15/10/2026 Conférence européenne des Président·e·s de Parlement
« La meilleure utilisation de l’IA ne consiste souvent pas à écarter l’être humain du processus, mais à le décharger des tâches superflues », a déclaré Lauri Hussar, Président du Parlement estonien (Riigikogu), lors de son intervention à la Conférence européenne des Présidents de parlement à Rome. Il a souligné que les travailleurs devaient pouvoir s’adapter aux évolutions technologiques et que « nous devrions investir dans les personnes avant d’avoir à les indemniser pour la perte de leur emploi ».
« L’avenir du travail sera sans aucun doute façonné par l’intelligence artificielle. Mais l’avenir des personnes doit continuer à être façonné par les droits humains, la démocratie et l’État de droit », a-t-il souligné, appelant à ce que chacun puisse comprendre et contester les décisions prises à l’aide de l’IA qui le concernent.
Mei Li Vos, Présidente du Sénat néerlandais, a indiqué que l’IA pouvait faciliter le travail, tout en laissant davantage de temps aux interactions humaines. « Nous choisissons d’utiliser l’IA pour qu’elle travaille à notre place, afin d’avoir plus de temps pour les interactions humaines », a-t-elle déclaré, s’appuyant sur son expérience d’enseignante en école primaire.
« Mon message est que les responsables politiques ne devraient pas chercher à freiner l’IA », a-t-elle souligné. Ils devraient plutôt déterminer « à quoi ressemble un marché du travail équitable lorsque l’IA rend certains emplois superflus ».
« Nous pouvons mettre l'IA à notre service et changer la donne pour les emplois peu qualifiés », a-t-elle conclu.