25/06/2026 Session
Réunie en séance plénière à Strasbourg aujourd’hui, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a déclaré que la diffusion croissante de la pornographie violente « banalisait la violence fondée sur le genre » et créait « un environnement propice à l’augmentation de cette violence », appelant à un renforcement de la législation et de l’action contre les contenus sexuels violents.
Adoptant une résolution sur la base d’un rapport de Laura Castel (Espagne, GUE), l’Assemblée s’est déclarée préoccupée par la disponibilité croissante de contenus représentant le viol, la contrainte, l’humiliation, l’avilissement et d’autres formes de violence sexuelle, soulignant que ce type de contenus « visait principalement les femmes et les filles, les déshumanisant ».
Les parlementaires ont appelé à l’adoption de lois nationales claires interdisant la pornographie violente, y compris les « contenus sexuellement explicites non consensuels, les hypertrucages sexuellement explicites et les images intimes » produits sans le consentement de la personne représentée, ainsi qu’à des procédures rapides obligeant les plateformes en ligne à retirer les contenus illicites dans un délai de 24 à 48 heures et à des sanctions à l’encontre de celles qui ne s’y conforment pas.
L’Assemblée a également appelé à une éducation à la sexualité « obligatoire, adaptée à l’âge des élèves, médicalement exacte et fondée sur des données probantes », ainsi qu’à des programmes d’éducation aux médias, afin d’aider les jeunes à rejeter les messages qui normalisent la violence et la contrainte, et a exhorté à un renforcement de la coopération internationale pour lutter contre la diffusion transfrontière de la pornographie violente et de l’exploitation sexuelle en ligne.