Logo Assembly Logo Hemicycle

Renforcer la prééminence du droit et éradiquer la corruption : des priorités pour le Kosovo

Les autorités du Kosovo* doivent en toute priorité « assurer le respect de la prééminence du droit et éradiquer la corruption », a déclaré aujourd’hui l’APCE, à l’issue d’un débat en session plénière. « La corruption endémique et largement répandue » à tous les niveaux du gouvernement, de la justice et de l’économie a en effet des répercussions négatives sur la vie de la population du Kosovo, quelle que soit la communauté à laquelle elle appartient, ont indiqué les parlementaires.

La résolution adoptée sur la base du rapport d’Agustín Conde (Espagne, PPE/DC) a souligné les progrès réalisés au Kosovo dans le domaine de la démocratie, avec l’organisation d’élections législatives en 2014, et a salué l’adoption de réformes constitutionnelles qui ont ouvert la voie à la création de chambres spécialisées.

Toutefois, l’APCE regrette que les activités législatives de l’Assemblée du Kosovo aient été retardées par de nombreuses impasses politiques révélant l’incapacité des forces politiques à mettre en place un dialogue constructif, et a condamné les récentes manifestations de violence à l’Assemblée du Kosovo, « d’une gravité particulière », qui ne peuvent que porter atteinte à la confiance de la population dans les institutions démocratiques.

S’agissant de la protection des droits de l’homme et des relations intercommunautaires, l’APCE a appelé les autorités à rester vigilantes et « à condamner toutes les agressions motivées par l’ethnicité, et à faire preuve de responsabilité dans leur discours public afin d’apaiser les tensions ».

Par ailleurs, l’APCE a appelé Belgrade et Pristina « à poursuivre le dialogue sous l’égide de l’UE », en vue de la normalisation de leurs relations. L’existence d’une perspective européenne pour toutes deux et le renforcement des normes «sont essentiels pour la sécurité démocratique du Kosovo et pour la stabilité de l’ensemble des Balkans occidentaux », ont souligné les parlementaires.

Enfin, l’APCE a recommandé à son Bureau de modifier les modalités actuelles de coopération avec l’Assemblée du Kosovo, « en vue d’inviter celle-ci à désigner une délégation assurant aussi la représentation des communautés minoritaires, en plus de la majorité et de l’opposition ».

* Toute référence au Kosovo, que ce soit le territoire, les institutions ou la population, doit se comprendre en pleine conformité avec la Résolution 1244 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et sans préjuger du statut du Kosovo.