01/10/2026 Session
Le Souverain appelle à faire prévaloir le droit, maintenir le dialogue entre les nations et préserver la planète.
« Notre avenir ne peut se construire ni dans l’isolement, ni dans le rapport de force, mais dans la responsabilité, la coopération et le respect des règles que nous nous sommes collectivement données », a déclaré S.A.S le Prince Albert II de Monaco, s’adressant à l’Assemblée parlementaire lors de sa session plénière d’automne à Strasbourg.
Il s'exprimait alors que Monaco arrive au terme de sa Présidence de six mois du Comité des ministres du Conseil de l'Europe.
Dans son discours, le Souverain a rappelé l’attachement profond de la Principauté de Monaco au droit, à la justice, à la protection des libertés fondamentales et au respect de la dignité de la personne humaine.
Il a également salué le rôle du Conseil de l’Europe comme une communauté de droit fondée sur un patrimoine juridique commun et des engagements garantis par des mécanismes solides, au premier rang desquels figurent la Convention européenne des droits de l’homme et la Cour de Strasbourg.
« Ce système n’est solide que si chaque État respecte ses engagements et exécute pleinement les arrêts qui lui sont adressés. C’est une exigence collective, à laquelle nul ne peut se soustraire sans affaiblir l’édifice tout entier », a-t-il déclaré.
Concernant l’Ukraine, il a rappelé que la Principauté a soutenu toutes les initiatives exigeant le retrait des forces russes et réaffirmant l’intégrité territoriale du pays. « Les violations du droit international ne sauraient rester sans réponse. Une paix durable ne se construit ni sur la violation des principes communs, ni sur l’impunité de ceux qui les piétinent », a-t-il souligné.
Le Souverain a appelé l’Assemblée parlementaire à poursuivre sa réflexion sur la reconnaissance du droit à un environnement propre, sain et durable. « Protéger la nature, c’est garantir les conditions mêmes dans lesquelles pourront s’exercer demain les droits que nous défendons aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Il a rappelé l’engagement profond de Monaco en faveur de la protection de l’environnement, soulignant que la réponse ne pouvait être que collective, « fondée sur la connaissance scientifique, la coopération internationale et notre responsabilité à l’égard des générations futures ».
« La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme nous rappelle, elle aussi, que les atteintes à l’environnement ont des conséquences très concrètes sur les droits garantis par la Convention », a-t-il ajouté.
« Dans un monde fragmenté, notre responsabilité est de préserver les espaces où les nations peuvent se rencontrer, se comprendre et agir ensemble au service de la paix, de la stabilité et du progrès. Parce que le multilatéralisme est un trésor qu’il nous faut protéger et faire croître. Parce qu’il est notre destin commun », a-t-il conclut.