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La transition vers l’IA doit être centrée sur l’humain et protéger les travailleurs, estime l’Assemblée parlementaire élargie*

L’IA « ouvre la voie à une nouvelle ère de possibilités qui offre des opportunités considérables mais ne va pas sans poser de menaces majeures », avec des conséquences pour les personnes, l’économie, les marchés du travail, l’éducation, les services publics et la gouvernance, selon l’Assemblée élargie.

En adoptant une résolution sur le rôle de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans l’évaluation de l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur l’avenir du travail, sur la base d’un rapport de Marietta Karamanli (France, SOC), l’Assemblée élargie affirme que l’IA transforme « nos interactions, notre façon d'apprendre, de chercher, d'organiser la production et de travailler ». Elle note toutefois que « les professions les plus exposées au risque d'automatisation représentent une moyenne de 27 % des emplois » dans les pays de l’OCDE.

Dans le même temps, les parlementaires soulignent que « la technologie ne détermine pas à elle seule si l'IA entraînera des suppressions ou des créations d'emplois ». Pour obtenir un résultat favorable, il faut « des décisions responsables de la part des entreprises, un dialogue social avec les salariés, ainsi que des politiques de reconversion, de perfectionnement et de réaffectation de la main-d'œuvre ».

La résolution met également en garde contre « une gestion algorithmique excessive, une surveillance intrusive des salariés, et un processus décisionnel opaque », soulignant que les systèmes d’IA devraient être « conçus pour compléter les capacités humaines plutôt que les réduire ».

En ce qui concerne le journalisme, le texte préconise une « vérification humaine effective » et la désignation d’une « personne physique ou morale clairement identifiée assumant la responsabilité éditoriale » pour les contenus générés par l’IA ou ayant fait l’objet de modifications substantielles.

L’Assemblée élargie appelle à une transition numérique et vers l’IA qui soit « centrée sur l’humain, fondée sur les droits, socialement inclusive et durable sur le plan environnemental ».

L’Assemblée élargie invite également l’OCDE à « poursuivre et approfondir ses travaux sur la mesure et l’évaluation des impacts économiques, sociaux, territoriaux et environnementaux de l’IA », notamment en renforçant sa coopération avec le Conseil de l’Europe dans ce domaine.

* Conformément au règlement de l'Assemblée, un débat élargi permet aux délégations des parlements nationaux des États membres de l'OCDE qui ne sont pas membres du Conseil de l'Europe d'y prendre part.