«L’Assemblée estime que la destruction systématique des médias indépendants sur les territoires ukrainiens temporairement occupés par la Fédération de Russie – la fermeture forcée ou la saisie de médias ukrainiens, le remplacement d’émissions ukrainiennes par la propagande d’État russe et la persécution de journalistes locaux – constitue la forme la plus extrême de mainmise sur les médias observée sur le continent européen aujourd’hui et la création délibérée d’un «désert médiatique». Ce même modèle a été pleinement mis en œuvre en Fédération de Russie et au Bélarus. L’Assemblée note aussi que le pluralisme des médias dans les États membres est menacé de l’extérieur par la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères, menées en particulier par la Fédération de Russie, qui utilise des médias contrôlés par l’État, la propriété et le financement occultes de médias, ainsi que des campagnes en ligne coordonnées pour polariser les sociétés et affaiblir le soutien à l’Ukraine. Elle salue les mesures prises par l’Union européenne et les États membres pour suspendre la diffusion des réseaux de propagande liés au Kremlin et souligne que ces mesures, prises conformément à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, constituent une défense légitime du pluralisme des médias et non une restriction de celui-ci.»