Logo Assembly Logo Hemicycle

Le respect par la Grèce des obligations découlant de l’adhésion au Conseil de l’Europe

Autre auteur
Assemblée parlementaire
Session
2026 - Quatrième partie de session

Résumé

La Grèce, membre fondateur du Conseil de l’Europe depuis 1949, a réalisé des progrès notables depuis son dernier examen périodique en 2018 : elle a surmonté une grave crise économique, renforcé ses institutions démocratiques et obtenu des avancées sociales et économiques significatives. Toutefois, l’Assemblée relève des préoccupations persistantes, notamment la corruption parmi les hauts fonctionnaires, l’ingérence du gouvernement dans les affaires judiciaires, les mauvais traitements infligés aux migrants et l’utilisation du logiciel espion « Predator » à l’encontre de responsables politiques et de journalistes. L’Assemblée appelle la Grèce à ratifier plusieurs conventions clés du Conseil de l’Europe relatives aux droits des minorités et à la non-discrimination, à renforcer l’indépendance de son système judiciaire et de ses organes de contrôle, ainsi qu’à réformer son système pénitentiaire et ses mécanismes de traitement des plaintes contre la police. Elle préconise également une plus grande transparence dans les enquêtes anticorruption — en particulier celles liées à la catastrophe ferroviaire meurtrière de Tempi en 2023 — et appelle à une réglementation plus stricte de l’utilisation des logiciels espions ainsi qu’à une protection renforcée de la liberté de la presse. Tout en reconnaissant le rôle de la Grèce en tant qu’État de première ligne dans la gestion des migrations, l’Assemblée souligne la nécessité de respecter le droit international et d’améliorer les conditions de vie des migrants vulnérables. Dans l’ensemble, l’Assemblée conclut que la démocratie grecque reste résiliente, mais que des efforts soutenus et un dialogue politique constructif sont essentiels pour consolider l’État de droit.

Résultat des votes

40 pour 0 contre 7 abstentions