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Un réseau de l’APCE appelle à agir pour le retour des enfants ukrainiens enlevés et pour que les auteurs de ces crimes répondent de leurs actes

Des parlementaires et des responsables internationaux se sont réunis le mercredi 16 septembre à Paris pour souligner la nécessité d’intensifier les mesures visant à garantir le retour en toute sécurité des enfants ukrainiens déplacés de force et déportés, et à veiller à ce que les auteurs des crimes commis à leur encontre répondent de leurs actes.

Lors d'une audition organisée par le Réseau parlementaire de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur la situation des enfants d'Ukraine, de hauts représentants des Nations Unies, des autorités ukrainiennes, de l'initiative Bring Kids Back UA, du Mécanisme de Moscou de l'OSCE et de la Cour pénale internationale ont présenté des preuves irréfutables de violations systémiques des droits de ces enfants.

Vanessa Frazier, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies et Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, a fait part de son évaluation des violations manifestes et graves des droits des enfants ukrainiens commises par la Fédération de Russie – notamment ceux qui ont été déportés ou déplacés de force, ceux qui vivent dans les territoires temporairement occupés, ainsi que les enfants vivant sous le joug de l’agression contre leur pays. Elle a salué la détermination de l’Ukraine à maintenir la scolarité dans le pays malgré toutes les difficultés, et a souligné l’importance d’assurer l’identification et le suivi des enfants qui ont été emmenés, afin de permettre leur retour et leur réintégration dans leur propre pays.

Maksym Maksymov, Directeur de Bring Kids Back UA, a indiqué que des milliers d’enfants ukrainiens avaient été recensés comme ayant été déportés ou transférés de force, et que seule une fraction d’entre eux avait pu être ramenée, le plus souvent sans la coopération de la Fédération de Russie. Il a souligné qu’une politique manifeste de déportation, d’endoctrinement et de militarisation était à l’œuvre.

Daria Herasymchuk, point focal national du gouvernement ukrainien pour les enfants et les conflits armés, a appelé à une intervention internationale forte et rapide face à cette politique.

L’audition a également examiné les conclusions du Mécanisme de Moscou de l’OSCE de 2026, ainsi que les enquêtes en cours menées par la Cour pénale internationale. Les intervenants ont souligné l’importance de préserver et de partager les preuves, de soutenir les enquêtes nationales et internationales, de mettre en œuvre des mécanismes de responsabilisation et de veiller à ce que les préjudices résultant du changement d’identité forcé, de l’endoctrinement et de la militarisation soient dûment reconnus.

En conclusion des débats, la Vice-Présidente du Réseau, Miapetra Kumpula-Natri (Finlande, SOC), a exhorté les parlementaires à faire tout ce qui était en leur pouvoir pour transmettre ces messages à leurs parlements nationaux, dans le but de donner un élan à des mesures concrètes visant à ramener les enfants chez eux, à garantir la responsabilité des coupables et à s’associer à l’Ukraine pour soutenir sa jeunesse en vue d’un avenir meilleur.