit Russland über einen Waffenstillstand und einen Frieden verhandeln, wollen sie nun den NATO-Stellvertreterkrieg in der Ukraine auch ohne die USA weiterführen. Ganz bewusst wird hier ein Weltkrieg riskiert, bei dem Europa am Ende die völlige Zerstörung riskiert.
Unser Kontinent, meine Damen und Herren, ist zu schön, als ihn den Schlafwandlern, der Eskalation zu überlassen. Deshalb begrüße ich es, dass gestern über 100.000 Menschen in Rom auf die Straße gegangen sind – für Frieden und Diplomatie statt Aufrüstung. Und im Rahmen dieser Kriegsvorbereitung kommt die Demokratie in Europa unter die Räder. In Rumänien wird der Präsidentschaftskandidat gestrichen – nicht weil er rechts ist, sondern weil er NATO-kritisch ist. In Deutschland wird bisher eine Neuauszählung der Stimmen trotz zahlreicher Unregelmäßigkeiten verweigert, weil sie einer Friedenspartei wie dem BSW dem Parlamentseinzug bescheren könnte. In Estland wird der russischen Minderheit gleich das Wahlrecht entzogen und in Moldawien die Präsidentin der autonomen Republik Kagausiens verhaftet. Wer aber diese Angriffe auf die Demokratie nicht sehen will oder gar rechtfertigt, der stellt die Demokratie selbst in Frage.
Herr Präsident, das dürfen wir als Demokraten nicht zulassen.
Deshalb sagen wir: Ja zur Demokratie und Volkssouveränität – Nein zur Aufrüstung.