Logo Assembly Logo Hemicycle

Soutenir l’engagement pour une paix globale, juste et durable pour l’Ukraine et la sécurité du continent européen

Doc. 16311 : recueil des amendements écrits | Doc. 16311 | 27/01/2026 | Version révisée

Légende : AdoptéRejetéRetiréPas de votes électroniques

AProjet de résolution

1L'Assemblée parlementaire salue les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis, l'Ukraine et ses alliés pour mettre fin à la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, qui, depuis le 24 février 2022, a pris la forme d'une invasion militaire à grande échelle, illégale, non provoquée et injustifiée. A l’aube de la quatrième année de cette guerre d’agression, l’Assemblée renouvelle son appel en faveur d’une paix globale, juste et durable, indispensable à la sécurité et la stabilité de l’Ukraine, comme de l'ensemble du continent européen. L’Assemblée considère que l’issue de la guerre d’agression contre l’Ukraine aura une forte incidence sur l’avenir de la sécurité européenne et souligne que la sécurité de l'Ukraine fait partie intégrante de celle de l'Europe.

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Si adopté, l'amendement 4 tombe.

Votes : 102 pour 1 contre 2 abstentions

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 1 par le paragraphe suivant:

«L'Assemblée parlementaire salue les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis, l'Ukraine et ses alliés européens pour mettre fin à la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, qui, depuis le 24 février 2022, a pris la forme d'une invasion militaire à grande échelle, illégale, non provoquée et injustifiée. L’Assemblée dénonce l’absence de volonté réelle de la Russie de mettre un terme à cette guerre et condamne fermement l’intensification de la violence et des souffrances auxquelles elle soumet l’Ukraine. À l’aube de la quatrième année de cette agression, l’Assemblée renouvelle son appel en faveur d’une paix globale, juste et durable, également digne et solide, indispensable à la sécurité et la stabilité de l’Ukraine, comme de l'ensemble du continent européen. L’Assemblée considère que l’issue de la guerre d’agression contre l’Ukraine aura une forte incidence sur l’avenir de la sécurité européenne et mondiale et souligne que la sécurité de l'Ukraine fait partie intégrante de celle de l'Europe.»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Votes : 100 pour 3 contre 2 abstentions

Dans l'amendement 12, première phrase, après les mots «ses alliés européens pour mettre fin à la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine», insérer les mots suivants:

«qui a débuté en 2014 et»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par Mme Olena KHOMENKO, Mme Yuliia OVCHYNNYKOVA, M. Arminas LYDEKA, Mme Iryna KONSTANKEVYCH, Mme Lesia VASYLENKO, Mme Yevheniia KRAVCHUK

Tombe si l'amendement 12 est adopté.

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 1 par le paragraphe suivant:

«L'Assemblée parlementaire salue les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis, l'Ukraine et ses alliés pour mettre fin à la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, qui a commencé en 2014 et qui, depuis le 24 février 2022, a pris la forme d'une invasion militaire à grande échelle, illégale, non provoquée et injustifiée. À l’aube de la douzième année de cette guerre d’agression, l’Assemblée renouvelle son appel en faveur d’une paix globale, juste et durable, indispensable à la sécurité et à la stabilité de l’Ukraine, comme de l'ensemble du continent européen, et rappelle que la sécurité de l’Ukraine est indissociable de celle de l’Europe. L’Assemblée considère que l’issue de la guerre d’agression contre l’Ukraine aura une forte incidence sur l’avenir de la sécurité européenne et de profondes répercussions sur l’ordre international et la stabilité des relations internationales.»

Note explicative

La Résolution doit expressément souligner la continuité de l'agression de la Russe contre l'Ukraine depuis 2014, faute de quoi, elle pourrait être interprétée comme légitimant ou excusant l'annexion de la Crimée et l'occupation de certaines parties de Donetsk et de Louhansk en 2014.

2L’Assemblée déplore que la Russie refuse un cessez-le-feu immédiat, préalable à des négociations sincères, et qu’elle s’enferre dans une escalade de sa guerre d’agression contre l’Ukraine en multipliant les crimes de guerre et les violations des droits humains et du droit international humanitaire. La Russie amplifie ses attaques par drones et missiles contre des infrastructures civiles, notamment ses frappes massives sur Kyiv, Dnipro et Kharkiv, faisant de nombreuses victimes parmi la population civile. Alors que l’hiver s’installe, la Russie vise également sans relâche les infrastructures critiques et les réseaux énergétiques du pays, cherchant à infléchir la résilience exceptionnelle de la population. La Russie menace en outre la sécurité nucléaire de l’Ukraine et du continent, notamment en occupant et militarisant la centrale nucléaire de Zaporijjia.

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Si adopté, l'amendement 11 tombe.

Votes : 106 pour 0 contre 2 abstentions

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 2 par le paragraphe suivant:

«L’Assemblée déplore que la Russie refuse un cessez-le-feu immédiat, préalable à des négociations sincères, et qu’elle s’enferre dans une grave escalade de sa guerre d’agression contre l’Ukraine en multipliant les crimes de guerre et les violations des droits humains et du droit international humanitaire. La Russie amplifie ses attaques par drones et missiles contre des infrastructures civiles, notamment ses frappes massives sur Kyiv, Dnipro et Kharkiv, faisant de nombreuses victimes parmi la population civile. Alors qu’un hiver rigoureux s’est installé, la Russie continue à viser sans relâche les infrastructures critiques et les réseaux énergétiques du pays, cherchant à infléchir la résilience exceptionnelle de la population. L’Assemblée condamne en particulier les attaques brutales de la Russie avec le missile balistique Orechnik qui représentent également une menace dangereuse pour la sécurité du continent. L’Assemblée souligne que la Russie devra rendre des comptes pour sa guerre d’agression à grande échelle contre l’Ukraine. La Russie menace en outre la sécurité nucléaire de l’Ukraine et de l’Europe, notamment en occupant et militarisant la centrale nucléaire de Zaporijjia.»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Votes : 101 pour 0 contre 3 abstentions

Dans l'amendement 13, insérer la phrase suivante à la fin:

«L'Assemblée note en outre que les attaques systématiques menées par la Russie contre les infrastructures civiles constituent une politique délibérée de terreur et de traitements inhumains visant à semer la peur parmi les civils, comme l'a confirmé la Cour européenne des droits de l'homme dans l'affaire Ukraine et Pays-Bas c. Russie.»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par Mme Olena KHOMENKO, Mme Yuliia OVCHYNNYKOVA, M. Arminas LYDEKA, Mme Iryna KONSTANKEVYCH, Mme Yevheniia KRAVCHUK, Mme Lesia VASYLENKO

Tombe si l'amendement 13 est adopté.

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 2 par le paragraphe suivant:

«L’Assemblée déplore que la Russie refuse un cessez-le-feu immédiat, préalable à des négociations sincères, et qu’elle s’enferre dans une escalade de sa guerre d’agression contre l’Ukraine, à travers toujours plus de crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et autres violations des droits humains et du droit international humanitaire. La Russie amplifie ses attaques par drones et missiles contre des infrastructures civiles, notamment ses frappes massives sur Kyiv, Dnipro et Kharkiv, faisant de nombreuses victimes parmi la population civile. Alors que l’hiver s’installe, la Russie vise également sans relâche les infrastructures essentielles et les réseaux énergétiques du pays, cherchant à infléchir la résilience exceptionnelle de la population. La Russie menace en outre la sécurité nucléaire de l’Ukraine et du continent en occupant et militarisant la centrale nucléaire de Zaporijjia. L’Assemblée note en outre que les attaques systématiques de la Russie contre les infrastructures civiles constituent une politique délibérée de terreur et de traitement inhumain visant à répandre la peur parmi les civils, comme l’a confirmé la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Ukraine et Pays-Bas c. Russie.»

Note explicative

Les crimes contre l’humanité doivent figurer dans le texte, parallèlement aux crimes de guerre. En outre, la conclusion juridique de la Cour soulignera clairement que l’objectif premier des attaques russes contre les infrastructures énergétiques est de terroriser la population civile.

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 2, insérer le paragraphe suivant:

«L'Assemblée condamne toute action de la Fédération de Russie considérée comme un crime de génocide, un crime contre l'humanité, un crime de guerre ou un crime d'agression au sens du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, compte tenu de l'ampleur et du caractère systématique des violations commises par le personnel militaire et d'autres responsables de la Fédération de Russie en Ukraine, ou par ses responsables contre des citoyens ukrainiens détenus de force sur le territoire de la Fédération de Russie (en particulier les militaires des forces de défense ukrainiennes qui sont prisonniers de guerre et les otages civils, auxquels s'appliquent les normes du droit international humanitaire). Les États membres du Conseil de l'Europe devraient adhérer au principe de la compétence universelle pour les crimes relevant du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, devraient mener des enquêtes et veiller à ce que soient poursuivis les auteurs de crimes internationaux dans le cadre de leurs juridictions nationales respectives.»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Votes : 97 pour 0 contre 4 abstentions

Dans l'amendement 5, première phrase, remplacer le mot «considérée» par les mots suivants:

«qui pourrait être considérée»

3L’Assemblée condamne les innombrables crimes et violations du droit international commis par la Russie, notamment les politiques systématiques de transfert forcé et de déportation de civils, y compris d’enfants, depuis le territoire ukrainien temporairement occupé, ainsi que les opérations coordonnées pour vider ce territoire de sa population ukrainienne, dénoncées par un rapport de la Commission d'enquête internationale indépendante sur l'Ukraine à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui évoque explicitement les «crimes contre l’humanité» que constituent ces actes. L’Assemblée condamne également l’endoctrinement de la jeunesse, la militarisation des enfants dans des camps, la destruction volontaire de l’identité ukrainienne, et les cas répandus de torture infligée aux prisonniers de guerre et civils ukrainiens.

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 3 par le paragraphe suivant:

«L’Assemblée condamne les innombrables crimes et violations du droit international commis par la Russie, notamment les politiques systématiques de transfert forcé et de déportation de civils, y compris d’enfants, depuis le territoire ukrainien temporairement occupé, ainsi que les opérations coordonnées visant à vider ce territoire de sa population ukrainienne. Ces crimes et ces violations ont été dénoncés dans un rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine à l’Assemblée générale des Nations Unies, qui les qualifie expressément de « crimes contre l’humanité ». L’Assemblée note en outre que ces mesures sont mises en œuvre dans le but ultime de modifier la composition démographique des territoires occupés, afin de justifier illégitimement, devant la communauté internationale, les revendications de la Fédération de Russie sur ces territoires. L’Assemblée condamne également l’endoctrinement politique et la militarisation des enfants et des jeunes Ukrainiens qui se trouvent sous contrôle russe, y compris dans les camps, la destruction délibérée de l’identité ukrainienne et l’assimilation culturelle, ainsi que les traitements inhumains et la torture généralisée des prisonniers de guerre et des détenus civils ukrainiens. Dans ce contexte, l’Assemblée rappelle la conclusion de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Ukraine et Pays-Bas c. Russie, selon laquelle les changements apportés au système éducatif visent principalement à renforcer la russification de la population dans les territoires occupés et à séparer ces territoires de l’Ukraine.»

Note explicative

Ces amendements visent à insister sur l’objectif ultime de la Fédération de Russie, à savoir appliquer ses propres règles dans les territoires occupés, afin de faciliter leur annexion de facto.

4En outre, l’Assemblée est profondément préoccupée par l’intensification des provocations et menaces russes sur le continent européen, telles que les violations de l’espace aérien d’autres États européens, l’organisation de sabotages et le déploiement de sa guerre hybride en Europe. Cette escalade appelle un engagement sans faille pour assurer la sécurité du continent européen.

Dans le projet de résolution, paragraphe 4, remplacer la dernière phrase par la phrase suivante:

«Une telle escalade appelle une réponse claire et résolue, comprenant des mesures concrètes, pour assurer la sécurité du continent européen».

Note explicative

Cet amendement est suffisamment explicite.

5L'Assemblée réaffirme son engagement indéfectible envers la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues, y compris ses eaux territoriales, et l’avenir européen de l’Ukraine, ainsi que son attachement à la paix et à la sécurité démocratique en Europe. Elle réaffirme sa solidarité avec le peuple ukrainien, rend hommage à son courage et à sa résilience, et demande le retour immédiat des prisonniers de guerre, des civils détenus illégalement et des enfants transférés et déportés de force, ainsi que le retour en toute sécurité des personnes déplacées de force.
6Alors que les menaces contre la sécurité en Europe sont sans précédent depuis 1945, l’Assemblée constate que le lien transatlantique qui unit l’Europe et les États-Unis a évolué, incitant le continent européen à se mobiliser pour soutenir l’Ukraine et assurer sa propre sécurité et sa résilience. L’Assemblée considère qu’il est primordial que les États membres du Conseil de l’Europe et leurs alliés, notamment les États-Unis, unissent leurs efforts face aux menaces russes pour l’Europe et la sécurité mondiale.
7L’Assemblée salue les initiatives inédites des Européens et de leurs alliés visant à renforcer la défense et la sécurité européennes, notamment la «Coalition des Volontaires», ainsi que celles pour soutenir l’Ukraine en matière d’obligation de rendre des comptes (redevabilité) de la Russie. Elle salue en outre les initiatives visant à soutenir les démocraties européennes, comme le Nouveau Pacte Démocratique pour l'Europe lancé par le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, qui vise à renforcer la sécurité démocratique dans les États membres de l’Organisation.

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 7 par le paragraphe suivant:

«L’Assemblée salue les initiatives inédites des Européens et de leurs alliés visant à renforcer la défense et la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe, notamment la « Coalition des Volontaires », et les progrès réalisés en matière de garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable en Ukraine, qui devraient être activées dès l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu. Elle salue également les initiatives visant à soutenir les démocraties européennes, comme le Nouveau Pacte Démocratique pour l'Europe lancé par le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, qui vise à renforcer la sécurité démocratique dans les États membres de l’Organisation, dans le cadre d’une approche globale de la sécurité, respectueuse du droit international.»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 7, insérer le paragraphe suivant:

«L’Assemblée déplore que la Russie ait rejeté les garanties de sécurité proposées à ce jour par les alliés de l’Ukraine, y compris les Etats-Unis et condamne fermement les revendications inacceptables de la Russie, notamment sur le territoire ukrainien souverain et sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, entravant tout progrès significatif vers une paix juste, solide et durable en Ukraine.»

8L’Assemblée considère que l'architecture européenne de sécurité doit être rapidement ajustée et renforcée, notamment pour soutenir l’Ukraine et lutter contre la guerre hybride menée par la Russie. L’Assemblée estime que cette architecture doit se fonder sur un solide lien de confiance avec les États-Unis et leurs alliés et sur un système européen de défense et de sécurité et qu’elle doit aussi intégrer pleinement la sécurité démocratique, incarnée sur le continent principalement par le Conseil de l’Europe.

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, paragraphe 8, deuxième phrase, remplacer les mots «avec les États-Unis et leurs alliés», par les mots suivants:

«entre États partageant les mêmes idées»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 8, insérer le paragraphe suivant:

«En ce qui concerne la reconnaissance des responsabilités de la Russie pour l’agression contre l’Ukraine, l’Assemblée se félicite de l’adoption, lors de la Conférence diplomatique de La Haye le 16 décembre 2025, de la Convention établissant une Commission internationale des réclamations pour l’Ukraine (STCE n° 229), dans le cadre du Conseil de l’Europe, et de sa signature par 35 pays et par l’Union européenne. Elle appelle à la rapide mise en place de cette Commission internationale.»

9À la lumière de ces considérations, en ce qui concerne les négociations de paix et tout éventuel accord visant la cessation des hostilités, l’Assemblée, se référant à ses résolutions pertinentes, appelle instamment les États membres et observateurs du Conseil de l’Europe, ainsi que les institutions européennes et les partenaires internationaux concernés:
9.1à développer un engagement européen sans faille et une plus grande unité, au-delà de l'Europe, y compris avec les États Unis, en faveur de l'Ukraine et d'une paix globale, juste et durable, indispensable à la sécurité et la stabilité de l'ensemble du continent européen, où l’agresseur n’est pas récompensé mais doit répondre de ses crimes;
9.2à accroître leur soutien à l’Ukraine, y compris le soutien politique, économique et militaire, afin de renforcer la position de l’Ukraine dans les négociations de paix et de défendre la sécurité régionale et les valeurs européennes;
9.3à exiger un cessez-le feu immédiat et total, préalable à des négociations sincères, car l’Ukraine ne doit pas être contrainte à négocier sous les bombes, et à empêcher la Russie de reprendre les combats ultérieurement;

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, paragraphe 9.3, remplacer les mots «préalables à» par le mot suivant:

«et»

9.4à faire en sorte que les négociations visant la fin des hostilités impliquent l’Ukraine et ses alliés européens, qu’elles respectent le droit de l’Ukraine à déterminer son propre avenir, y compris son droit souverain à poursuivre son intégration dans l'Union européenne, ainsi que son adhésion à d'autres organisations internationales, car l’Ukraine a le droit souverain de choisir ses propres dispositifs de sécurité;
9.5à s’assurer que ces négociations incluent les garanties de sécurité juridiquement contraignantes efficaces et nécessaires pour l’Ukraine et toute l’Europe, afin de prévenir toute future agression de la part de la Russie, et à soutenir les efforts européens en cours visant à prendre en charge une partie de telles garanties de sécurité, tout en soulignant le rôle indispensable des États-Unis dans ces efforts;
9.6à reconnaitre que le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne constitue une garantie de sécurité et une contribution importante à l’architecture de sécurité européenne;
9.7à s’opposer à toute concession territoriale imposée à l’Ukraine contraire aux principes du droit international et aux intérêts de la paix, et à rejeter toute reconnaissance du territoire ukrainien temporairement occupé comme étant russe, qui légitimerait un changement de frontières par la force;
9.8à s’assurer que les questions humanitaires – notamment les échanges des prisonniers de guerre, la libération des civils détenus illégalement, le retour des enfants déplacés et déportés de force et des personnes déplacées – soient intégrées dans tout processus de négociation et accord. L’Assemblée souligne l’importance de leur retour complet et rapide, et, en attendant de tels accords, rappelle sa Résolution 2606 (2025) «Favoriser les négociations politiques en vue de l'échange et de la libération des prisonniers de guerre». L’Assemblée appelle également à reconnaitre qu'une paix globale, juste et durable devrait également être ancrée dans le cadre international des droits humains, comme précisé par le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe;
9.9à s’assurer qu’un contrôle de la mise en œuvre de futurs accords de paix, impliquant les États-Unis et les alliés européens, soit prévu dans ces accords;
9.10à veiller à ce que les sanctions contre la Russie ne soient levées que progressivement et conditionnées au respect du droit international et d’éventuels accords de paix, quand la guerre d'agression menée par la Russie prendra fin et qu'une paix globale, juste et durable sera rétablie;

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 9.10 par le paragraphe suivant:

«à veiller à ce que les sanctions contre la Russie ne soient levées que progressivement et proportionnellement au respect, par ce pays, du droit international, d’éventuels accords de paix et de l’arrêt de sa guerre d'agression. Cela supposera notamment le rétablissement d'une paix globale, juste et durable ainsi que la pleine satisfaction des demandes de réparation, en particulier grâce à l’exécution des décisions relatives aux demandes soumises au mécanisme d'indemnisation international global du Conseil de l'Europe pour l'Ukraine et des arrêts rendus par la Cour européenne des droits de l'homme dans les affaires interétatiques et individuelles découlant de l'agression russe contre l'Ukraine;»

Dans le projet de résolution, à la fin du paragraphe 9.10, insérer la phrase suivante:

«Ces sanctions devraient également inclure des poursuites individuelles contre les personnes responsables d'avoir ordonné, facilité ou tiré profit d'actions illégales, notamment l'arrestation arbitraire d'Ukrainiens, leur persécution, leur déportation ou leur transfert forcé, leur disparition forcée, leur torture ou d’autres mauvais traitements, leur procès inéquitable et leur emprisonnement de longue durée;»

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 9.10, insérer le paragraphe suivant:

«à veiller à ce que ces accords prévoient la libération des prisonniers politiques en Russie, détenus pour avoir dénoncé la renouvelée invasion illégale de l'Ukraine.»

Note explicative

Dans le cadre du principe de responsabilité et d'un véritable processus de réconciliation en Russie, il est nécessaire de libérer les citoyens russes ordinaires emprisonnés pour s'être opposés à la nouvelle invasion illégale de l'Ukraine.

9.11à faire en sorte que toute négociation et tout accord de paix prévoient les fonds nécessaires pour les mécanismes de redevabilité et la reconstruction de l’Ukraine, y compris par l’utilisation des avoirs souverains gelés de la Russie le cas échéant.

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, paragraphe 9.11, après les mots «à faire en sorte que toute négociation et tout accord de paix», insérer les mots suivants:

«soutiennent le principe de la responsabilité de la Russie, conformément aux principes de la responsabilité de l’État en vertu du droit international et»

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 9.11, insérer le paragraphe suivant:

«à veiller à ce que les négociations ou accords de paix ne donnent pas lieu à des dispositions, obligations ou conditions concernant la conduite, le calendrier ou le résultat des élections en Ukraine, car ces questions relèvent de sa compétence nationale exclusive. L’Ukraine conserve en effet le droit souverain de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et l’intégrité de son processus électoral, sachant que toute précipitation excessive dans la tenue des élections, dans les circonstances actuelles, est susceptible de porter atteinte à l’État de droit et aux principes démocratiques.»

Note explicative

Cet amendement vise à réduire la pression extérieure qui s'exerce sur l’Ukraine dans le contexte des élections et à limiter le plus possible les tentatives de la Fédération de Russie de faire de cette question un tremplin pour promouvoir ses objectifs militaires.

10De plus, en vue de soutenir l’engagement pour la sécurité du continent, l’Assemblée, se référant à sa Résolution 2622 (2025) «Russie: nouvelles menaces pour les démocraties européennes», appelle les États membres du Conseil de l’Europe, ainsi que les institutions européennes et les partenaires internationaux concernés:

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, paragraphe 10, remplacer les mots «De plus, en vue de soutenir l’engagement pour la sécurité du continent» par les mots suivants:

«De plus, en vue de soutenir l’engagement pour la sécurité européenne dans un contexte où le droit international est fortement remis en cause à l’échelle mondiale,»

10.1à renforcer et adapter l'architecture européenne de sécurité, ainsi que les stratégies de l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), aux besoins de l’Ukraine et aux nouvelles menaces, et à renforcer la sécurité nucléaire en Europe et le soutien à l’Agence internationale de l’énergie atomique;

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, avant le paragraphe 10.1, insérer le paragraphe suivant:

«à renforcer leur unité et leur engagement en faveur du respect du droit international et du multilatéralisme»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, paragraphe 10.1, après les mots «à renforcer et adapter», insérer le mot suivant:

«rapidement»

10.2à soutenir les États les plus exposés aux menaces russes, militaires ou hybrides, notamment les États à proximité de la Russie, de l’Ukraine ou de la mer Baltique et à doter l'architecture européenne de sécurité d’un cadre multilatéral géographique souple et flexible permettant aux États contributeurs de travailler effacement ensemble, au-delà de l’appartenance ou non à l’Union européenne ou à d’autres organisations, tout en veillant à la cohésion du continent européen;
10.3à développer une approche globale de la sécurité qui intègre pleinement la sécurité démocratique, en reconnaissant que seule une telle approche, également respectueuse du droit international, est à même de protéger les démocraties européennes, leurs institutions et leurs valeurs face à une militarisation grandissante du continent, comme l'a souligné le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.
11En ce qui concerne la redevabilité de la Russie, l’Assemblée se félicite du rôle unique du Conseil de l’Europe, notamment dans le cadre de la Cour européenne des droits de l'homme, du Registre des dommages causés par l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine, et des travaux visant à établir la Commission internationale des réclamations pour l’Ukraine et le Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine. L’Assemblée, se référant à ses résolutions et avis pertinents, demande aux États membres et observateurs du Conseil de l'Europe et aux États partageant les mêmes idées:
11.1d'accélérer la mise en place d'un système complet de redevabilité, notamment en signant et ratifiant sans délai la future Convention établissant une Commission internationale des réclamations pour l'Ukraine, et en intensifiant les efforts visant à mettre en place le troisième volet du mécanisme international d'indemnisation, à savoir un fonds international d'indemnisation, qui pourrait être financé, le cas échéant, par la réaffectation et le transfert des avoirs souverains gelés de la Russie;

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Dans le projet de résolution, paragraphe 11.1, après les mots «en signant et ratifiant sans délai la», supprimer le mot suivant:

«future»

Dans le projet de résolution, après le paragraphe 11.1, insérer le paragraphe suivant:

«de veiller à ce que les trois composantes du mécanisme international d'indemnisation, à savoir le Registre des dommages causés par l'agression de la Fédération de Russie contre l'Ukraine, la future Commission internationale des réclamations et le futur fonds international d'indemnisation, soient mandatées pour recevoir et évaluer les réclamations relatives aux dommages, pertes et préjudices résultant de l'agression de la Russie contre l'Ukraine depuis le 19 février 2014, y compris ceux découlant de l'occupation illégale et de la tentative d'annexion de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol, ainsi que de certaines parties des régions de Donetsk et de Louhansk, en vue d'assurer une indemnisation complète, cohérente et efficace des victimes.»

Note explicative

Explicite

11.2suite à la signature historique, le 25 juin 2025, de l'Accord entre le Conseil de l'Europe et l'Ukraine relatif à la création du Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine, d’œuvrer sans délai à la mise en place de l'Accord partiel élargi sur le Comité de direction du Tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine, d’y adhérer dès que possible, conformément à leurs procédures nationales, d’assurer sa viabilité, y compris en termes budgétaires, et de conclure des accords de coopération avec le futur Tribunal spécial;
11.3de renforcer les mécanismes de redevabilité pour tous les crimes de guerre et toutes les violations du droit international par la Russie, et, en particulier, de prendre les mesures nécessaires pour garantir l’obligation de rendre des comptes pour les tentatives délibérées et systématiques d'effacer l'identité culturelle ukrainienne;

Dans le projet de résolution, remplacer le paragraphe 11.3 par le paragraphe suivant:

«de renforcer les mécanismes de redevabilité pour tous les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et d’autres violations du droit international par la Russie, et, en particulier, de prendre les mesures nécessaires pour garantir l’obligation de rendre des comptes pour les tentatives délibérées et systématiques d'effacer l'identité culturelle ukrainienne par des pratiques de persécution dans les territoires temporairement occupés. Au niveau national, les États devraient analyser et activer leurs capacités en matière de poursuites stratégiques, d'enquêtes au titre de la compétence universelle et de partage d'éléments de preuve afin de garantir qu'à terme la Russie rende compte de ses actes et de constituer un relevé historique précis pour combattre la désinformation russe.»

mardi 27 janvier 2026

Déposé par la Commission des questions politiques et de la démocratie

Votes : 61 pour 27 contre 14 abstentions

Dans l'amendement 10, supprimer à partir de «en particulier» jusqu'à la fin du paragraphe et remplacer par les mots suivants:

«invite les États membres du Conseil de l'Europe à prendre les mesures nécessaires.»

11.4de renforcer la pression diplomatique et économique sur la Russie, tant que la Russie n’aura pas stoppé sa guerre d’agression et qu’une paix globale, juste et durable ne sera pas restaurée, conformément à la Résolution 2622 (2025) «Russie: nouvelles menaces pour les démocraties européennes», notamment en renforçant le régime actuel de sanctions européennes et américaines à l'encontre de la Russie, de ses alliés et de leurs dirigeants politiques et militaires, en particulier les mesures contre les violations de l’espace aérien d’États souverains, les violations de la souveraineté maritime et les mesures contre la flotte fantôme russe.
12En ce qui concerne la résilience, la reconstruction et la sécurité démocratique de Ukraine, l’Assemblée félicite l’Ukraine pour ses réalisations dans la mise en œuvre du Plan d’action du Conseil de l’Europe pour l’Ukraine «Résilience, relance et reconstruction» 2023-2026, et pour les progrès qu’elle a accomplis dans le processus d’adhésion à l’Union européenne, en dépit des immenses défis causés par l’invasion militaire à grande échelle, illégale, non provoquée et injustifiée de la Russie. Elle invite les États membres et observateurs du Conseil de l'Europe, ainsi que les institutions européennes et les partenaires internationaux concernés:
12.1à soutenir plus fermement la résilience démocratique de l’Ukraine, notamment sa capacité à protéger efficacement les droits humains, l'État de droit et la démocratie, et plus particulièrement la démocratie parlementaire, locale et régionale, ainsi que sa capacité à lutter efficacement contre la corruption, qui est essentielle dans le cadre de son processus d'adhésion à l'Union européenne;
12.2à soutenir l'adhésion de l’Ukraine à l'Union européenne, en reconnaissant que le processus d’intégration constitue une forte incitation à poursuivre les réformes nécessaires ainsi qu’une garantie de sécurité.